Chers amis,
Lundi dernier, mon ami Sébastien me laissait un message vocal sur WhatsApp.
Il était en voiture, sur l’autoroute, et écoutait à la radio une chronique sur France Culture, La Science au labo, intitulée « Fatigue chronique : des marqueurs visibles au niveau cellulaire »[1].
C’était un reportage à l’hôpital Henri-Mondor. Les journalistes y parlaient des adjuvants aluminiques, et ils ont, à cette occasion, lâché une petite « bombe ».
Ils mentionnaient, comme un fait désormais bien établi, le lien entre l’aluminium dans les vaccins et le SFC (syndrome de fatigue chronique) !
Et Sébastien, sur l’autoroute : « Mais ça fait plus de dix ans que Toxic Story est paru ! Ils ont l’air de découvrir le sujet. Tout ce qu’ils ont dit, Gherardi l’a dit y’a dix ans ! »
Dix ans de retard
Toxic Story est en effet le titre du livre du Pr Gherardi sorti en 2016.
Nous lui consacrions la une d’Alternatif Bien-Être quelques mois plus tard :

Dix ans plus tard, en 2026, le lien entre exposition aux adjuvants aluminiques et altérations au niveau cellulaire est donc désormais parfaitement démontré.
« La persistance de cet aluminium dans l’organisme générerait une inflammation à long terme » ; les journalistes de France Cu le disent sans trembler : « c’est un fait prouvé » et qui « participerait » à l’émergence de la fatigue chronique [1].
Vous avez bien lu.
« Fait prouvé » pour la persistance et l’inflammation.
« Participerait », au conditionnel, pour le passage vers la fatigue.
Ce n’est pas la même affirmation.
L’expérience est pilote. Les patients viennent de l’hôpital Henri-Mondor.
Le mécanisme évoqué c’est l’inflammation persistante (jusqu’à 29 ans après l’injection du vaccin !!), puis la déficience des capacités autophagiques, i.e. le nettoyage cellulaire.
Le plus hallucinant, dans ce reportage, c’est que les journalistes précisent « pas de défiance à l’égard des vaccins ».
En gros : l’aluminium des vaccins peut rester trois décennies dans votre organisme, conduire à un syndrome de fatigue chronique ou encore un burn-out, mais circulez, y’a rien à voir…
C’est ce que j’appelle, moi, une dissonance cognitive de la part des journalistes !
Comme si les journalistes couvrant la bombe d’Hiroshima en 1945 s’étaient voulu rassurants en écrivant : « la première bombe atomique vient d’être lancée, mais rassurez-vous, elle n’est mortelle que si vous êtes à moins de trois kilomètres du point d’impact » !
La persistance des adjuvants aluminiques des vaccins dans les muscles est connue depuis plus d’un quart de siècle
En 1998, Romain Gherardi et ses collègues décrivaient, dans The Lancet, une lésion musculaire inédite : une infiltration focale de macrophages au site d’injection intramusculaire [2].
On la baptise myofasciite à macrophages : MMF, ou MFM selon les textes français.
En 2001 la même équipe, établissait, dans Brain, la persistance locale longue des inclusions d’hydroxyde d’aluminium vaccinal dans les macrophages, et la reproduisent expérimentalement chez le rat [3].
Ce point-là, même les institutions le reconnaissent : l’aluminium des adjuvants peut rester dans le muscle, au point d’injection, pendant des mois, parfois des années, chez certains sujets biopsiés. On parle de cicatrice ou de « tatouage vaccinal ». Peut-être vous-même en avez-vous un.
C’est une lésion histologique, établie et documentée. Et c’est là que le récit se dédouble.
Cachez ce lien de cause à effet que je ne saurais voir
Vous avez, d’un côté : la lésion, admise scientifiquement, et de l’autre : un syndrome clinique (myalgies diffuses, fatigue chronique, troubles cognitifs) que l’équipe de Créteil rapporte chez une partie des patients biopsiés.
Et là, contre toute logique, les agences ont tranché autrement.
Leurs conclusions sont toutes d’une remarquable cohérence.
Afssaps, mai 2004, étude cas-témoins : « aucun syndrome clinique spécifique n’est retrouvé associé à la vaccination avec des vaccins contenant un adjuvant aluminique »[4].
OMS, GACVS, 2004 : la persistance de macrophages contenant de l’aluminium au site d’une vaccination antérieure « n’est associée à aucun symptôme clinique ni maladie »[5].
Académie nationale de médecine, 2012 : « Aucune preuve de toxicité neurologique imputable à l’aluminium de l’alimentation ou des vaccins n’a pu encore être fournie à ce jour. »
Et elle s’oppose à un moratoire [6].
L’HCSP, décrète, lui, en 11 juillet 2013, que les données ne permettent pas de remettre en cause la sécurité des vaccins aluminiques au regard de leur balance bénéfices/risques [7].
Si je résume : la lésion est reconnue, et même abondamment documentée… mais le lien avec le syndrome, non démontré.
Ce serait pourtant, à tout le moins, une fâcheuse coïncidence, non ?
Toxic Story n’est pas une découverte de 2026
Je reviens au mois d’octobre 2016.
Romain Gherardi publie Toxic Story chez Actes Sud avec pour sous-titre : Deux ou trois vérités embarrassantes sur les adjuvants des vaccins [8].
Credo affiché en quatrième de couverture : « pour sauver la vaccination, il est temps de ne plus mentir. »
Et depuis ?
La même dissonance cognitive a continué.
La chercheuse Guillemette Crépeaux, entendue lundi sur France Culture, n’arrive pas du néant, elle s’inscrit dans la lignée des travaux du Pr Gherardi qui a mis le doigt sur la toxicité des adjuvants des vaccins…
… sans que cette démonstration ne remette en cause la norme de l’industrie pharmaceutique !!
La rédaction de France Culture est elle-même coupable de cette dissonance cognitive puisque, comme je le rappelle, elle se défend de toute « défiance envers les vaccins ».
Informer, d’accord (et, entre nous, c’est déjà bien) ; contrarier l’ordre établi, non !
Il est ahurissant qu’à ce niveau de preuve scientifique les labos pharmaceutiques continuent à utiliser l’aluminium comme adjuvant vaccinal et que le gouvernement français continue à imposer aux nourrissons 13 vaccins bourrés de ces adjuvants.
Portez-vous bien,
Rodolphe
Sources :
[1] Voir la source France Culture, *La Science au labo*, « Fatigue chronique : des marqueurs visibles au niveau cellulaire », 31 août 2026, 7 min, Céline Loozen / Olivier Bétard
[2] Gherardi R.K. et al., « Macrophagic myofasciitis: an emerging entity », *The Lancet*, 1998. DOI : 10.1016/S0140-6736(98)02326-5
[3] Gherardi R.K. et al., *Brain*, 2001 — inclusions = hydroxyde d’aluminium vaccinal ; persistance locale. DOI : 10.1093/brain/124.9.1821
[4] Voir la source Afssaps, comité scientifique, mai 2004 (formulation reprise Vaccination-Info-Service) ; distinction MFM histologique / « MFM-maladie »
[5] OMS, GACVS, 2004 (formulation reprise documents CTV / WER)
[6] Voir la source Académie nationale de médecine, *Bull. Acad. Natle Méd.*, 2012, 196, n°6, 1177-1181
[7] Voir la source HCSP, *Aluminium et vaccins*, 11 juillet 2013
[8] Romain K. Gherardi, « Toxic Story. Deux ou trois vérités embarrassantes sur les adjuvants des vaccins », Actes Sud, 12 octobre 2016 ; rééd. Babel, 10 avril 2019