Chers amis,
Vous connaissez le prêchi-prêcha sur « l’épidémie » d’obésité et de surpoids que connaît le monde contemporain, et qui justifie selon de (trop) nombreux gouvernements de « pousser » des médicaments analogues du GLP-1, comme l’Ozempic.
Cette affaire est tristement emblématique de l’absurdité régnant aujourd’hui sans partage dans le domaine alimentaire et sanitaire.
Oui, la généralisation de l’obésité et du surpoids est préoccupante, mais nous connaissons les causes profondes de cette « épidémie » ; plutôt que de s’attaquer à ces causes profondes (l’alimentation industrielle et trop sucrée et l’absence d’activité physique)… on promeut une solution qui : 1 – ne s’attaque qu’aux symptômes, 2 – entretient ces causes profondes, et 3 – engraisse l’industrie pharmaceutique.
C’est du « gagnant-gagnant » du point de vue économico-industriel (la firme Novo Nordisk a touché le jackpot avec l’Ozempic et le Wegovy), et du « perdant-perdant » du point de vue sanitaire.
J’ai déjà consacré deux lettres à ce sujet cauchemardesque, la première en mars 2025[1], la seconde en novembre[2] ; je terminais cette dernière sur les alertes émises par plusieurs médecins au sujet des gravissimes effets secondaires de ces médicaments déjà constatés chez certains patients.
(pour rappel, ces médicaments dérèglent volontairement des signaux corporels fondamentaux comme la satiété et la digestion)
Et c’est sans parler des effets secondaires « classiques » touchant 1 patient sur 10 : nausées, vomissements, constipation, diarrhées, douleurs abdominales, maux de tête[3]…
Si je vous en reparle aujourd’hui, c’est parce que de nouveaux rapports médicaux non seulement confirment ce que je vous écrivais dans ma première lettre – le principal prix à payer de ce traitement, c’est qu’il ne faut jamais arrêter de le prendre ; du moins si on souhaite continuer à « réguler » sa faim et à perdre du poids – mais allongent la liste des effets secondaires.
Moins de 2 ans après l’arrêt du traitement, retour à la case départ
Les synthèses d’études sont en effet limpides : l’arrêt des traitements par analogues du GLP-1 s’accompagne d’une reprise pondérale systématique, souvent rapide et importante.
Ce retour à la case départ s’effectue en « 1.7 » années en moyenne, comprenez un peu plus d’un an et demi[4].
Pire encore, tant en termes d’effets que de rapidité : les indicateurs cardio-métaboliques.
Tous les « bienfaits » des analogues du GLP-1 sur ce plan disparaissent, eux, en moins d’un an et demi (« 1.4 » années »)[5].
De quoi parle-t-on ?
De l’hémoglobine glyquée (HbA1c), de la glycémie à jeun, du cholestérol, des triglycérides, ainsi que de la pression artérielle systolique et diastolique.
Bref, de tous les indicateurs du diabète et des maladies cardiovasculaires.
Les médecins sont formels : loin d’être une solution miracle, les médicaments comme l’Ozempic aggravent le problème[6]. Ils font perdre du temps aux patients, de l’argent au contribuable (puisque c’est la sécurité sociale qui prend en charge ces traitements…) sans parler de leur effet violemment déprimant !!
Ce n’est pas tout, hélas.
La liste sidérante des « nouveaux » effets secondaires des analogues du GLP-1
Si ce n’était « que » du temps et de l’argent perdu, les dégâts seraient désolants, mais limités.
Les analogues du GLP-1 semblent non seulement ne pas améliorer dans le fond la santé des patients, mais bel et bien l’aggraver.
La liste des effets indésirables s’allonge en effet à mesure que les données s’accumulent : bouche sèche, altération de la flore buccale, parodontopathie, toux chronique, chute de cheveux, pancréatite, aggravation de certaines neuropathies chez les diabétiques, atteintes du nerf optique, sans oublier des complications spécifiques comme la prééclampsie chez la femme enceinte.
Un dernier effet secondaire est particulièrement ironique : les analogues du GLP-1 accélèrent la perte de masse maigre, en particulier musculaire[7]. Selon les études, 15 à 60 % du poids perdu est pris dans le muscle, avec une moyenne autour de 40 % !!!
Or c’est précisément le muscle qui dépense de l’énergie.
C’est lui qui maintient le métabolisme actif.
Ce mécanisme diabolique favorise la sarcopénie : trop de masse grasse, pas assez de muscle. En faisant maigrir sans préserver cette masse, on affaiblit encore davantage un organisme déjà fragile.
Or la sarcopénie conduit tout droit à la perte d’autonomie : davantage de chutes, d’accidents, d’os brisés.
Un rapport sur les effets de ces médicaments en Grande-Bretagne atteste du risque accru de fragilité et de chutes qu’il provoque, surtout chez les personnes âgées[8].
Que vous preniez ou non de l’Ozempic ou du Wegovy, la sarcopénie est une condition de santé méconnue, sous-diagnostiquée et réellement préoccupante.
Il n’est pourtant pas compliqué d’y remédier, chez soi, et sans accessoire .
Que ce soit face à la perte du poids ou à l’obésité, les solutions efficaces sont à la fois plus simples et plus saines que toutes les « pilules miracle ».
Portez-vous bien,
Rodolphe
[1] https://alternatif-bien-etre.com/alimentation/cest-bon-pour-leconomie-mais-est-ce-bon-pour-vous/ – Rodolphe Bacquet, « C’est bon pour l’économie, mais est-ce bon pour vous ? », site d’Alternatif Bien-Être, 5 mars 2025
[2] https://alternatif-bien-etre.com/alternatif-bien-etre/faites-vous-comme-1-americain-sur-8-jespere-que-non/ – Rodolphe Bacquet, « Faites-vous comme 1 Américain sur 8 ? », site d’Alternatif Bien-Être, 26 novembre 2025
[3] https://www.vidal.fr/medicaments/gammes/wegovy-107521.html – « Gamme de médicaments Wegovy », site de Vidal
[4] https://www.medpagetoday.com/primarycare/obesity/119329 – Kristen Monaco, « Health Gains Vanish Within 2 Years of Stopping Weight-Loss Drugs », in Medpage Today, 7 janvier 2026
[5] https://www.bmj.com/content/392/bmj-2025-085304 – Sam West, « Weight regain after cessation of medication for weight management : systematic review and meta-analysis », in British Medical Journal, 7 janvier 2026
[6] https://www.bmj.com/content/392/bmj.r2586 – « Weight regain after cessation of GLP-1 drugs », in British Medical Journal, 7 janvier 2026
[7] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/40858197/ – Alexand Ceasovschih, Andreea Asaftei et al, « Glucagon-like peptide-1 receptor agonists and muscle mass effects », in Pharmacological Research, octobre 2025
[8] https://www.ukactive.com/wp-content/uploads/2025/12/GLP-1-medications-and-muscle-mass-preservation.-Implications-and-recommendations.pdf – « GLP-1 medications and muscle preservation », UK Active Research Institute
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