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Urgences : à nous de jouer

Rodolphe Bacquet 20 septembre 2019

Chers amis,

J’ai accompagné le week-end dernier un membre de ma famille au service des urgences d’une grande ville.

Le personnel y était d’une grande disponibilité et d’une grande gentillesse, malgré la grève qui dure depuis 3 mois.

Par contre, me rendre compte de la surcharge de ces services, ça a été un choc pour moi !

« En 10 ans, tout s’est dégradé »

Ce qui frappe tout de suite l’esprit, c’est l’occupation des couloirs par des malades. Quand on pose des questions, on nous répond… que c’est comme ça en permanence !

Dans le jargon des urgentistes, on appelle ça avoir « du couloir ».

Les malades qui n’ont pas pu avoir de chambre se retrouvent pris en charge dans un espace de circulation sans intimité, dans le bruit, avec tout le stress qui va avec.

Une aide-soignante avec laquelle j’ai longuement discuté m’a dit que, depuis dix ans, elle avait vu la situation lentement se dégrader.

Elle m’a révélé qu’on leur avait enlevé des lits, alors que l’afflux des malades augmentait.

Elle a aussi vécu l’attitude de plus en plus agressive des patients, exaspérés d’être si mal pris en charge et si tard. Et elle a vécu le « burn-out » de plusieurs collègues.

« Cacapathie »

Les urgences payent le prix de l’augmentation de la population dans notre pays.

En parallèle la désertification médicale s’amplifie, de nombreux médecins généralistes sont en burn-out et ne peuvent tout simplement pas recevoir toutes les personnes malades.

Ces personnes se tournent alors vers les urgences.

C’est un cercle vicieux.

Mais il y a autre chose : ce que la célèbre naturopathe Anne Portier, auteur du best-seller « Soins d’urgence au quotidien », appelle la « cacapathie » :

« De par ma pratique d’infirmière et de naturopathe à l’hôpital, de par mes contacts réguliers avec des collègues ou des médecins, je sais combien le dimanche soir est un moment de « cacapathie ». Ce terme un peu cru révèle un dysfonctionnement : les services des urgences sont de plus en plus sollicités pour des troubles qui, il y a quelques années encore, trouvaient leur résolution à la maison.[1] »

Explications : auparavant, pour une diarrhée ou même une gastro, on ne se précipitait pas aux urgences pour recevoir des médicaments. Maintenant si.

C’est cela, la « cacapathie ». Anne Portier utilise ce mot pour réunir tous les petits maux « indisposants » mais pas handicapants qui aujourd’hui surchargent inutilement l’accueil des urgences. Alors qu’un médecin de proximité, ou même une bonne infirmière, seraient parfaitement capables de les prendre en charge.

Que pouvons-nous faire ?

Nous, patients, avons une responsabilité dans cette histoire.

Elle consiste à ne plus nous rendre aux urgences… sauf en cas d’urgence !!!

Il faudrait pour cela :

1 – identifier la « cacapathie »

Certaines pathologies sont désagréables, nous indisposent et nous font même souffrir, mais elles ne nécessitent pas d’aller aux urgences, au moins pour deux raisons :

  • votre vie ni même l’intégrité du membre ou de l’organe touché ne sont sérieusement en danger ;
  • il est probable qu’on va vous prescrire ou vous donner directement des médicaments chimiques pour « vous soulager » quand un traitement naturel eût tout aussi bien, et probablement mieux, fait l’affaire.

L’aide-soignante avec laquelle je parlais le week-end dernier m’a parlé du cas typique : la gastro !

Mais on pourrait également citer les angines, les mycoses, les otites, les entorses (oui ! même les entorses…), les brûlures superficielles, j’en passe et des meilleures.

Se rendre aux urgences pour « gagner du temps » (au lieu d’attendre un rendez-vous éventuel chez votre médecin) ne rend service à personne, ni au service des urgences, ni à vous, puisque vous auriez pu vous épargner le déplacement, une attente de plusieurs heures, et parfois des soins chimiques disproportionnés.

Mais encore faut-il, évidemment, savoir quoi faire à la place !

2 – Se doter d’une « vraie » trousse d’urgence au naturel

Vous avez sans doute une trousse d’urgences dans votre salle de bains, voire votre voiture, qui contient des pansements, un aspi-venin, des cachets de paracétamol ou d’ibuprofène, etc.

Mais avez-vous, dans cette trousse, des remèdes naturels contre un lumbago soudain ?

Avez-vous une solution immédiate si vous êtes pris de colique néphrétique ?

Savez-vous quoi faire en cas d’épanchement de synovie au genou ?

Les « remèdes de grand-mère » à base de plantes, d’argile, etc., ont déserté les foyers.

Je vous propose de les réinviter chez vous.

La découverte du livre d’Anne Portier, Soins d’urgence au quotidien[2], m’a permis de surmonter plusieurs situations délicates… et de m’éviter autant de visites aux urgences !

Anne Portier m’apparaît comme un puits de science. Les remèdes qu’elle propose couvrent près de 70 affections ou blessures.

On y trouve des solutions :

  • aux torticolis ;
  • aux crise d’hémorroïdes ;
  • à l’herpès ;
  • aux piqûres et morsures ;
  • à la rage de dents ;
  • à la bronchiolite ;
  • à l’empoisonnement ;
  • etc.

Ses remèdes vont du cataplasme aux principes actifs des plantes et des aliments en passant par l’acupression, la phytothérapie, l’aromathérapie…

Les otites que connaît fréquemment ma fille aînée passent par exemple beaucoup plus vite, et avec moins de douleurs, depuis que j’applique la « solution Portier ».

Je vous recommande donc son livre, certains pépins vous sembleront moins insurmontables.

3 – Si vous allez aux urgences… soutenez les urgentistes

Si vous n’avez pas d’autre choix que de vous rendre aux urgences… abandonnez, à l’avance, toute agressivité ou impatience.

Les urgentistes font un travail de fourmi et je trouve qu’ils ont du mérite. Je n’ai jamais connu d’urgentiste tire-au-flanc. Il y en a peut-être. Mais je crois que ce métier génère tant de stress, demande d’avoir les nerfs si bien accrochés, qu’il ne laisse guère de place aux médiocres ni aux paresseux.

Pour ma part, j’essaie de penser à leur douleur à eux, à me dire qu’à défaut de souffrir physiquement, leur stress permanent, l’émotion qu’ils se prennent en pleine figure chaque jour, valent bien ma douleur à moi.

Portez-vous bien,

Rodolphe Bacquet


[1] Portier (A.), Soins d’urgence au quotidien, Éditions Solar, 24 mai 2018, p. 7.

[2] Portier (A.), Soins d’urgence au quotidien, Éditions Solar, 24 mai 2018.

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24 commentaires

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  1. Desline
    merci de remmettre un peu d'ordre et de vérité dans ce gros et vrai problèmedes urgences. je pense qu'il faut insister encoreplus sur le comportement inconséquent et irrésponsable des patients. On trouve maintenant trop d'excuses pour tous ces débordements d'agressivité. Cordialement
  2. Marie-Thérèse
    Merci pour le bon-sens. Ce que vous dites me paraît évident.
  3. nicky
    Je veux bien vous croire, mais les patients sont souvent des personnes qui ne veulent pas payer le docteur et quant au personnel soignant, dans certains services, il prend le temps de boire un café et de causer. Qu'on revoit l'organisation des services et que le personnel travaille de la même manière.
  4. Elizabeth
    ....une idée m’est venu en lisant votre article ...et si ces personnes s’adressant aux Urgences cherchaient à obtenir un certificat de complaisance valable un jour ou deux....? Je ne souhaite pas en débattre ici mais certes on peut être appeler ailleurs et un conflit d’horaire pourrait mener à cette “solution”....juste une idée.... Grand Merci admiratif pour vos écrits si bien documentés.
  5. regis
    MONSIEUR, pour moi les patients qui vont aux urgences pour des petits maux iront toujours surtout si ils ne paient pas. Je connais beaucoup de gens qui comme moi n'iront pas déranger les urgences pour des petits bobos. la seule solution:: REFUSER LES PERSONNES QUI ARRIVENT POUR DES PETITS BOBOS
  6. Claire
    Beau message court (Merci !) sur ce sujet important. Tous ces petits maux auxquels nous sommes parfois confrontés pourraient ou devraient se régler très simplement à la maison. Est-ce un manque de considération finalement pour le travail des urgentistes d'encombrer leur service ? Je vous reçois 5/5. Pour la petite histoire, il m'est déjà arrivé de vouloir me rendre aux urgences pour une inflammation de l'appendice ... que j'ai réglée grâce à une application d'huiles essentielles. Je n'ai pris aucun risque. Si le mal avait persisté j'aurais rejoint les urgences. Je retiens néanmoins le livre d'Anne Portier que j'achète de ce pas. Grand merci pour votre message.
  7. Lau
    Bonjour, Je suis d'accord avec vous et j'ai beaucoup de respect et d'admiration pour les services d'urgence. Cependant, je suis aussi un peu agacée par l"hyper" culpabilisation qui teinte votre message. Vous demandez aux gens d'être raisonnable et d'éviter de surcharger les urgences pour les petits bobos. OK ! Mais quand est-il aussi de la médecine de ville ou de campagne ? Désertification dans un cas et aussi un peu de mauvaise foi. Des cabinets qui comportent plusieurs praticiens mais qui segmentent leur clientèle. Un médecin absent, les autres ne prennent pas le relais pour les clients de celui-ci. Votre médecin absent, aucun praticien ne vous donne de RDV. Pourquoi ? On ne prend pas de nouveaux clients ! Ca je l'ai entendu ! Je prends un traitement pour une maladie auto-immune. ET je me prends en charge toute seule lorsque j'ai pris froid ou que je sens des signes de gastro. Et ça fonctionne vraiment bien sauf ... Et le jour où j'ai une bronchite et que je ne peux rien faire, il y a un délais de 3 semaine pour obtenir un RDV chez mon médecin traitant et les autres cabinets ne peuvent pas me recevoir et me conseille les urgences ! Et là on se dit aussi que le système se dégrade. Oui les urgences peuvent devenir la dernière solution face à un manque de professionnalisme. De plus, les messages publicitaire et contradictoire des autorités politiques et de santé rendent les gens dépendant des médicaments sans éducation de bases pour les soins du quotidien. Ah et je parle de clientèle parce que si les cabinets semblent surchargés, c'est aussi parce que le système de remboursement le facilite et que certains médecins tiennent à leur revenu. C'est un billet d'humeur mais je pense qu'il y a un juste milieu et que j'en ai un peu assez de me confronter à des messages de culpabilisation alors que j'attends autre chose de vos messages., et que je trouve habituellement. Je vous remercie de votre attention.
  8. FRANCIS
    Bonjour et vraiment bien resume ... mais dans ce pays d assistes c est comme precher dans le desert ... mais bravo pour essayer
  9. Bertrand
    Bonjour ; Je soutiens tout à fait les urgences... et votre constat qui explique leur engorgement. Mon arrière grand-père était médecin de campagne et il était dérangé à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit, là où aujourd'hui les médecins quittent leur cabinet à 19h en renvoyant vers le SAMU ou les urgences. De plus, ils ne se déplacent que le matin, donc une personne qui a besoin d'un médecin mais n'est pas déplaçable doit s'en rendre compte avant 11h du matin au mieux, sans quoi elle sera invitée à survivre jusqu'au lendemain ou à recourir à SOS médecin ou au SAMU... alors qu'ils pourraient s'arranger entre eux pour que certains assurent les visites le matin et d'autres l'après-midi... ! Mais les urgentistes eux-mêmes se rajoutent parfois du travail : pour résumer, j'ai un jour emmené aux urgences une personne âgée qui s'était cognée à la tête en tombant et voulait juste savoir si c'était juste une bosse ou s'il y avait plus grave... on ne leur en demandait pas plus, mais non, ils ont cherché à savoir pourquoi elle avait chuté - alors qu'on le savait bien : maladie de Parkinson... ce n'est pourtant pas faute de l'avoir dit dès le départ. Je salue le principe de recherche de la cause, mais pas dans un cadre d'urgence !! Résultat, elle y a passé 8h pour RIEN, sa bosse a à peine été examinée 5 minutes, et elle en est ressortie dans un tel état d'épuisement que j'ai dû la porter de ma voiture jusque chez elle (au 2e sans ascenseur, une chance que ce soit un poids plume !), et quelques heures plus tard elle est de nouveau tombée et s'est fracturé le fémur... Je n'irai pas jusqu'à dire que c'est de leur faute, mais ça n'a pas aidé ! Et j'aurais encore un roman à raconter sur la suite... Alors il faudrait vraiment que les urgences... reviennent au seul traitement des cas d'urgence, justement, et gardent cela à l'esprit pour ne pas se rajouter du boulot !
  10. Louise
    Bonjour Très juste, tout ça..... MAIS: quand on est professeur des écoles, l'administration exige de recevoir en cas d'absence pour maladie, les documents prouvant qu'on a consulté un médecin. (sinon: pénalité financière salée)...même si on sait se soigner tout seul.. De plus les documents doivent arriver en 48 h maximum à l'inspection académique, sachant qu'on nous impose de les faire signer par le directeur d'école qui lui-même doit les renvoyer à l'inspection locale qui elle-même transmettra à l'académie. Tout ceala avec par exemple 40° C de fièvre et une gastro galopante. Alors si votre médecin est malade et non remplacé, que tous les autres médecins des environs ne veulent pas vous recevoir car surbookés, quelle solution a-t-on?(J'ai été parfois tout près de devoir opter pour les urgences) Ceci-dit, rien de tout cela ne nous empêche d'être courtois avec les urgentistes et de leur présenter nos excuses pour être venus contre notre gré parasiter leur service!
  11. Catherine
    J'approuve à 100% ! Je ne suis pourtant pas dans les métiers de santé.
  12. Martine
    Je partage entièrement votre article sur les urgences et la « cacapathie ». Il me semble que bon nombre de nos concitoyens ont perdu l’habitude de se prendre en charge, de chercher à se débrouiller par eux-mêmes et attendent, pour la santé comme pour d’autres sujets, trop de l’état providence et des services publics. Et oublient que les personnels des urgences sont des êtres humains admirables pour le plus grand nombre, et qu’ils convient donc de les respecter car il font le maximum avec des effectifs réduits.
  13. pascal27
    Bonjour Rodolphe, complètement d'accord sur l'abus que nous faisons des urgences ! Nous sommes élevés dans la peur et avons besoin d'être rassurés ! Nous avons perdu le sens de l'autonomie, le sens du savoir agir en cas d'imprévu ! La peur de ne pas faire ce qu'il faut, la peur de ne pas s'en sortir ! Cette peur est le mal du siècle et est entretenue par le système politique, les remèdes chimiques et les informations sur internet réseaux sociaux y compris. Nous n'avons plus d'échanges entre nous sur la vie, plus de transmission sur les savoirs simples et utiles au quotidien, merci à vous de nous les rappeler dans vos billets... Peur de toucher ou de consommer une plante même un légume contenant du sable ou un peu de terre... Nous sommes devenu aseptisés et donc fragile à la moindre bactérie ou autre agression de la vie qui nous entoure. Vos lettres permettent de reprendre nos vies en main, de nous rappeler qu'autour de nous tout est là pour nous soigner, tout est là pour nous retrouver responsable de nous-même, pour agir pour nos proches ou pour aider quelqu'un qui a besoin des premiers soins, ces soins simples qui rassurent et permettent de calmer la peur !! Merci à vous pour ces articles, et comme vous, je félicite les urgentistes et tous le personnel qui travaille dans ces centres, ils font un travail extraordinaire. Nous devons tous les soutenir en allant aux urgences qu'en cas d'urgence et non pour rassurer notre peur ! Bien à vous, pascal nb: la peur n'évite pas le dangers !
  14. Francoise
    Merci. Je ne sais pas quoi vous dire d'autre que merci pour toutes vos lettres. J'ai du me rendre une fois aux urgences. Les infirmières étaient super gentilles . Elle n'ont jamais perdu le sourire alors que beaucoup les appelaient:il fait froid j'ai faim etc elles ont été formidables. Nous étions partagés en trois groupes d'après ce que j'ai pu observer j'étais dans les urgences urgentes. Il n'y avait pas assez de brancard j'ai proposé de me mettre sur une chaise mais elle m'ont dit vous souffrez trop pas vous. Je suis restée toute la journée tout a été fait pour me soulager et me rassurer. Ma fille est infirmière anesthésiste elle fait un gros burnout out. Mais ne se plaint pas. Je ne serais pas capable de supporter le quart de ce qu'elles supportent. Merci à vous d'essayer de faire comprendre tout ça mais je pense que ceux qui vous lisent en sont conciente ce sont tous les autres qu'il faudrait réussir à toucher . amicalement. Francoise
  15. Françoise
    Je viens d'avoir une crise de colique néphretique et je suis allée aux urgences. C'était le soir et j'étais seule et je n'avais pas de solution naturelle. J'aimerais bien la connaître ! Je pense en effet que cela ne mettait pas ma vie en danger mais cela fait souffrir énormément...
  16. Nathalie
    Enfin on parle des remèdes d'urgence au naturel ! cela doit etre enfin pris au sérieux, car en attendant les secours, pdt les 15 mn, on peut sauver bien des vies, et calmer des angoisses. La situation des urgences est aussi due au lavage de cerveau médiatique permanent : vous avez un petit pet, ne prenez pas de risques, courez voir votre médecin et surtout ne faites rien sans conseil médical ! ben voyons ! on infantilise completement la personne ! avant les gens n'avaient pas d'auto ni de tel, donc forcément ils ne comptaient que sur eux memes, les gens n'allaient presque jamais au médecin et se portaient mille fois mieux. Ils SAVAIENT quoi faire. La destruction des familles conduit à l'ignorance et au desespoir, que l'on retrouve aux urgences. Des dispensaires locaux de remedes naturels seraient une necessité, avant tout depart aux urgences. Cela ferait le tri de la veritable urgence
  17. Hélène
    Bonjour, Je suis à 100% d'accord avec cet article plein de bon sens! Laissons le service des urgences pour les vrais urgences...et non pour la "bobologie"
  18. Michel
    Bonsoir à vous, J’ai été médecin anesthésiste réanimateur pendant 40 ans. Au début de mon activité professionnelle, les urgences qui se présentaient dans mon service étaient de vraies urgences médicales ou chirurgicales qui n’attendaient aucun délai pour être prises en charge. Aujourd’hui les médecins généralistes ferment leur cabinet le week-end, le mercredi pour s’occuper de leurs enfants et à 18 h en semaine avec comme message vocal: appelez le 15. Les urgences sont saturées avec de la bobologie ... piqûres de moustiques, maux dentaires, et j’en passe et des meilleures..., ce qui retarde la prise en charge des urgences vraies. Car celui qui râle et invective... n’a rien d’urgent. Mon chef de service quand j’étais Interne me disait : sur les lieux d’un accident ... occupe toi en priorité des patients qui sont silencieux, car ce sont les plus graves. Celui qui crie qu’il va mourir .., peut attendre. Science sans conscience n’est que ruine de l’âme. Rabelais. Patient sans devoir tue le système social. Mais aujourd’hui... seul celui qui crie ... est écouté. Dr Michel Froissard
  19. Cathy
    Merci pour cet article Je suis médecin et vous avez très bien résumé la crise sanitaire qui progresse lentement dans le silence et le mépris des politiques . Tout ceci résulte de la finançiarisation de la santé débutée en 1996 . A l'époque , nous, soignants, nous étions soulevés contre cette orientation et nous assistons depuis à cette longue et inexorable descente en enfer ...
  20. Marie-Claude
    Je viens de faite connaissance avec les Urgences Vertiges,,nausées ....prise en charge immédiatement ,avec efficacité ...sur et envoyee le lendemain au PETIT hôpital d'Agde Pu constaté ,malgré la gentillesse ,la disponibilité des soignants de Sete ,la différence avec l'hôpital d'Agde à TAILLE. HUMÀINE Notre ministre de la santé devrait protéger ces établissements et pas les fermer
  21. Habiba
    Bonsoir Rodolphe, Suite à votre article touchant, je me permets une idée « farfelue « , certainement, mais cela me passe par la tête, et je ressens l’envie de vous le dire, il faudrait un Hopital pour soigner les gens de façon naturelle.. Oui c’est fou et certainement impossible, mais qui sait.. merci pour tout déjà car j’ai appris et continue de vous lire, même si je n’en fais pas encore assez, je le sais.. Prenez bien soin de vous.. Bien cordialement Habiba RIHANI
  22. Clairette
    Je suis déjà allée aux urgence, à 7 heures du matin. J'ai été très bien accueillie, on m'a pris aussitôt en charge, la lettre de mon médecin traitant ayant orienté les examens que l'on m'a fait. Puis j'ai attendu des heures et des heures dans un couloir avec d'autres compagnons de galère. J'entendais dans la pièce à côté des rires et des conversations animées (sans doute la salle de détente du personnel), de temps en temps une blouse blanche en sortait et s'éloignait dans le couloir sans jamais nous regarder. L'un de nous aurait pu se trouver mal, avoir soif, envie de faire pipi, j'aurai tellement apprécié que l'on nous dise un simple : "tout va bien ?" "ne vous inquiétez pas, on ne vous oublie pas".
  23. Maflor
    Il serait bon de créer des postes d'enseignant de santé aux urgences. Ainsi, pendant leurs périodes d'attente, les malades pourraient apprendre à mieux s'observer, à mieux connaître les signes de leurs organe, à mieux comprendre à quoi ils répondent par leurs symptômes, etc
  24. Celine
    Vos articles sont d’une grande urgence ......c’est scandaleux de vouloir s’en ...prendre à ceux qui se dévouent......pour nous soigner.....notre système social et médical.......ne sont hélas plus ce qu’ils étaient ........pourquoi y’a t-il si peu de médecin ??? .la beauté plastique.....rapporte plus ....bien sûr !!!!

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