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Alternatif Bien-Être21 mars 20237 min20219 vues
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Retraites, politique et santé : deux mises au point

Rodolphe Bacquet 21 mars 2023

Chers amis,

Ma lettre de vendredi dernier sur le recours au 49.3 pour faire passer la réforme des retraites a suscité des réactions passionnées.

Certains applaudissent, quand d’autres sont en désaccord avec le fond… et surtout avec la forme :

« C’est inadmissible d’utiliser un média « santé » pour faire de la politique. Suite à cette dérive, je me désabonne de votre lettre « politique » », m’écrit par exemple Dominique.

Je comprends tout à fait cette réaction, mais je ne suis pas d’accord avec vous, Dominique ; et même si vous ne me lisez plus… je me dois à présent d’effectuer deux mises au point.

Santé et politique

Me reprocher de parler « politique » dans un média « santé » est un étrange procès.

La santé n’est – malheureusement ou heureusement – pas une question éthérée, sans prise avec le reste du monde ni les autres composantes de l’existence.

Parler de santé sans parler d’économie, d’écologie ou même d’art, c’est faire l’erreur monumentale à mes yeux de croire que le corps humain est une machine dont le bon ou le mauvais fonctionnement dépend exclusivement de causes biologiques internes.

C’est exactement l’inverse : nous vivons, tous autant que nous sommes, dans un milieu, un pays, une société, une culture, qui ont des influences, des conséquences, directes et indirectes sur notre santé et notre bien-être.

Être en bonne santé en France en 2023 ne répond pas aux mêmes défis qu’être en bonne santé en France il y a 100 ans, ou être en bonne santé à Kuala Lumpur aujourd’hui.

Ce que nous mangeons, l’air que nous respirons, le régime politique sous lequel nous vivons, le métier que nous faisons, les êtres qui nous entourent… tout cela a une incidence directe sur notre santé et notre bien-être.

« Oui, mais la politique politicienne, c’est autre chose »

Bien au contraire : QUI aujourd’hui décide de ce qui est bon ou mauvais pour votre santé ?

Le politique.

QUI aujourd’hui vous bassine à longueur d’antenne pour aller vous faire dépister du cancer colorectal surtout si vous n’avez pas de symptôme ?

Le politique.

QUI aujourd’hui décide d’injecter à des dizaines de milliers d’adolescents un vaccin pour prétendre éradiquer le cancer du col de l’utérus ?

Le politique.

QUI, par le passé, a supprimé le métier d’herboriste, déremboursé l’homéopathie, diabolisé l’hydroxychloroquine, conditionné la libre-circulation des citoyens à un acte médical ?…

Le politique.

La santé, dans notre pays, est dictée par deux entités aux intérêts étroitement liés : l’intérêt des laboratoires pharmaceutiques, et le politique.

L’intérêt du patient et du citoyen ne vient par là-dessus au mieux que comme un bonus, au pire comme quantité négligeable.

Bref, qu’on ne vienne pas pousser des cris d’orfraie parce que j’aborde un sujet politique… alors que, sur la santé, c’est aujourd’hui le politique qui décrète tout, absolument tout !

Voilà pour la forme.

Le fond, maintenant.

Sur le sujet des retraites

Je vais vous livrer un scoop : jamais, dans aucune de mes lettres, je n’ai dit que j’étais pour ou contre la réforme des retraites.

Je vous mets au défi de trouver, sur mon site, une phrase livrant mon opinion politique sur ce sujet.

En revanche, il y a deux mois, j’ai été l’un des premiers à aborder la question de l’espérance de vie sans incapacité [1], à un moment où personne ne prenait en compte ce paramètre dans les débats.

Et, dans ma fameuse lettre de vendredi dernier, je ne me prononçais pas davantage pour ou contre cette réforme : je démontais la méthode cynique et vulgaire de communication du gouvernement, point barre.

Pour quelle raison ai-je fait cela ?

Parce que j’éprouve de la colère à voir ce triste sire d’Olivier Véran (en voilà un qui mélange santé et politique, Dominique : rappelez-vous qu’avant d’être porte-parole du gouvernement, M. Véran est neurologue !) se moquer littéralement de ses concitoyens.

Mon commentaire était moins de l’ordre du politique, en réalité, que de celui de la communication du pouvoir – une communication de mauvaise foi, et révélant en fin de compte le manque de courage des hommes et des femmes qui nous gouvernent actuellement.

Alors, suis-je pour ou contre la réforme des retraites ?

Je vous le dis : peu importe.

Par contre je remarque une chose. La situation que nous vivons me rappelle le CPE, en 2006.

Là je vais vous livrer mon opinion, car il y a prescription : le CPE, je n’étais pas contre. Et pourtant, j’étais, comme on dit aujourd’hui, « dans la cible ».

Mais je n’avais pas peur du monde du travail et la mesure portée par le premier ministre de l’époque Dominique de Villepin ne me paraissait pas imbécile. Je n’ai donc participé à aucune manifestation contre le CPE, au moment où le pays était bloqué.

Mais j’ai salué le courage politique du chef de l’État de l’époque – Jacques Chirac, que je n’appréciais pas plus que cela par ailleurs – lorsqu’il a pris la décision d’abroger la loi, passée déjà en force avec le 49.3.

Le président Chirac, avec tous ses défauts que je n’oublie pas, avait au moins eu lors de cet épisode la sagesse de comprendre qu’un rejet aussi massif de la population devait être entendu.

Je ne vois, dans la situation actuelle, aucune de ces qualités non seulement de sagesse, mais même seulement d’écoute.

Ce n’est pas tout. Dans le cas du CPE comme des retraites, la levée de boucliers ne témoignait pas simplement d’une opposition stérile à une réforme : elle est le signe d’un échec de communication de la part des personnalités au pouvoir, incapables de convaincre les parlementaires comme la population de l’utilité pour le pays de leur démarche.

Pour le dire autrement : il ne s’agit pas uniquement d’un problème d’écoute, mais en outre d’un problème de parole publique. Soit d’une incapacité à dialoguer.

Cela porte un nom : l’autocratie.

Et, que cela vous plaise ou non Dominique, avoir pour chef d’État une personnalité d’une part incapable de convaincre ses concitoyens, et d’autre part sourde, aveugle à ce que lui hurle sa population, bref inapte au dialogue…

Cela a dans un régime soi-disant démocratique des répercussions non seulement politiques, mais aussi à court, moyen et long terme, sur la santé d’une société, et donc d’une partie non négligeable des individus qui la constituent.

Vous pouvez encore contester le 49-3 et obliger le gouvernement à retirer la procédure. Par contre, si vous n’agissez pas maintenant, il sera impossible de revenir en arrière. 

Je vous propose donc de faire entendre votre voix en signant cette pétition pour empêcher la réforme des retraites de passer.

Portez-vous bien,

Rodolphe Bacquet

[1] Rodolphe Bacquet, « Réforme des retraites : qui prend CE critère en compte ? », Alternatif Bien-Être.com, 19 janvier 2023, https://alternatif-bien-etre.com/alternatif-bien-etre/reforme-des-retraites-qui-prend-ce-critere-en-compte/

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103 commentaires

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  1. Evelyne
    Je suis entièrement d’accord avec vous, sur tous les points dont vous parlez.
  2. Claude
    Bonjour Rodolphe simplement MERCI pour vos combats multiples pour rétablir le vérité , je vous suis dans vos courriers depuis quelques années et je souhaitai simplement vous signifier toute ma gratitude. Continuons ainsi avec passion et détermination pour sortir de l ombre que nous inflige la gouvernance de ce pays et plus encore.
  3. christine
    Bravo bravo Rodolphe, j’espère que tous ceux qui puissent se sentir concernés par cette excellente réponse, se mettent un peu à réfléchir, enfin s’ils en ont la capacité (sûrement des vaccinés)? Bien cordialement Christine
  4. Michèle
    Tout à fait d'accord avec votre réponse, avec votre analyse sur la situation. La vie de tous les jours est forcément constituée de faits Politiques, mais dans le sens noble du mot. Et il arrive un moment où il faut prendre son devenir en main
  5. Philippe Jean
    Mon opinion n'aurait pas beaucoup d'intérêt si ne venait pas renforcer votre lettre qu'il est, à mon sens, très utiles d'être soutenue et en particulier son auteur. Oui je partage car les commentaires sont criant de bon sens. Ne pas le voir serait le signe d'un rétrécissement d'une vue de l'esprit. Bien à vous.
  6. Jany
    Bravo Rodolphe et merci !!! Nous allons droit vers une dictature de moins en moins déguisée et notre beau pays s'enfonce dans des dérives regrettables...Où sont nos beaux matins,entendons-nous, encore,les oiseaux, nous annonçant le printemps,accablés d'inquié- tude pour l'avenir de nos enfants,voyons-nous les premières fleurs qui offrent leur coeur au soleil?Quand nous marchons dans les rues nous ne croisons que des personnes au regard las ou soucieux;les Français perdent peu à peu la joie de vivre et certains,hélas,renon- cent à l'existence dans l'indifférence et le plus grand mépris des gouvernants ,quelle que soit leur :nous avons été appe-lés , les , les ...Quel sera notre prochain sobriquet? Bien cordialement, Jany.
  7. DOMINIQUE
    Bravo pour cette mise au point nécessaire vu que certains ne voient pas plus loin que le bout de leur nez. Effectivement le Politique est partout et à ceux qui disent : je ne m'occupe pas de politique, je réponds : pas grave, le Politique s'occupe de vous et la crise Covid l'a montré - Oh combien hélas - En ce qui concerne Chirac, on m'aurait dit il y a vingt ans qu'on le regretterait un jour, j'aurais cru à une blague mais comme j'aimerais un Roi Fainéant comme le Grand Jacquot aujourd'hui (et je suis sûr que beaucoup de francais pensent comme moi)
  8. Edith
    Je suis d'accord avec votre analyse sur le rapport santé et politique. Bien sûr, les décisions politiques ont un impact sur la santé, il faudrait être aveugle. Les lois sur la sécurité sociale avec les deremboursements, la réforme des retraites qui usent physiquement et psychologiquement les travailleurs ont et auront un impact sur la santé de la population.... J'estime que nous n'avons pas un Chel d'Etat mais un financier. L'interet général ne l'interesse pas, il casse tous les services publics. L'intérêt de son peuple est loin de ses préoccupations contrairement à Jacques Chirac dont vous faisiez allusion, et comme vous j'étais critique sur sa politique mais pas totalement. Merci à vous d'offrir une réflexion pertinente.
  9. Marie José
    Bravo et merci entièrement d’accord avec vous
  10. Marie-Antoinette
    Je vous lis régulièrement et partage vos points de vue et lucidité. Bien courageux et honnête à d'exprimer vos analyses ethaillees et vous exposer. Merci, il est réconfortant de s'y reconnaître.
  11. Cathy
    Heureusement qu'il y a des personnes comme vous qui voient, alertent et font la sentinelle pour réveiller le peuple. Il y en aura toujours qui persisteront à dormir malgré le tocsin. Quand ce dernier se taira, le peuple sera déjà assiégé. Celui qui voit, et qui parle, c'est celui qui vit. Celui qui ferme les yeux est près de mourir déjà. Ainsi, merci pour vos lettres politiques, c'est la santé à préserver.
  12. Françoise
    Bonjour, C'est la première fois que je laisse un commentaire à l'un de vos articles. Je les lis d'ailleurs avec beaucoup d'intérêt et, votre modestie dût-elle en souffrir, j'en apprécie la mesure, l'intelligence et la vision du monde. J'étais sûre que votre article de vendredi dernier susciterait des réactions. Pour ma part, je suis tout à fait d'accord avec votre analyse de la situation politique et sociale actuelle; nous vivons, en effet, sous un régime autocratique qui n'a que faire de l'avis de ses citoyens et de ses élus. Et nul doute que cela ait des conséquences sur la santé de notre société et de nous même. Qui pourrait rester serein alors que l'on appauvrit les services publics (hôpital, école, justice...), que l'on piétine les règles premières d'un régime démocratique, que l'on oblige les séniors, parfois (et de plus en plus souvent) dans un état de santé dégradé à travailler 2 ans de plus? Je ne sais pas comment notre société va se sortir de cette situation mais je crains le pire avec une extrême droite en embuscade. Continuons à cultiver notre jardin, à respecter et à aider les autres, à faire qu'un brin d'humanité et de solidarité résiste à ces attaques indignes. Bonne route à vous et surtout, CONTINUEZ.
  13. ANDRÉE
    JE SUIS ENTIEREMENT D ACCORD AVEC VOTRE ARGUMENTATION TANT SUR LA FORME QUE SUR LE FOND MERCI POUR VOTRE ACTION
  14. Dominique W
    Bravo Rodolphe une fois de plus pour votre clairvoyance et votre franchise Oui, médecine et politique sont bel et bien liées, pour preuve le cauchemar vécu ces dernières années avec l'imposture du Covid. Et cela continuera tant que les énormes enjeux financiers corromprons ceux qui pensent être nos élites (y compris les médecins de plateau de télé) Merci encore pour votre légitime combat que je partage Bien cordialement
  15. Marcelle
    J'approuve votre réponse et votre courage Merci pour votre dévouement à rendre service aux travailleurs (je pense aux soignants non vaccinés qui ont été exclus de cette société et les autres ) laissés pour compte.
  16. Alain
    Vous me pouvez melanger vos parutions sur la santé et faire état du 49.3 sur le report de l'age de la retraite. C'est évident que c'est un sujet politique qui touche tous les français mais qui n'a rien à voir avec vos articles très intéressants sur la santé naturelle Je partage ce qu'à écrit Dominique. Comme vous n'acceptez pas son commentaire, merci de me désabonner aussi.
  17. Véronique
    Parfait Rodolphe, je partage tout à fait votre point de vue et vos convictions. Merci pour votre courage et toutes vos lettres qui nous permettent de resituer la divagation du gouvernement actuel.
  18. Anonyme
    Bonsoir Monsieur, Je rejoins tout à fait votre analyse et vos propos. Tout est lié à notre vie de tous les jours. Cette personne n'a semble t il pas analysé plus loin que son bout de nez, désolé de le faire remarquer.
  19. Anonyme
    Bravo pour votre réponse à Dominique. La politique est partout et ce n'est ni sale ni indécent d'en parler et de réagir. Il est grand temps d'ouvrir les yeux Merci à vous ! Tant pis si cela déplaît à certains Dominiques. MarieClaire
  20. Pierrette
    Je trouve que vos explications sont claires et je vous félicite, j'aime ce que vous publiez. Merci.
  21. Jacques
    Bien sûr qu'en tous nos actes il est une teinte de politique . Par ailleurs nos Politiciens agissent en tous domaines qu ne nous semblent pas forcément de leur ressort . Qu'ils s'en tiennent au régalien qu'ils n'assument qu'à demi ! Pour nos retraites il leur faut intervenir cependant puisqu'en 45 on leur en a confié les rênes . Leur principe est basé sur l'augmentation perpétuelle des ressources, et sur celle du nombre de cotisants . Bientôt, puisque nos femmes ne font plus assez d'enfants, il faudra que chaque travailleur supporte les frais d'un retraité . C'est parfaitement inconcevable et deux solutions se présentent : diminuer le temps de retraite (retard de son début ou euthanasie des anciens) ou diminuer le montant de celle-ci, ce que personne ne veut entendre évidemment .
  22. Marie.
    Simplement, merci Rodolphe, merci pour ta lutte, continue ton merveilleux travail d'information et de sensibilisation.
  23. Blandine
    1-politique=gestion de la vie du peuple... 2-puisque la retraite du régime général est si bonne que çà pour notre santé, j'invite fortement tous nos dirigeants à se soumettre au régime général des retraites ! En tant qu élus, ils devraient montrer l exemple ! Mais, faîtes comme je dis et pas comme je fais.Nous, on se serre la ceinture pendant que nos dirigeants nous expliquent que c'est nécessaire,mais continuent à se gaver largement
  24. Simone
    Et qui a osé dire « les soignants j’ai envie de les emmerder jusqu’au bout » On voit le résultat !
  25. Pascal
    Merci et respect Mr Rodolphe Bacquet ! « La santé n’est – malheureusement ou heureusement – pas une question éthérée, sans prise avec le reste du monde ni les autres composantes de l’existence. » Oui évidemment et même votre article sur le rire de Démocrite était éminemment politique dans un sens noble. Il s’agit de remettre du sens dans cette confusion organisée, de défendre l’intérêt commun et la démocratie bafouée depuis trop longtemps, que ce soit ici, en Europe et ailleurs. Là il serait possible de parler des intérêts financiers et de la globalisation. C’était aussi au centre au moins dans la gestion de la question du COVID sans aller plus loin et avec Mme Ursula Von Leyen, la présidente réelle de l’Europe, il faut constater que cette question comme d’autres sont loin d’être réglées. Merci Mr Rodolphe Bacquet, qui avez mouillé votre chemise pour essayer au parlement, il y a quelques temps de faire signer une pétition aux députés. C’était courageux, citoyen et politique. Tout mon respect.
  26. Marie-Claire
    Pour Macron, il y a ceux qui ont réussi et ceux qui ne sont rien, c'est d'ailleurs ce qu'il a largement confirmé pendant la période covidiste où il a fait passer les intérêts de Big pharma avant la santé de la population et l'intérêt général !
  27. Gilles
    Merci pour cette mise au point pertinente et salutaire.
  28. ghislaine
    Bonjour Rodolphe, Même si je lis avec attention toutes vos publications, je n'ai pas pour habitude de m'exprimer. Mais là il me semble important de vous apporter tout mon soutien et vous remercier pour l'éclairage que vous nous donnez. qu'il soit de santé pure ou de l'influence de la politique sur nôtre santé. Surtout ne changez rien. Amicalement.
  29. veronique
    totalement en accord avec vous , Rodolphe!!! votre lecteur ne sait peut être pas non plus que notre chef de l'état se réunit régulièrement à Chamonix avec tout le GAFAM (cette réunion s'appelle le CHAM) pour nous préparer la E-SANTÉ qui nous concerne tous : bientôt vous entrerez ( c'est déjà le cas en expérimentation dans des déserts médicaux provoqués) dans un médicomaton qui vous délivrera votre ordonnance une fois le protocole rempli par vos soins) à votre santé ! merci le politique (on ne sait pas encore si cette IA aura prêté le serment d'Hippocrate)!!!!
  30. Christian
    Bonjour, … oui, tout à fait d'accord avec vous, la surdité est parfois un problème d'oreille, mais plus souvent un problème d'écoute qui conduit (la langue nous le dit) à l'absurdité. Il est évident que tout le monde à le droit à une retraite ( avant épuisement ! ). Nous participons tous à ce monde tel qu'il est organisé, de notre plein gré ou pas, et méritons tous de pouvoir sortir de ce dilemme, travailler et survivre ou arrêter et crever. Notre société porte encore dans son organisation des relents de féodalité. La retraite c'est passer du stade de fourmi à celui d'oiseau (encore faut-il avoir un peu de force pour voler) et pouvoir faire ce que le travail nous a empêché de faire, puis partir épanoui ; ce qui nous ramène à la santé. … La santé est entre les mains des politiques et des labos. La bonne politique serait de remettre toutes ces connaissances entre les mains de ceux qui sont concernés : nous tous (et je vous remercie d'œuvrer en ce sens). Nos cousins les chimpanzés, quand l'un d'entre eux teste une nouvelle plante pour se soigner, ne le font pas dans le secret d'un labo, caché de tous, mais sous l'œil attentif de ses pairs. Cette méthode empirique et intuitive n'est pas sans risque mais tout le monde profite du résultat, bon ou mauvais… et les chimpanzés ont survécu (survivront-ils à l'homo-sapiens ?). Je ne préconise pas forcément cette façon de faire, mais c'est un exemple de politique et de services réciproques qui me plaît. La connaissance nous concerne tous. La censure et le secret sont des poisons. L'appât du gain et du pouvoir dénaturent tout, pourrissent tout (la circulation c'est la vie, la rétention est signe de maladie). Je m'arrête ici, je dois retourner gagner ma vie… Continuez Rodolphe, je continuerai à vous lire ! Amicalement, Christian.

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