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Cancer30 avril 201910 min65801 vues
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Ne faites pas le sacrifice inutile de votre prostate

Rodolphe Bacquet 30 avril 2019

Chers amis,

Je vous écrivais récemment ce qui m’avait poussé à convaincre un membre de ma famille à refuser une biopsie de la prostate, pour cause de taux de PSA plus haut que d’habitude.

Son médecin va finalement lui faire passer une IRM. Je ne connais pas encore le résultat de cet examen.

S’il révélait effectivement une tumeur, je lui conseillerais de ne pas accepter sans réfléchir les actes médicaux lourds qu’on lui proposera probablement.

La « tortue des cancers » 

Il faut se rappeler François Mitterrand. Il fut diagnostiqué d’un cancer de la prostate au début de son premier mandat de président, fin 1981. On lui donna trois mois à vivre !

Vous connaissez la suite, Mitterrand est mort après son second septennat, début 1996. Soit… plus de quatorze ans après le diagnostic de son cancer, alors considéré comme dangereux[1].

L’évolution d’un cancer de la prostate est si lente (10 à 15 ans) que la plupart des hommes chez qui on détecte ce cancer meurent en fin de compte d’une autre cause.

Tant que la tumeur reste locale, elle n’est pas dangereuse.

Malheureusement, la détection d’une tumeur pousse de nombreux médecins à proposer à leur patient un traitement dans la foulée.

48 malades sur 49 traités pour rien ! 

Dans ma lettre précédente sur la biopsie, je vous racontais comment cet examen conduit très fréquemment à un surdiagnostic.

Or, qui dit surdiagnostic, dit surtraitement.

Dans le cas du cancer de la prostate, le risque du surtraitement est très bien documenté.

En 2009, une étude menée sur 76 000 hommes pendant 9 ans concluait que le dosage du PSA suivi d’une biopsie entraînait des traitements précoces sans pour autant sauver les vies des patients.

Et, tenez-vous bien, pour un patient tirant profit de son traitement… 48 sont traités inutilement[2] !!!

Les fonctions urinaires, fécales et sexuelles en danger

Les traitements actifs du cancer de la prostate semblent a priori classiques :

  • radiothérapie (interne ou externe) ;
  • chimiothérapie ;
  • hormonothérapie (qui consiste à inhiber la production de testostérone) ;
  • retrait pur et simple de toute la prostate (ou d’une partie). 

De 2009 à 2012, en France, 80 % des patients diagnostiqués ont reçu un traitement anticancéreux (parfois plus) et près des deux tiers des 50-64 ans ont subi une ablation de la prostate[3].

Cette dernière solution – la prostatectomie – est donc la plus fréquente.

Elle a des conséquences particulièrement problématiques.

C’est d’abord une opération délicate car la prostate se situe au cœur du bassin, proche des organes vitaux de l’abdomen, à quelques millimètres de la vessie et du rectum. Elle est donc difficile d’accès, ce qui ne se fait pas sans endommager les organes à l’entour.

La première conséquence constatée sont les fuites urinaires. Elles sont fréquentes, mais réversibles… au bout d’un peu plus d’un an[4].

Cependant, 7 % des patients restent incontinents[5] à vie ! J’imagine que, comme moi, vous n’aimeriez pas que ça « tombe » sur vous.

Lorsque les nerfs du sphincter anal sont lésés au cours de la protatectomie, c’est carrément l’incontinence fécale[6]…

Mais une autre conséquence fréquente est l’impuissance

Les nerfs contrôlant l’érection sont si fins, et si proches de la prostate, qu’ils sont souvent abîmés lors de l’opération, privant totalement le patient d’érection.

Dans le meilleur des cas, cette impuissance dure un an en moyenne, au cours de laquelle le pénis rétrécit d’1,25 cm[7].

Par la suite, 95 % des hommes touchés par cette impuissance temporaire considèrent que leur érection est moins bonne qu’avant l’opération[8].

Impuissance définitive

Malheureusement, cette impuissance peut être définitive lorsque les nerfs caverneux du pénis sont mutilés[9], auquel cas, aucun viagra ni autre médicament ne sera efficace.

Ce qui vous arrive alors, c’est la disparition de la vie sexuelle.

Cela a un impact évidemment très grave sur l’estime de soi et l’équilibre psychologique du patient[10].

Je précise que les « progrès » de la technologie médicale ne sauvent pas les patients de ces effets secondaires. Que la chirurgie soit classique ou assistée par robotique, le résultat est le même[11].

Durée de vie à 10 ans : pas de vraie différence

Ces terribles conséquences de la prostatectomie seraient défendables si elles prolongeaient effectivement la vie de ceux qui la subissent.

Mais c’est très, très, très rarement le cas.

Dans une étude réalisée sur 700 hommes diagnostiqués d’un cancer de la prostate (chacun ayant subi une biopsie), des chercheurs ont chiffré le « bénéfice » d’une opération comparé à l’absence d’opération. 

Un premier groupe de patients a ainsi été opéré de la prostate (ablation totale ou partielle) tandis que le second groupe a subi une simple surveillance médicale, sans traitement. 

Au bout de dix ans, 10 % des hommes opérés étaient morts de leur cancer, soit 35 exactement, contre 15 % des hommes non-opérés[12], soit 18.

Une ablation a donc permis de prolonger le vie de 17 hommes sur 700 ! Seulement !

Si on prend en compte la dramatique baisse de la qualité de vie engendrée par la prostatectomie, l’intérêt de subir une telle mutilation devient quasi nulle ! 

Ces chiffres illustrent bien l’hystérie médicale autour de ce cancer.

Le surtraitement, une folie médicale

Je ne doute pas que les médecins veulent bien faire, et qu’ils croient qu’en sacrifiant la prostate de leur patient, ils lui sauveront la vie.

Mais la « facilité » avec laquelle le cancer de la prostate est diagnostiqué conduit à un dramatique excès de zèle thérapeutique ! 

Et je n’ai pas peur de le dire : entre gagner quelques années de vie, sans même en être sûr, et vivre 10 à 15 ans impuissant et/ou incontinent, mon choix serait vite fait !

En pratique, sur 7 hommes auxquels on diagnostique un cancer de la prostate, 1 seul est réellement en danger et nécessitera un traitement chimique, radiothérapeutique ou chirurgical. 

Les six autres souffrent d’un cancer de forme dite T1 ou T2, c’est-à-dire faible ou à risque intermédiaire. Dix ans après le diagnostic, ces six hommes seront toujours en vie, sans traitement. 

Il est donc urgent d’attendre en cas de « diagnostic de cancer » !

Attendre, oui, mais pas les bras croisés 

Cela ne signifie pas rester passif. Mais au contraire de mettre en place :

  • une surveillance active : votre médecin vous proposera de lui-même un suivi régulier, par mesure du PSA et du PCA3 et d’échographie, de l’évolution d’un éventuel début de cancer ;
  • une alimentation anticancer, qui a souvent prouvé ses bienfaits. J’aimerais traiter ce sujet à part entière, mais cela consiste, très rapidement, à éviter les produits laitiers, diminuer considérablement la consommation de sucre, de viande et de charcuterie, intégrer dans son alimentation du soja, plus de végétaux riches en antioxydants (tomates, crucifères, etc.), de noix du Brésil et d’apports élevés en fibres. 

De fait, l’annonce d’un cancer de la prostate pousse beaucoup d’hommes qui ne subissent pas de prostatectomie à changer leur alimentation et leur mode de vie.

Et ils sont nombreux à prolonger ainsi leur espérance de vie.

J’ai une dernière statistique à vous communiquer, qui devrait vous donner espoir. 

Les hommes auxquels on a diagnostiqué un cancer de la prostate à faible risque vivent en moyenne dix ans de plus que ceux auxquels aucun cancer n’a été diagnostiqué[13] !

Incroyable, non ?

Hauts les cœurs, donc, si l’on vous détecte des cellules cancéreuses dans la prostate. 

Non seulement vous ne mourrez pas demain, mais surtout en prenant votre mode de vie en main, vous risquez même de gagner quelques années de vie en plus !

Si vous avez été dans ce cas-là, n’hésitez pas à partager avec moi votre expérience en commentant ci-dessous.

Et d’ici là, portez-vous bien,

Rodolphe Bacquet

Sources :

[1] Favereau (E.), « Le cancer du Président aurait été détecté dès 1981 », 10 janvier 1996, Libérationhttps://www.liberation.fr/evenement/1996/01/10/le-cancer-du-president-aurait-ete-detecte-des-1981_161264

[2] Schröder (F. H.) et al., for the ERSPC Investigators, « Screening and Prostate-Cancer Mortality in a Randomized European Study » – The New England Journal of Medicine, 26 mars 2009, 360:1320-8, DOI: 10.1056/NEJMoa0810084.

[3] Binder-Foucard (F.) et al, Estimation nationale de l’incidence et de la mortalité par cancer en France entre 1980 et 2012, « Partie 1 – Tumeurs solides. », Saint-Maurice (Fra) : Institut de veille sanitaire, 2013. 122 p.

[4] Maxwell (M. B.), « Cancer of the prostate », Semin Oncol Nurs, 1993 Nov;9(4):237-51.

[5] Walsh (P.C), Marschke (P.), Ricker (D.), Burnett (A.L.), « Patient-reported urinary continence and sexual function after anatomic radical prostatectomy». Urology, 2000 Jan;55(1):58-61

[6] Dahm (P.) et al, « A longitudinal assessment of bowel related symptoms and fecal incontinence following radical perineal prostatectomy». Journal of Urology, juin 2003,169(6):2220-4, https://doi.org/10.1097/01.ju.0000065116.20997.a3

[7] Savoie (M.), Kim (S. S.), Soloway (M. S.), « A Prospective Study Measuring Penile Length in Men Treated With Radical Prostatectomy for Prostate Cancer », Journal of Urology, avril 2003, vol. 169, publication 4, pages 1462–1464, https://doi.org/10.1097/01.ju.0000053720.93303.33

[8] Padma-Nathan (H.) et al., « Postoperative nightly administration of sildenafil citrate significantly improves the return of normal spontaneous erectile function after bilateral nerve-sparing radical prostatectomy », Journal of Urology, 2003, suppl 169;375; abstr 1,402.

[9] Mulhall (J. P.), « Defining and Reporting Erectile Function Outcomes After Radical Prostatectomy: Challenges and Misconceptions», Journal of Urology, 2009, DOI: http://dx.doi.org/10.1016/j.juro.2008.10.047

[10] Cappelleri (J. C.), Althof (S. E.), O’Leary (M. P.), Tseng (L. J.), US SEAR Study Group, International SEAR Study Group, « Analysis of single items on the Self-Esteem and Relationship questionnaire in men treated with sildenafil citrate for erectile dysfunction: results of two double-blind, placebo-controlled trials », BJU International, 2008 , 101(7):861-6. Epub 2007 Dec 5, https://doi.org/10.1111/j.1464-410X.2007.07354.x

[11] Krambeck (A. E.) et al., Radical prostatectomy for prostatic adenocarcinoma: a matched compa-rison of open retropubic and robot-assisted techniques, BJU International, février 2009, vol. 103, publication 4, p. 448–453.

[12] Wilt (T. J.), « Radical Prostatectomy versus Observation for Localized Prostate Cancer », The New England Journal of Medicine, 19 juillet 2012, 367:203-213, DOI: 10.1056/NEJMoa1113162, https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa1113162

[13] Staerman (F.), Peyromaure (M.), Irani (J.), Gaschignard (N.), Mottet (N), Soulié (M.), Salomon (L.), Place de la surveillance active dans le cancer de la prostate à faible risque de progression, Progrès en Urologie, juillet 2011, vol. 21, no 7, pages 448-4

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  1. Pierre
    Votre article est rassurant. Par contre aucune alternative n'a retenu mon attention contre l'adénome de la prostate; j'ai tout essayé, sans résultat, et j'attend donc un remède-miracle de votre part, un de ces jours.
  2. Abdelhak
    Mon père qui avait lors du premier diagnostic en 2014 de là prostate 82 ans, avait un PSA de 9, le médecin lui avait demandé de faire une biopsie qu’il eut refusé sur le champs , il changea carrément le mode nutritionnel et se consacra au mode végétarien, sans aucun médicament, il est en bonne santé jusqu’à l’écriture de ce commentaire. Fès Maroc
  3. jean
    je souffre depuis plusieurs années d'une neuropathie axonale !! des douleurs permanentes aux pieds que je soigne avec du neurontin !! existe t il d'autres moyens de le soigner ?? merci pour votre réponse !! cordialement
  4. Fernand
    Merci
  5. Jacques
    tout a fait d 'accord avec vous... le bon sens et merci
  6. Maribel
    Bonjour Mon mari a une très très grosse prostate d environ 300 gr. Depuis des années nous avons fait des traitements naturels pour la faire diminuer. Rien n y a fait et finalement plus moyen d uriner naturellement et donc en urgence une sonde. On mange tout bio depuis plus de 6 ans pratiquement plus de viande. Aujourd’hui on est obligés de l opérer pour diminuer sa prostate par laser. Il a été plusieurs fois chez l ostéopathe sans succès. Alors quoi faire ?
  7. Jean-Marie
    Bonjour, j'ai 68 ans, je ne sais dans quel état est ma prostate car j'évite la médecine officielle qui est invasive. Je me levais parfois plusieurs fois la nuit pour uriner et j'ai essayé différents remèdes successivement pour éviter des complications (graines de courge, etc...). Il y a un mois je suis tombé sur une information santé sur internet de la firme Biovancia qui proposait un remède qui me semblait intéressant, qui agissait notamment aussi sur la vessie. J'ai acheté PROSTALIM XR et dès le 2ème jour je ne me suis plus levé la nuit. C'est le premier remède de "confort prostatique" efficace que je trouve. A vous de vérifier les infos sur leur site. Je peux vous certifier que je suis très content de ce remède à base de plantes.
  8. Bernard
    Bonjour, je reçois régulièrement vos intéressantes informations et vous en remercie. Les hommes dans leur quasi majorité sont ( je dirais malheureusement) concernés par cette singularité liée à leur genre. Et je partage votre sentiment quant à l’attitude des médecins lorsqu’ils sont confrontés à ce problème. Je parle en connaissance de cause et vos analyses sont rassurantes et compensent grandement leur catastrophisme en la matière. A bientôt de continuer de vous lire..
  9. Bernard
    La prostate: vous parlez de vie sexuelle comme si elle finissait à 100 ans ou plus, vous docteur qui êtes au contact de nombreux patients, vous devez bien savoir quand la vie sexuelle d'un homme se termine, mais personne n'en parle. 60, 65 70 75 ou plus, je parle vie sexuelle érection/éjaculation sans aide (ex:viagra). En attente de réponse. Merci.
  10. Dominique
    Rodolphe, Il y a 10 ans mon taux de PSA est monté à environ 5 et un urologue a voulu m'opérer de la prostate. J'ai refusé et j'en ai consulté un autre. On a fait un contrôle de PSA tous les 6 mois et mon taux montait en flèche. J'ai subi 3 biopsies à 6 mois d'intervalle sans présence de cellules cancéreuses. Mon taux s'est stabilisé à 15 depuis 8 ans. Tous les ans je pratique un toucher rectal et une échographie. Et tout va très bien. Il y a environ 7 ans j'ai consulté un naturopathe qui m'a fait arrêter la consommation de lait (j'en buvais 1 litre par jour !). Et depuis tout va bien, même si j'ai une hypertrophie bénigne de la prostate mais ce qui est normal pour mon âge (69 ans). Je prends tous les jours un complément alimentaire Men +, ce que mon urologue trouve très bien et me recommande de continuer à prendre. Amicalement. Dominique.
  11. Mr. Élisée
    Merci bcp pour ce message très réconfortant pour un homme de bientôt 64 ans comme moi . j'avais bcp lu sur la santé de la prostate sans une telle précision !
  12. Christian
    Bonjour j ai un cancer de la prostate de type T2 le médecin me suis PSA tous les trois et un IRM par ans j ai eu une biopsie au début rien d autre Régine sans sucre ou presque et un petit changement dans la façon de me nourrir Tous va bien pour le monent
  13. GERARD
    J'ai 72 ans. Cela fait 1 an et demi que l'on a décelé un cancer de la prostate (5 cellules détectées après 2 biopsies). Mon urologue m'a mis sous surveillance après la 2ème biopsie avec un PSA tous les 3 mois et une visite tous les 6 mois. Mon taux de PSA était monté de 3,5 à 8,40 avant la 1ère biopsie. Il y a 3 mois le PSA est descendu à 4,00 et celui de la semaine dernière à 4,04. Donc stabilité basse. A côté de cela je suis suivi par une bio magnétiseuse diplômée. Elle m'a conseillé d'éviter le sucre, les laitages. Mon épouse me fait mon beurre à partir du lait de coco .Je ne peux plus m'en passer. Minimum de graisse animale. Fromages végétaux. En 3 mois j'ai perdu 4 Kg et depuis mon poids se maintien.
  14. E
    Bonjour, on voit dans les commentaires que tout est mélangé: les adénomes et les carcinomes, les hommes de 50 ans et ceux de 85 ans. En cas de carcinome, on doit opérer même une petite prostate si elle est en grade 5 avant 65 ans et un antigène (APS) même seulement de 5. L'évolution est beaucoup moins lente que vous ne le dites si on a 60 ans et un grade élevé; on a aucune chance de mourrir de vieillesse!! Quant aux séquelles, la plus ennuyante est l'impuissance car l'incontinence urinaire est facilement jugulée. Et puis, il existe des béquilles: les prostaglandines, la Vitanos 300 et bien sûr la Bivéa.
  15. jean-Louis
    Bonjour, petite coquille dans le texte: le 18 doit être remplacé par 52 si les 15% sont justes. Cordialement
  16. vladimir
    Au bout de dix ans, 10 % des hommes opérés étaient morts de leur cancer, soit 35 exactement, contre 15 % des hommes non-opérés[12], soit 18. Une ablation a donc permis de prolonger le vie de 17 hommes sur 700 ! Seulement ! le calcul est-il juste ?? sur quelle base.... merci pour + de details
  17. BÉRÉNICE
    Quel est ce régime à suivre en cas de prostate ? Allez-vous écrire un article à ce sujet ? Merci
  18. Bernard
    Bonjour A 53 ans : Qu’est ce qu’un cancer de la prostate agressif selon vous ? Que faire quand les cellules cancéreuses ont franchi la capsule ? Que faire avec un Gleason 9 ? Voilà des éléments concrets à l’opposé de généralités qui ne veulent rien dire.
  19. Denise
    Dans votre lettre, il est écrit: "Au bout de dix ans, 10 % des hommes opérés étaient morts de leur cancer, soit 35 exactement, contre 15 % des hommes non-opérés[12], soit 18". Si je compte bien, il y a eu 350 hommes opérés si 10% de ceux-ci = 35. Par le même processus, 120 hommes n'ont pas été opérés si 15% d'entre-eux sont décédés = 18. Le total donne 470. Qu'est-il arrivé aux 230 autres hommes? On ne peut donc arriver à votre conclusion: "Une ablation a donc permis de prolonger le vie de 17 hommes sur 700 !". J'aimerais avoir une explication.
  20. karim
    bonjour, j aimerai tout d abord vous remercier pour les deux articles concernant la prostate car je suis allé voir mon médecin assez arme pour ne pas me laisser faire.(j ai maintenant 60 ans 1.77 pour 95 kg) mon taux de psa oscille entre 4.1 en 2012 6.8 en 2015 5.18 en 2018 5.9 en 2018 après 9mois 6.4 en 4/2019 5.2 en 5/2019 après un toucher rectal mon médecin m a prescrit prostam gellules. ce dont je voudrai que vous developpiez comment peut on avec la nourriture ou le sport ou autre chose nous maintenir dans une zone plus ou moins de sécurité.merci encore
  21. Mahmoud
    Merci, merci et merci pour cet article qui me donne de l'espoir. Je fais une hypertrophie de la prostate. Mais j'ai peur. Jusqu'à la lecture de cet article. Merci. Que me conseillez vous? J'ai 63 ans.
  22. Jean paul
    Bonjour Je vais avoir 81 ans dans quelques mois, j’ ai été chauffeur de taxi jusqu’à l'âge de 75 ans à Genève tout en habitant en Haute Savoie. En rentrant de vacances en 2005 mon urologue m’a diagnostiqué un cancer de la prostate suite à cela touché rectal, échographie, biopsie ensuite opération prostatectomie radicale.mon urologue m’a rassuré en me disant que vu la forme que j'avais à l’ époque il y avait 98 % de chance que cela se passe sans problème, résultat 150 séances de rééducation périnéale pour juguler l’incontInence urinaire sans résultat, pose d’une bandelette depuis plus de problème . Après l’opération le médecin m’a rassuré en me disant qu’il m'avait sauve le nerf érectile me voilà rassuré pas pour longtemps car il n’y avait plus d’érection malgré la prise de Viagra , les piqûres d’edex sans résultat, essaie de la papaverine insupportable, deux ans après l’opération pose d’une prothèse pénienne. Me voilà tranquille quelques années PSA en existant mais pas pour longtemps car il est remonté à 2 , visite chez l’urologue qui me propose la radio thérapie en m’expliquant les avantages et les inconvénients il m'explique qu’il me prolonge la vie de 5 ans je me renseigne auprès de 2 autres urologues qui me disent la même chose j’ai refusé et j’ai décidé d’ignorer le problème et de ne plus contrôler le PSA et je me porte bien. Dernièrement mon médecin traitant m'a ordonné un contrôle de PSA résultat 0,26 cela est du a quoi !
  23. Betty
    Mon époux est sous Androcur depuis 2001 période où on lui a découvert son cancer de la prostate (108) vieux de 8 années rien que cela. On lui a pratique une biopsie (que je ne conseille pas) à côté de cela nous mangeons de préférence bio. il prend également bcp de compléments alimentaires mais surtout il a tous les dimanches une piqûre de gui fermenté Quercus 20 mg . La dernière fois, l'urologue lui a dit "c'est bizarre, votre prostate est devenue très petite, vous n'êtes pas dans les "normes" cela voulait dire "vous devriez être décédé depuis longtemps" Je conseille aussi aux personnes atteintes du cancer de la prostate de consulter un naturopathe sérieux. Ne pas accepter les rayons, ni l'ablation qui vous oblige à mettre des couches.
  24. robert
    Monsieur, Je ne me suis pas fait opérer de la prostate. Cela fait 16 ans que je travaille dessus. Il avait été détecté un adénome carcinome , après une biopsie. Je suis soigné par un naturopathe . Que ce soit en homéopathie ou avec les fleurs de bach ,le fameux adénome carcinome a disparu. J'ai changé la façon de m'alimenter. Plus d'alcool . en devenant végétarien j'ai supprimé tous les risques que pouvaient provoquer : viandes, poissons, œufs. Vous faîtes bien de mettre en garde vos nombreux lecteurs, faut-il encore changer sa façon de vivre.
  25. Eve
    Bonjour, Dans votre article, vous dites: "Au bout de dix ans, 10 % des hommes opérés étaient morts de leur cancer, soit 35 exactement, contre 15 % des hommes non-opérés[12], soit 18." Je me demande si vous ne vouliez pas dire plutôt: "(...) 5 % des hommes non-opérés[12], soit 18." (et non 15%!) Merci et bonne journée.
  26. Michel
    Surtout ne faites pas de prélèvement pour recherche de cellules cancéreuses Vivez tranquille
  27. JEAN LUC
    Bonjour; Votre article interpelle mais si on creuse un peu on y trouve beaucoup d'approximations...les chiffres que vous avancez sont déjà très vieux ...Le problème est que quand on vous détecte un cancer dans la prostate ( ou ailleurs) le premier réflexe est bien sur de tenter de s'en débarrasser au plus vite!...les solutions alternatives ne peuvent pas toujours toutes fonctionner...malheureusement et surtout quand le cancer est là bien déclaré!...Un PSA à plus de 12 est un gros problème, une prostate de 120 aussi; le cancer même petit (gleason 6) étant localisé dans la glande pourquoi attendre qu'il sorte!... Oui les suites ont été jusqu'à il y a peu assez dramatiques mais enfin vous ne pouvez pas ignorer que ce n'est plus du tout le cas désormais...les chirurgiens sont assistés par des robots très précis; il n'y a que 3 jours d'hospitalisation...Alors "sacrifice?"...Ben oui peut-être! Vous avez raison par contre sur le régime totalement sans sucres...c'est ce qu'il faut pour éloigner cette maladie qui s'en nourrit essentiellement ( avec l'alcool sans doute aussi!) Merci de vos remarques si vous voulez...
  28. christian
    bonjour né en 64 psa 5.62 l an dernier 1.20 tr: un peu gros, docteur non inquiet,infection urinaire: non nouveau test dans 15 jours! terrible angoisse!! cancer ou…..peut étre autre chose? désespoir….ou espoir? merci
  29. Alain
    Je suis médecin et pas d'accord avec votre approche si catégorique de non traitement dans le cancer de la prostate. Il y a 3 formes de ce cancer :un qui se stabilise et n'évolue pas,un ,le plus fréquent,qui évolue très lentement,un malheureusement qui évolue vite et est redoutable pour la suite. Ce dernier est le fait de petites cellules ayant un pouvoir de doublement en 3 ou 6 mois donc vite invasif en 3-4 ans si pas traité. CE DERNIER TYPE DE CANCER N'EST DÉTECTABLE QUE PAR LES BIOPSIES et ce qu'on appelle le score de Glyson.Si il est en dessous de 7 vous avez 95% de chances d'être guéri par les traitements;au dessus de 7 à 10 c'est un type de cancer très rapidement évolutif avec métastases rapides et donc moins de chances si il a atteint ou dépassé la capsule dans laquelle est la prostate. Un cancer ne se néglige pas,carctérisons le et décidons ensuite selon son type de faire ou pas faire
  30. Jean Pierre
    Moi a 75 ans il m'ont fait un traitement par radiothérapie et depuis je n'ai que des problèmes après 12 mois je les ai ai envoyé promenés et depuis je semble aller mieux mais peut-être devrais je faire un contrôle

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