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CoronavirusSociété19 août 20269 min0 vues
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Injections anti-covid et mortalité infantile record : y’a-t-il un lien ?

Rodolphe Bacquet 19 août 2026

Chers amis,

L’actualité a parfois de ces synchronicités…

Ainsi, au début de ce mois d’août, deux dossiers explosifs sont sortis en même temps dans les médias, l’un en France, l’autre aux États-Unis.

Ces deux dossiers comprennent des révélations sur des faits qui remontent à plusieurs mois, voire plusieurs années, mais le fait qu’ils émergent en même temps a suffi à établir un lien aux yeux de certains.

C’est un réflexe naturel.

Le premier dossier concerne l’existence d’un rapport accablant sur la mortalité infantile en France, « enterré », d’après Le Canard enchaîné qui révélait son existence, par la ministre de la santé Stéphanie Rist.

Le second dossier revient sur les lièvres levés, aux États-Unis, au cours de l’examen des SMS d’Anthony Fauci, qui pilotait la politique sanitaire du pays au cours du Covid.

Les deux dossiers comprennent, quel que soit le bout par lequel on les prend, des informations aussi scandaleuses qu’inquiétantes.

Mais sont-ils vraiment liés ?

Premier dossier : la France connaît une évolution préoccupante de sa mortalité infantile. Et « préoccupante » … c’est un euphémisme.

Selon un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS), 2 709 enfants sont morts avant leur premier anniversaire en 2024, soit un taux de 4,1 décès pour 1 000 naissances, contre 3,5 ‰ en 2011[1].

Dans certains départements d’Île-de-France, comme la Seine-Saint-Denis, cette sinistre statistique s’élève à 6 enfants pour 1000.

Problème dans le problème : ce rapport de l’IGAS a été remis à la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, en janvier 2026… et ses conclusions n’ont jamais été communiquées ! … jusqu’à ce que Le Canard ne mette la main (ou la palme) sur une copie.

Et on comprend que, pour un pouvoir qui entend lancer à grands coups d’effets d’annonce son « réarmement démographique », le fait que la France se classe désormais au 23ème rang sur 27 dans l’Union européenne, alors qu’elle figurait autrefois parmi les pays les mieux placés – elle était 3ème il y a quinze ans – fasse tache.

Passer de la 3ème à la 23ème place en moins de quinze ans, ce n’est plus un décrochage, c’est une faillite. La moyenne européenne est à 3,3. En Italie ou au Portugal, la mortalité infantile n’est « que » de 2,5 enfants pour mille.

Comment, en si peu de temps, une telle faillite sanitaire a-t-elle pu se produire ?

Pendant ce temps-là, aux États-Unis, le dossier Anthony Fauci – le « patron » de la politique sanitaire durant la pandémie, sous l’ère Biden – prend une nouvelle dimension avec l’examen par le Congrès américain du téléphone gouvernemental qu’il utilisait pendant la crise du Covid.

Plus de 34 000 SMS et 522 messagesvocaux ont été récupérés, dont seule une partie a pour l’instant été rendue publique. Parmi les échanges révélés figurent des discussions particulièrement importantes concernant la vaccination des femmes enceintes[2].

Le 25 janvier 2021, Fauci écrivait à Rochelle Walensky, directrice du CDC, et à Vivek Murthy, alors Surgeon General, qu’après la deuxième dose, une réaction inflammatoire importante, accompagnée notamment de fièvre, pourrait provoquer des fausses couches, notamment au premier trimestre.

Walensky lui répondait que cette question du premier trimestre était effectivement importante, notamment après la deuxième dose.

Or, 9 jours plus tard, Fauci déclarait publiquement qu’il n’existait « aucun signal d’alarme » concernant les femmes enceintes.

Cette différence de ton est d’autant plus problématique que les femmes enceintes avaient été exclues des essais cliniques initiaux des vaccins.

Des interrogations avaient par ailleurs déjà été soulevées au sein de la communauté scientifique. Un courriel de Drew Weissman, co-inventeur de la technologie ARNm, transmis à Fauci, faisait notamment état de préoccupations concernant la possibilité que les nanoparticules lipidiques atteignent le placenta et le fœtus.

Ces révélations concomitantes de part et d’autre de l’Atlantique en ont amené certains à établir un lien de cause à effet.

C’est ici qu’il faut pourtant se méfier des raccourcis.

Le fait que les deux affaires sortent simultanément ne signifie pas qu’elles soient liées.

Les deux dossiers ne portent d’ailleurs ni sur les mêmes pays, ni sur les mêmes périodes, ni sur les mêmes phénomènes.

D’un côté, nous avons une évolution inquiétante de la mortalité des enfants de moins d’un an en France et, surtout, les conditions dans lesquelles un rapport administratif consacré à cette question a été mis sous le boisseau.

L’essentiel de cette dégradation concerne d’ailleurs la mortalité néonatale, c’est-à-dire les décès survenant durant les 27 premiers jours de vie. L’IGAS pointe plusieurs facteurs : l’augmentation de l’âge des mères, la prématurité, les grossesses multiples, ainsi que la dégradation de certains indicateurs de santé maternelle.

De l’autre, nous avons des échanges internes à l’administration sanitaire américaine qui montrent que le risque de fausse couche provoqué possiblement par la vaccination des femmes enceintes était bel et bien identifié au moment où des responsables affirmaient publiquement qu’il n’y avait « aucun signal d’alarme ».

Bref, côté France, on parle de mortalité infantile (après naissance) ; côté naissance, de fausse couche (avant naissance). Cela ne rend pas les deux affaires moins scandaleuses.

Le scandale français, d’abord, ne réside pas, ou pas seulement, dans une hypothétique responsabilité des vaccins anti-Covid. Si ces injections alors expérimentales ont une part de responsabilité, elles n’expliquent pas pourquoi seule la France, en Europe, a vu ainsi sa mortalité infantile s’aggraver, quand d’autres pays, comme l’Italie, qui y ont vacciné à qui mieux-mieux, conservent, eux, des données stables.

Le scandale français est, hélas, plus simple et plus médiocre : la France voit sa mortalité infantile se dégrader fortement, tandis qu’un rapport officiel consacré à cette évolution est remis à la ministre de la Santé… qui préfère le ranger dans un tiroir, et l’oublier.

Que l’on partage ou non les conclusions de l’IGAS, que l’on considère ou non que toutes les causes de cette dégradation soient parfaitement identifiées, une démocratie sanitaire ne devrait-elle pas commencer par regarder ses propres chiffres en face ?

Ce passage de notre pays de la 3ème à la 23ème place européenne, pose une question à laquelle le pouvoir doit répondre sans langue de bois : pourquoi cette dégradation ?

La réponse mérite mieux qu’un rapport confidentiel et une révélation dans la presse. On peut, à bon droit, y voir au moins en partie le résultat de la politique de fermeture des petites maternités depuis plusieurs années et l’extension des « déserts médicaux ».

Le scandale américain est d’une autre nature.

Il tient à la question de la transparence et de la cohérence du discours public.

Les échanges révélés montrent qu’en janvier 2021, Anthony Fauci et Rochelle Walensky discutaient bel et bien de la possibilité qu’une réaction inflammatoire après vaccination était possible dès le premier trimestre de grossesse. Quelques jours plus tard, Fauci déclarait pourtant publiquement qu’il n’existait « aucun signal d’alarme ».

Avoir identifié une interrogation de sécurité n’est pas la même chose qu’avoir démontré un risque. Mais lorsqu’une interrogation existe au sein même des autorités sanitaires, particulièrement pour une population qui avait été exclue des essais cliniques initiaux, le minimum que l’on puisse attendre est que cette incertitude soit reconnue publiquement et que les données permettant de la lever soient recherchées avec la plus grande rigueur.

Autrement dit, l’affaire Fauci rappelle ici à quel point un principe fondamental de la médecine moderne a été foulé durant le Covid : le principe de précaution.

C’est précisément là que se trouve, à mes yeux, le véritable problème.

En 2021, il était encore trop tôt pour connaitre la véritable nature du risque d’injections à ARNm chez les femmes enceintes. La seule chose certaine… c’était que l’on était certain de rien !! Et que la prudence la plus élémentaire commandait, alors, de s’abstenir, et d’épargner à un essai clinique à ciel ouvert à la population entière.

Et c’est là, malgré tout, que les deux scandales se rejoignent : la question des fausses couches post-injection Covid reste, en France, un tabou.

Tous les médecins, toutes les infirmières, toutes les sages-femmes travaillant en gynécologie et en maternité savent que les occurrences de fausses couches ont connu un bond sans précédent suite à la campagne de vaccination, mais cette fois aucun rapport ne sera enterré… puisqu’aucun rapport n’a, et ne sera probablement jamais, commandé.

C’est une réalité supplémentaire que le pouvoir français, incapable de regarder en face les conséquences de sa politique sanitaire, occulte, à la fois par intérêt et par honte.

Vous pouvez me donner votre opinion sur ce sujet en commentaire.

Portez-vous bien,

Rodolphe


[1] Le Canard enchaîné , 5 août 2026

[2] https://nypost.com/2026/08/16/us-news/fauci-was-told-about-questions-over-covid-19-vaccine-studies-and-miscarriages-new-texts-show/, Ryan King, « De nouveaux SMS révèlent que Fauci a été informé en privé de questions concernant les vaccins contre la Covid-19 et les fausses couches », dans New-York Post, le 16 août 2026

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