Aller au contenu
MaladiesSanté et émotions31 mai 202613 min282 vues
7 commentaires

« Il en a peur comme de la peste »

Rodolphe Bacquet 31 mai 2026

Chers amis,

La peur et la peste forment un couple terrible.

Enfant, une réplique d’Harrison Ford dans Indiana Jones et la dernière croisade m’avait frappé ; tombant littéralement sur une multitude de rats, il dit, à propos de son père : « Il en a peur comme de la peste. »

Je devais avoir six ans ; j’ignorais ce qu’était la peste, mais je savais ce qu’était la peur.

J’en avais conclu que « la peste » devait être quelque chose provoquant la plus grande peur possible.

(de plus, les rats transmettent bel et bien la peste ! Mais ceci est une autre histoire)

Au Moyen-Âge, lorsque la peste sévissait quelque part, non seulement elle décimait des familles entières, mais elle plongeait la population dans l’effroi, rendait les rues désertes, les portes closes et les regards méfiants.

La maladie n’arrivait jamais seule : elle était toujours accompagnée de la peur, qui souvent même la précédait.

On pourrait croire que dans ce couple diabolique, la peste et la peur, c’est nécessairement la première qui nourrit la seconde.

En réalité, la peur a permis à la peste, comme à d’autres maladies depuis lors – inutile de vous faire un dessin – de faire encore plus de ravages.

La peur se glisse dans les conversations, modifie votre respiration et rétrécit votre horizon. Elle vous pousse à voir le danger partout, parfois même là où il n’est pas, ou plus.

La peste atteint le corps, mais la peur, installée dans l’esprit, lui ouvre grand la porte.

J’ai trouvé, cette semaine, un témoignage extraordinaire de ce phénomène, dont le mécanisme est désormais reconnu et documenté.

Le Caire et la peste

Si on associe facilement la peste à la peur, c’est à la ville du Caire qu’un voyageur anglais du XIXème siècle, Alexander William Kinglake, associe la maladie.

Parti voyager en Orient au milieu des années 1830, il visite Constantinople, Chypre, Damas, la Galilée, la Palestine, Jérusalem… Il publie le récit de son voyage en 1844, et intitule le chapitre dédié à son séjour dans la capitale égyptienne : « Le Caire et la peste ».

Vous allez comprendre pourquoi :

« Le Caire et la peste ! Durant toute la durée de mon séjour, la peste était si bien souveraine de la ville et s’étalait si effrontément en chaque rue que je ne puis arriver à séparer ces deux mots l’un de l’autre.

« Lorsque, arrivant du désert, je traversai un village situé du côté oriental de la ville, un individu en costume turc s’approcha de moi ; son air était grave, préoccupé, ses gestes animés ; sa longue barbe grise lui donnait un aspect majestueux, et le désir qu’il avait de m’accoster était chez un Musulman une circonstance étrange. De fait, c’était un Français ou un homme d’origine française ; son but était de me prévenir des ravages que faisait la contagion et de m’engager à ne point entrer dans la ville.

— Arrêtez-vous, monsieur, arrêtez-vous, je vous en prie ; il ne faut pas entrer dans la ville ; la peste y règne partout.

— Oui, je sais, mais…

— Mais, monsieur, je vous dis que c’est la peste ; c’est de la peste qu’il est question.

— Oui, je sais, mais…

— Mais, monsieur, je vous répète, la peste, la peste. Je vous conjure de ne pas entrer ; vous seriez dans une ville empestée.

— Oui, je sais, mais…

— Mais, monsieur, je dois donc vous avertir tout bonnement que, si vous entrez dans la ville, vous serez… enfin vous serez compromis[1]. »

Le Français est stupéfait de voir ce jeune Anglais persister à vouloir entrer dans une ville où la peste fait des ravages et surtout incrédule devant l’absence complète de peur du voyageur là où le commun des mortels, poussé par l’instinct de conservation, s’enfuirait.

De fait, il ne s’agit pas de n’importe quelle épidémie.

La peste du Caire de 1835 est l’un des derniers grands épisodes de peste bubonique de l’histoire méditerranéenne.

L’épidémie apparaît d’abord à Alexandrie avant de gagner le delta du Nil puis Le Caire. Les estimations varient, mais les historiens considèrent qu’environ 75 000 personnes périrent au Caire et dans ses environs, soit environ 40 % de la population de l’époque[2].

Selon le récit de Kinglake, la mortalité est omniprésente : propriétaires, commerçants, domestiques, médecins et simples passants disparaissent en quelques jours.

Plusieurs personnes qu’il fréquente meurent pendant son séjour : son propriétaire, un banquier avec lequel il traitait ses affaires, un médecin italien, un jeune garçon qui lui louait un âne, un magicien cairote qui lui avait promis d’invoquer le diable contre rémunération.

C’est une hécatombe.

Pourtant, Kinglake, lui, ne mourra pas de la peste bubonique – puisqu’il fait le récit de cet épisode macabre plusieurs années plus tard.

En revanche, il fait une observation qui a presque deux siècles d’avance.

Ce qui me frappe particulièrement dans le témoignage de Kinglake, c’est le climat psychologique qui règne dans la ville.

Il décrit une population vivant dans la peur, voire dans l’attente permanente de la maladie.

Chaque matin, on découvre de nouveaux morts ; chacun se demande s’il sera encore vivant quelques jours plus tard. Les rues se vident, tandis que les convois funéraires se succèdent.

Kinglake adopte une attitude qui paraît aujourd’hui étonnante, voire inconsciente, et qui en 2020 eût été à coup sûr vilipendée par les chiens de garde des « gestes barrière ».

Alors que beaucoup évitent tout contact physique, lui se montre sceptique à l’égard des mesures de précaution et continue à fréquenter les habitants. Il semble considérer le risque avec un mélange de fatalisme, de curiosité et de défi romantique.

Or, l’épidémie de 1835 survient à un moment charnière de l’histoire de la médecine. Les savants européens se divisent alors entre :

  • les contagionnistes, convaincus que la peste se transmet de personne à personne ;
  • les anticontagionnistes, qui l’attribuent plutôt à l’air, au climat ou aux conditions environnementales.

Kinglake, quoique non-médecin, observe :

                  « Les Européens qui ont fait un long séjour dans le Levant sont tous, ou presque tous, d’opinion que la peste se propage par le contact, et jamais différemment. Ils sont convaincus que, s’ils parviennent à éviter l’attouchement d’une substance infectée, ils sont en sûreté, et que, s’ils n’y réussissent pas, ils sont condamnés à mort. Cette idée les conduit à adopter ce système d’isolement qui porte le nom de quarantaine. Ils croient que les métaux, les cordages de chanvre et un ou deux autres objets dont je ne me souviens plus ne portent point l’infection avec eux ; ils croient aussi que les miasmes que recèle une substance suspecte peuvent être détruits, soit par la fumigation, soit par l’immersion dans un liquide. Ils se mettent donc sévèrement en garde contre les rapports avec l’extérieur ; ils se condamnent, eux, leur famille et leurs domestiques européens, à une captivité rigoureuse[3]. »

Ce passage montre qu’en 1835, bien avant la découverte de Yersinia pestis et du rôle des puces, de nombreux Européens avaient déjà abandonné l’idée purement « miasmatique » de la peste et étaient convaincus qu’elle se transmettait par contact avec des personnes ou des objets contaminés.

Leur compréhension était incomplète, mais leurs quarantaines et leurs mesures d’isolement se révélaient souvent efficaces sans qu’ils sachent précisément pourquoi.

L’expérience de Kinglake lui permet surtout de constater que « la crainte de la peste est l’avant-coureur de cette maladie »[4].

Fort de cette observation, il écrit :

« Je pris ainsi l’immuable détermination de ne permettre à l’épidémie d’influer en quoi que ce fût sur mes habitudes ou mes mouvements. Cette résolution me fut dictée par un accès de témérité, mais je crois que j’adoptai la conduite la plus conforme aux règles de la prudence, car la bonne humeur, la gaieté que je conservai ainsi déconcertèrent l’ange aux ailes jaunes et le détournèrent de me lancer un de ses traits. Je conservai, toutefois, pour les opinions de l’Europe assez de respect pour éviter de toucher sans nécessité des objets suspects. » [5]

L’attitude et le récit de Kinglake sont d’un bon sens et d’une intelligence rarissimes, à cette époque comme à la nôtre, et ce d’autant plus que l’on comprend désormais le rôle que les émotions, et en particulier la peur, et l’absence de peur, jouent pour le système immunitaire et la résistance aux infections.

Son intuition, qui pouvait paraître audacieuse au XIXème siècle, trouve aujourd’hui un écho inattendu dans les travaux de la psychologie sociale et de la psychoneuroimmunologie.

La contagion de la peur

Car la peste n’est pas la seule maladie à voyager avec la peur.

Toutes les grandes épidémies modernes ont été accompagnées d’une seconde contagion, moins visible mais parfois tout aussi envahissante : la contagion émotionnelle.

Le psychologue social Christophe Haag lui a consacré un ouvrage entier, publié quelques mois avant l’apparition du Covid-19[6].

Il y décrit la manière dont les émotions se propagent d’un individu à l’autre grâce à ce que les neuroscientifiques appellent les neurones miroirs.

Sans même nous en rendre compte, nous reproduisons les expressions, les attitudes et les états émotionnels des personnes qui nous entourent. Nous imitons inconsciemment leur inquiétude, leur nervosité ou leur sérénité.

Or il existe un problème : les émotions négatives semblent se transmettre plus facilement que les positives.

Une peur individuelle peut ainsi devenir une peur collective. Une inquiétude raisonnable peut se transformer en angoisse permanente.

Et lorsque les médias, les réseaux sociaux ou les conversations quotidiennes diffusent sans interruption des informations alarmantes et anxiogènes, cette contagion émotionnelle peut gagner des millions de personnes en quelques heures.

Je vous ai à plusieurs reprises parlé de cette « grande peur » que les autorités aussi bien que les médias ont provoqué et alimenté durant toute la crise sanitaire, puis au prétexte d’autres crises, dans la population.

Avec un objectif, sinon un résultat, cynique : une population apeurée et plus docile, plus obéissante.

Ce phénomène n’est pas seulement psychologique.

Depuis plusieurs décennies, les chercheurs étudient les liens entre le stress, le système nerveux et l’immunité.

En 2012, l’équipe du professeur Sheldon Cohen, à l’université de Pittsburgh, a montré que des personnes soumises à un stress prolongé développaient plus facilement un rhume après avoir été exposées au virus. Leur système immunitaire réagissait moins efficacement que celui des participants moins stressés[7].

Autrement dit, l’état intérieur dans lequel vous vivez n’est pas sans conséquence sur votre résistance aux infections.

Plus surprenant encore, une autre étude du même chercheur a suggéré que le soutien social et les contacts affectueux jouaient un rôle protecteur.

Les personnes bénéficiant davantage de contacts chaleureux semblaient mieux résister aux symptômes infectieux[8].

Ces travaux ne signifient évidemment pas qu’il suffirait d’être joyeux pour ne jamais tomber malade, ni que les microbes n’existent pas.

Ils rappellent simplement qu’entre l’agent pathogène et vous se trouve un terrain biologique et psychologique dont l’état compte lui aussi.

Sans parler des maladies « auto-induites et chroniques » :

« À force d’être contaminé par des peurs, angoisses inutiles, cela peut engendrer de la colère, de l’irritabilité, mais aussi de l’hypertension, de l’hyperglycémie, du stress, des maux de ventre, de l’eczéma, des troubles psychosomatiques, des troubles du sommeil, des troubles alimentaires, une dépression… », décrit Christophe Haag[9].

Même pas peur

La véritable prudence consiste à tenir ensemble deux attitudes que l’on oppose souvent à tort.

La première est de respecter des mesures de bon sens, autrement dit une bonne hygiène de vie : je sais que cette définition diffère pour tout un chacun, mais chacun sait tout de même qu’elle consiste en un repos suffisamment réparateur, une alimentation équilibrée, une activité physique douce et adaptée, l’aération des lieux de vie, etc.

La seconde est de ne pas laisser la peur prendre le contrôle de votre existence.

Cela suppose parfois de limiter votre exposition aux informations anxiogènes, de prendre du recul face aux rumeurs, de préserver des moments de calme, de maintenir des rapports humains de qualité et de cultiver la joie.

(Re)faites vôtre ce mantra un peu rogue des enfants quand on essaie de les intimider : « Même pas peur ! »

Je rappelle en outre que la peur se nourrit souvent de l’incertitude. Plus vous tournez votre attention vers des scénarii imaginaires, plus elle grandit.

À l’inverse, revenir aux faits concrets, à ce qui dépend réellement de vous aujourd’hui, la neutralise en partie.

La leçon que nous lègue Kinglake, à près de deux siècles de distance, est peut-être celle-ci : il est possible d’être prudent sans être terrifié.

Il évitait les objets qu’il jugeait suspects, mais refusait de sacrifier sa bonne humeur ni sa curiosité à l’épidémie. Il prenait ses précautions sans faire de la peur sa compagne de route.

Deux siècles plus tard, son attitude demeure d’une étonnante actualité et, je crois, un exemple à suivre.

Je suis certain que vous avez, dans votre entourage, des personnes qui se sont rendues malades directement ou indirectement pour s’être laissées gagner par l’inquiétude permanente, la contamination d’une panique collective ou l’infusion pernicieuse d’une angoisse.

Si tel est le cas – y compris si vous êtes vous-même concerné – je vous invite à partager votre expérience en commentaire.

Portez-vous bien,

Rodolphe


[1] Alexander William Kinglake, Eothen. Au pays de l’aurore, Phébus, 1997  p.188

[2] Voir la source – Vladimir Hamed-Troyansky, « Ottoman and Egyptian Quarantines and European Debates on Plague in the 1830-1840s », in Past & Present, novembre 2021

[3] A. W. Kinglake, op. cit., p.194

[4] Ibid., p.190

[5] Ibid., p. 196

[6] C. Haag, La Contagion émotionnelle, Albin Michel, 2019

[7] Cohen S, Janicki-Deverts D, Doyle WJ, Miller GE, Frank E, Rabin BS, Turner RB, « Chronic stress, glucocorticoid receptor resistance, inflammation and disease risk », in Proc Natl Acad Sci USA. avril 2012

[8]  Cohen S, Janicki-Deverts D, Turner RB, Doyle WJ., « Does hugging provide stress buffering social support ? », in Psychol Sci., février 2015

[9] Voir la source – Elena Sander, « Les émotions sont contagieuses comme des virus », in Sciences & Avenir, 25 avril 2019

Partager :

Articles similaires

  1. Hervé MARTIN
    Bonjour, Plutôt d'accord avec la substance de cet article. Nos émotions influent sur notre organisme et notamment sur nos défenses immunitaires, c'est un fait. Juste un petit commentaire de clarification sur la peste, même s'il n'est pas en lien direct avec le sujet, afin que certaines idées progressent au rythme de la science. Et que l'on se méfie des idées reçues et propagées, surtout celles qui actionnent la peur, car ça c'est en lien avec le sujet. Je préfèrerai dans votre prose : "(de plus, les rats transmettent bel et bien la peste ! Plus exactement ce ne sont que les puces du rat noir (qui n'existe plus en ville) et ce sont loin d'être les seules. Mais ceci est une autre histoire)". En effet, la peste serait plutôt une question d'hygiène corporelle et mentale et d'ectoparasites, que de rats. Si ces pauvres rongeurs n'existaient pas, nous serions presque tous morts depuis longtemps de maladies, autre que la peste, colportées par nos propres déchets, et les survivants vivraient dans une immense décharge, notamment en ville. A Paris, les rats éliminent 300 000 tonnes de déchet par an. On ne peut s'en passer. Et leur utilité ne s'arrête pas là, mais ceci est une autre histoire. Les rats est une espèce commensale (comme le pigeon), qui pullulent là où les humains pullulent, sont sales, surconsomment et gaspillent. Il ne faut pas avoir peur du rat, à certains endroit c'est une divinité. Je me permets le commentaire ci-dessous (vous connaissez une des personnes associée en partie à ces recherches (découvrez-le). Bien à vous H.M. "Il existe aujourd'hui tout un courant de recherche qui ne nie pas que la peste soit causée par la fameuse bacille Yersinia pestis, mais qui remet en question le modèle classique « rat noir → puce du rat → humain » comme explication principale de certaines grandes épidémies médiévales, notamment la Peste noire du XIVe siècle. Les arguments sont précisément ceux avancés par plusieurs historiens, archéozoologues et épidémiologistes : - les rats meurent eux-mêmes rapidement de la peste ; - les chroniques médiévales signalent rarement des mortalités massives de rats (« rat falls ») alors que c'est un signe classique des épidémies modernes ; - dans plusieurs régions fortement touchées, les preuves archéologiques indiquent que le rat noir était rare ou absent ; - la vitesse de propagation observée semble parfois trop élevée pour être expliquée uniquement par le cycle rat-puce-homme. (National Geographic) Articles majeurs à lire 1. Katharine Dean et al. (2018) Dean KR, Krauer F, Walløe L., et al. Human ectoparasites and the spread of plague in Europe during the Second Pandemic. Publié dans les Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS). Cette étude est devenue la référence du débat moderne. Les auteurs ont comparé plusieurs modèles de transmission (rats, transmission pulmonaire, parasites humains) à des données historiques de mortalité dans neuf villes européennes. Dans sept cas sur neuf, le modèle basé sur les puces et poux humains reproduisait mieux les courbes observées que le modèle centré sur les rats. (National Geographic) 2. Hufthammer & Walløe (2013) Lars Walløe et collaborateurs : "Rats cannot have been intermediate hosts for Yersinia pestis during medieval plague epidemics in Northern Europe" Publié dans le Journal of Archaeological Science. Les auteurs examinent les restes archéologiques de rats en Norvège et dans les pays nordiques. Leur conclusion est très forte : les rats noirs étaient trop peu nombreux pour expliquer les nombreuses épidémies médiévales observées dans ces régions. Ils proposent une transmission via des ectoparasites humains. (ScienceDirect) 3. Gunnar Karlsson (1996) "Plague without rats: The case of fifteenth-century Iceland" Publié dans le Journal of Medieval History. L'Islande du XVe siècle semble avoir subi des épidémies ressemblant fortement à la peste alors qu'elle ne possédait pratiquement pas de population de rats. L'article est souvent cité comme un argument classique contre le caractère indispensable du rat dans les pandémies historiques. (ScienceDirect) 4. Stephen Ell (1979) "Some Evidence for Interhuman Transmission of Medieval Plague" Publié dans Reviews of Infectious Diseases. Travail ancien mais influent. Ell a analysé plusieurs centaines de textes médiévaux et conclu que les descriptions correspondent davantage à une transmission par les parasites humains qu'à une transmission dominée par les rats. (OUP Academic) 5. Barbieri et al. (2021) "The role of louse-transmitted diseases in historical plague pandemics" Publié dans The Lancet Infectious Diseases. C'est une revue de synthèse moderne. Les auteurs passent en revue les données génétiques, archéologiques et historiques et soutiennent que les poux de corps pourraient avoir joué un rôle beaucoup plus important qu'on ne l'a longtemps pensé. (ScienceDirect) Les principaux chercheurs associés à cette remise en question Katharine R. Dean Lars Walløe Samuel K. Cohn Jr. Gunnar Karlsson Didier Raoult (sur certains aspects liés aux vecteurs humains) Christos Lynteris (histoire de la construction du « mythe du rat ») Le débat n'est pas tranché. La majorité des spécialistes acceptent aujourd'hui que la Peste noire était bien causée par Yersinia pestis (les analyses ADN des fosses communes l'ont confirmé). En revanche, la question de quel vecteur dominait réellement reste discutée : rats + puces de rats ; puces humaines ; poux de corps ; transmission pulmonaire locale ; combinaison de plusieurs mécanismes selon les lieux et les périodes. (ScienceDirect) Autrement dit, la vision scolaire « les rats ont apporté la peste et c'est tout » est aujourd'hui considérée comme beaucoup trop simpliste par une partie très importante de la littérature scientifique."
  2. Bertrand.
    Un de mes proches avait très peur de la covid 19, tellement que malgré trois vaccins il l'a attrapée plus durement que le reste de la famille. Kinglake a trouvé le juste milieu en évitant de croire à des choses qui n'existent pas, je fais référence aux émotions.
  3. Françoise
    J'ai été sidérée pendant la période covid de constater à quel point les gens avaient peur ! Et je suis tout aussi sidérée d'entendre que cet épisode a traumatisé beaucoup de monde. Avec une amie, sans braver quoi que ce soit mais pour rester NORMALES nous nous faisions la bise dans la rue quand nous nous rencontrions, comme AVANT covid. Nous n'avions pas voulu recevoir la fameuse piqûre pas plus que les personnes de ma famille dont certaines étaient déjà âgées à l'époque de 75, 88, 92 et 94 ans mais qui vivaient chez elles. Nous étions sereins, trouvant ridicules et contre productives voire stupides et parfois méchantes toutes les décisions prises par nos pseudos dirigeants et autres médecins de plateaux tv ou radio. La peur est un bon instrument pour les gouvernements Et aujourd'hui parmi la famille et les amis qui n'ont pas accepté ce cirque tout le monde est toujours bien vivant... n'en déplaise un certain "président" qui voulait em......er (impoli en plus) toutes les personnes non "piquées" : il a réussi son coup avec le corps médical hélas *
  4. Sitbon Michèle
    Décodage biologique .Dr Hamer a mis au point une méthode permettant de trouver le conflit ou la raison qui provoque un surstress qui engendre les maladies physiques,émotionnelles et tout ce qui conduit à une atteinte a à la santé.
  5. Christian
    … Ça marche aussi avec la douleur "même pas mal !", on appelle ça une "bravade" qui, même si cela ne supprime pas la douleur, permet de faire face plutôt que de s'effondrer…
  6. Godfroy Danièle
    En effet, la peur engendre des comportements violents voire suicidaires. On a pu observer ce vagues de suicides lorsqu' au siècle dernier Orson Welles a simulé à la radio un débarquement extraterrestre. Les gens se defenestraient ... Mourir pour ne pas mourir. C'est un concept intéressant qui ne vieillit pas. La peur ne prend pas une ride c'est nous qui cèdons du terrain. Lorsqu'on s'est présenté à elle, elle perd tout son crédit et s'efface de notre vie. Alors on comprend l'essence même de la vie et la mort ne se présente plus que comme un simple changement d'état, comme un voyage qu'on entreprend...
  7. jpjoub77
    bonjour A réfléchir ce précepte "c'est bien l'esprit qui gouverne le corps" et non l'inverse.Soyez y attentif et vous tirerez vis propres conclusions Très belle journée

Laisser un commentaire

Les champs obligatoires sont indiqués avec *