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Coronavirus10 décembre 202115 min73147 vues
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Sur la proportion vaccinés/non-vaccinés à l’hôpital

Rodolphe Bacquet 10 décembre 2021

Chers amis

J’aborde aujourd’hui le sujet très sensible de l’interprétation de la proportion entre vaccinés et non-vaccinés dans les hospitalisations Covid.

C’est un sujet important et, bien que compliqué, il me paraît impératif que nous nous y attardions ensemble, vous et moi.

Suite à mes dernières lettres consacrées à la situation sanitaire, vous êtes quelques-uns à m’écrire, en substance : « oui, mais on voit malgré tout que seuls les vaccins protègent des formes graves car il y a proportionnellement moins de vaccinés en soins intensifs. »

Pierre, par exemple, m’a écrit ce commentaire mercredi :

« Les statistiques des admissions en réanimation montrent clairement que les non vaccinés sont majoritaires. Et citer des chiffres inverses sans rentrer dans le détail qui montrent qu’il s’agit de chiffres bruts sans préciser les proportions est encore une fois une tromperie pour ceux qui ne possèdent pas ces analyses. »

Pierre, vous avez raison : si l’on compare les « populations » de vaccinés et de non-vaccinés de la population totale, les non-vaccinés sont proportionnellement davantage représentés en soins intensifs que les vaccinés.

Je vais revenir plus précisément sur les chiffres dans un instant, graphiques à l’appui.

Et je vais m’efforcer de vous expliquer pourquoi, si les mathématiques semblent vous donner raison… la science et l’épidémiologie nous disent que nous faisons une erreur historique avec la politique vaccinale en cours.

Mon explication tient en trois étapes. 

C’est un peu technique, mais de grâce, lisez-moi jusqu’au bout.

Étape n°1 : comment lire la progression des hospitalisations des « vaccinés » en France ?

Comme vous le savez, les chiffres des hospitalisations et du « statut vaccinal » de chaque patient sont publics, et disponibles en France sur le site de la DREES[1]. 

En revanche, ces données sont livrées brutes, et ne sont guère lisibles par les néophytes.

Thibaut Masco, que je remercie encore au passage de me laisser utiliser ses travaux, s’est justement attelé à la tâche titanesque de rendre lisibles ces chiffres[2].

Voici pour commencer les données des hospitalisations pour cause de covid-19 :

Comment lire ce graphique, et les deux suivants ?

Chaque bâton représente une semaine : les données commencent à la semaine 22, c’est-à-dire à celle du 31 mai 2021. La dernière semaine pour laquelle nous avons des données complètes est la semaine 45, soit celle du 8 novembre dernier.

Les « non-vaccinés » sont en bleu foncé. Toutes les autres couleurs indiquent des patients vaccinés, mais représentés différemment selon le nombre d’injections et la date de leur dernière injection.

Ce qui saute immédiatement aux yeux, c’est la progression nette des hospitalisations et des décès des « vaccinés » en 6 mois, au point de dépasser, il y a un mois, ceux des non-vaccinés.

Depuis un mois, donc, moins de 45 % seulement des hospitalisations pour Covid concernent des patients non-vaccinés. 

Autrement dit : plus de la moitié des hospitalisés sont vaccinés.

Cette proportion et cette progression se retrouvent pour les entrées en soins critiques, avec un léger décalage dans le temps (ce qui est normal puisque l’hospitalisation précède dans la plupart des cas l’admission en soins intensifs) : 

Mais aussi pour les décès attribués au Covid : 

On peut retourner les chiffres dans tous les sens, ils sont clairs : peu à peu les patients vaccinés deviennent majoritaires parmi les victimes de formes graves du Covid. 

Cette progression suit de très près, en réalité, la courbe de la campagne de vaccination en France. Début juin, Emmanuel Macron n’avait pas fait sa fameuse annonce du 13 juillet et la vaccination de masse n’avait pas atteint les proportions homériques d’aujourd’hui.

Il est donc tout à fait logique de retrouver de plus en plus de vaccinés parmi les hospitalisés et les morts du Covid, tout simplement parce qu’ils sont de plus en plus nombreux en France.

Première conclusion, donc : en valeur absolue, il y a plus de personnes vaccinées aujourd’hui à souffrir de formes graves du Covid, que de personnes non-vaccinées

Et, quoi qu’on en dise, ces hospitalisations et ces morts nous enseignent que le vaccin a échoué à protéger ces patients des formes graves. 

Étape n°2 : comment comprendre que les non-vaccinés, représentant 25% de la population française, représentent encore plus de 40% des formes graves ? 

En ce début décembre, plus des trois quarts de la population française est considérée comme ayant un « schéma vaccinal complet »[3].

Mais les patients vaccinés en soins intensifs ne sont pas à 75% ! Ils sont actuellement un peu moins de 60%.

C’est le fameux argument « à population égale ».

Et c’est vrai : « à population égale », il y a proportionnellement plus de patients non-vaccinés victimes de formes graves du Covid, que de patients vaccinés.

Aussi, je vous l’accorde, c’est notre deuxième conclusion : en valeur relative, la population non-vaccinée reste plus exposée à des formes graves que la population vaccinée

Mais si nous entrons dans le domaine du « relatif » et de la « proportion » comme le font celles et ceux qui brandissent immanquablement cet argument, que voyons-nous ?

Nous voyons que nous prenons le problème à l’envers : nous accusons les non-vaccinés d’être responsables de la saturation des hôpitaux parce qu’ils ne sont pas vaccinés… au lieu d’interroger le taux d’efficacité des vaccins à protéger les vaccinés des formes graves !!!

Autrement dit : si les vaccins à ARN messager avaient l’efficacité qu’ils prétendent avoir – et je parle ici uniquement de leur effet protecteur contre les formes graves, même pas de leur efficacité concernant la contamination et la propagation, car j’y reviendrai – la proportion de vaccinés à l’hôpital devrait rester basse et minoritaireet ne pas participer à la hausse en valeur absolue des hospitalisations.  

Vous me suivez ? 

Or, ce n’est pas le cas.

À la question : ces vaccins arrivent-ils à protéger des formes graves ? Je réponds donc : oui, c’est vrai.

Mais à la question : cette protection est-elle suffisante ? Je réponds : non, de toute évidence. 

Mais une fois que nous avons dit cela, nous n’avons traité qu’une partie du problème. 

Car, je vous le rappelle, la « protection des formes graves » n’est qu’une dimension par laquelle on peut juger de l’efficacité vaccinale. 

Et c’est là, à mon sens, que la logique de la lutte du « tout-vaccinal » s’effondre.

Étape n°3 : étudions le « coût » de cette efficacité relative

Un vaccin classique, bien conçu, reçoit normalement son autorisation de mise sur le marché parce qu’il remplit plusieurs critères :

  • Il empêche la personne vaccinée de contracter une maladie s’il celle-ci est exposée au virus provoquant cette maladie ;
  • Empêchant la contamination des individus, il limite donc la propagation du virus dans la population ;
  • Si malgré tout, la personne vaccinée contracte la maladie, elle en développe une forme plus légère ;
  • Le bénéfice de cette protection est supérieur au risque inhérent du produit vaccinal lui-même.

Sous le rapport des critères 1 et 2, les vaccins anti-Covid sont un échec cuisant. La cinquième vague qui sévit actuellement démontre que ces produits n’ont ni empêché Delta de circuler, ni empêché de nombreux vaccinés de développer des formes moyennes à sévères du Covid.

Pire, le pass sanitaire a probablement aggravé la situation en faisant se côtoyer étroitement :

  • d’une part des personnes vaccinées, possiblement porteuses du virus et donc contaminantes,
  • et d’autre part des personnes non-vaccinées dont on était sûr qu’elles n’étaient pas porteuses du virus puisqu’elles ont dû effectuer un test pour bénéficier du pass.

Le critère n°3 est « a priori » rempli, bien que nous ayons vu, au cours des deux étapes précédentes, que cette protection est lacunaire. 

Nous en arrivons au problème spécifique de ces vaccins… que nous n’avions jamais rencontré avec aucun autre vaccin.

Et qui est celui, en plus de l’efficacité très partielle du vaccin, de l’efficacité temporaire. 

Je vous en ai parlé dans une précédente lettre : quand vous étiez petit, votre médecin vous vaccinait une fois, effectuait une dose de rappel X temps plus tard, et vous aviez des anticorps à vie. 

La « 3ème dose » existe dans des cas très particuliers, mais elle est rare. Et plutôt 10 ans après la dernière dose…

Dans le cas des vaccins anti-Covid, elle est systématique 6 mois maximum après la précédente. Pourquoi ?

Parce que ces vaccins ne confèrent une protection jugée « optimale » (et nous avons vu que cette protection est en réalité très lacunaire) qu’à coups de doses « booster » répétées.

Cette faible efficacité tient à mon avis à deux raisons simples :

  • la précipitation de la création de ces vaccins et le manque de recul sur la technologie à ARN messager utilisée ;
  • le fait que ces vaccins aient nécessairement un train de retard sur les variants : le virus évolue plus vite que la recherche, et ses mutations sont elles-mêmes accélérées par cette pression vaccinale.

Cette immunité partielle et vite périssable des vaccins, qui nécessitent de sempiternelles doses de rappels, est du jamais vu dans l’histoire de l’épidémiologie.

Ainsi, le vaccin anti-Covid de Pfizer/BioNTech pourrait, selon un communiqué de l’industriel, être efficace contre Omicron… après trois doses (et non deux comme c’était jusqu’ici le cas)[4].

La campagne « 3ème dose » est par ailleurs à peine entamée que Jean-François Delfraissy, président du conseil scientifique, a d’ores et déjà annoncé devant la Commission des affaires sociales du Sénat qu’une injection de « 4ème dose » serait probable « à un moment donné »[5].

Le plus beau, c’est que cette faiblesse intrinsèque de la protection immunitaire apportée par ces vaccins fait évidemment les affaires de leurs concepteurs : en septembre dernier, le patron de Moderna a déclaré travailler sur un modèle de vaccins avec des mises à jour annuelles « comme un Iphone[6] » ! 

Cela m’avait fait rire, à l’époque… mais nous y arrivons : il est tout à fait vraisemblable que si l’on continue à effrayer la population avec le SARS-CoV-2, toute « mise à jour » de vaccin motivée par chaque nouveau variant sera présentée comme nécessaire… et déclarée obligatoire pour conserver le bénéfice du pass sanitaire.

Conclusion n°3 : l’immunité relative des vaccins se fait au prix d’une escalade insensée et jamais vue en termes de quantité et de régularité des injections.

Conclusion générale : on nous vend des béquilles à vie, obligatoires… et dangereuses

Résumons-nous.

Les vaccins actuellement employés n’empêchent ni d’attraper la maladie, ni le virus de circuler.

Leur seul « bénéfice » affiché : empêcher de développer des formes graves du Covid-19.

Mais cette efficacité est :

  • très partielle (d’où le fait que plus de la moitié des formes graves sont malgré tout contractées par des patients vaccinés) ;
  • conditionnée à des doses de rappel tous les 6 mois.

Notre société est donc lancée dans une course en avant visant à maintenir une immunité vaccinale fragile, et limitée dans le temps.

Tout se passe comme si, ayant une jambe cassée, on nous demandait de marcher ad vitam avec des béquilles, plutôt que d’aider notre organisme à réparer la fracture puis à se rééduquer.

Mais ce n’est pas tout.

Si vous avez bien suivi mon raisonnement plus haut, vous avez dû remarquer qu’il restait un quatrième critère de l’efficacité d’un vaccin en suspens : c’est celui de la balance bénéfice-risques

Ces « béquilles » immunitaires que l’on est en train de nous imposer, et qui seront remplacées tous les 6 mois, n’ont pas seulement pour défaut de nous empêcher d’éduquer notre système immunitaire naturel afin qu’il développe des anticorps naturels : elles augmentent considérablement notre risque de trébucher.

Autrement dit, de développer d’autres problèmes de santé.

Or ces problèmes de santé, ils sont désormais identifiés et (en partie) répertoriés. 

En France, c’est l’ANSM qui s’occupe de ce travail de pharmacovigilance, et plus de 115 000 cas ont été recensés au 25 novembre, dont un quart sont graves[7] :

Je rappelle qu’il s’agit là des cas officiellement recensés, et que (je ne m’en cache pas, c’est mon opinion) ces chiffres sont vraisemblablement en-dessous de la vérité. 

Nous savons par ailleurs que les cas de maladies cardiaques inflammatoires (myocardites et péricardites) ont bondi depuis moins d’un an, pour atteindre des niveaux inouïs. Là encore, je partagerai bientôt avec vous le remarquable travail d’enquête de Thibaut Masco.

À présent, je vous invite à multiplier toutes ces incidences d’effets secondaires par nombre de doses et par an si, comme nous en prenons la direction, une dose de rappel tous les 6 mois est imposée à l’ensemble de la population. 

C’est glaçant, n’est-ce pas ?

Au final, la politique du « tout-vaccinal » :

  • n’empêche pas les vaccinés d’attraper le virus ;
  • n’empêche pas le virus de circuler ;
  • n’empêche pas le virus de muter (au contraire) ;
  • n’empêche que partiellement les vaccinés de développer des formes graves ;
  • nous fait baisser la garde sous le rapport de l’immunité naturelle ;
  • bloque la recherche pour des traitements adaptés aux formes de covid graves ;
  • démultiplie les occurrences d’effets secondaires dans la population vaccinée.

Pour finir, je réponds à Pierre, et à celles et ceux qui me reprochent de ne pas remettre « en perspective » les chiffres de la répartition vaccinés/non-vaccinés des hospitalisations pour cause de Covid.

La perspective, elle est là.

Il s’agit de prendre acte de la protection non seulement incomplète mais dramatiquement temporaire de ces vaccins, et de questionner cette faible efficacité sous le rapport :

  • de son coût humain (les effets secondaires, les morts),
  • de son coût sanitaire (explosion des dépressions, circulation persistante du virus, accélération de ses mutations),
  • de son coût social (l’inquiétante polarisation de notre société) ;
  • de son coût économique (les milliards distribués aux labos qui développent ces vaccins – milliards qui sont, évidemment, de l’argent public, donc notre argent). 

Persister de façon obstinée dans cette vaccination de masse en pleine épidémie en vaut-il la chandelle ?

Je vous laisse me répondre.

Portez-vous bien,

Rodolphe


Sources :

[1] République française, Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques. https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/

[2] Pour obtenir les rapports de la Lettre « Santé non censurée », vous pouvez vous inscrire à cette lettre en cliquant ici

[3] Manon C (01.12.2021). Vaccination covid : 77,5% des français primo-vaccinés, 10,3% ont reçu la dose de rappel. Sortir à Paris. https://www.sortiraparis.com/actualites/coronavirus/articles/257532-vaccination-covid-77-5-des-francais-primo-vaccines-10-3-ont-recu-la-dose-de-rappel

[4] France24 (08.12.2021). Pfizer-BioNTech assure que son vaccin est « efficace » contre Omicron après trois doses. https://www.france24.com/fr/sant%C3%A9/20211208-pfizer-biontech-assure-que-son-vaccin-est-efficace-contre-omicron-apr%C3%A8s-trois-doses

[5] La rédaction avec AFP (08.12.2021). Covid-19 : ce qu’il faut retenir de la journée de mercredi. DNA.fr https://www.dna.fr/sante/2021/12/08/covid-19-rien-n-indique-qu-omicron-provoque-des-formes-plus-severes-selon-l-oms

[6] L’Indépendant. (23.09.2021). Covid-19 – Le patron de Moderna veut proposer des vaccins avec des mises à jour annuelles « comme un Iphone ». https://www.lindependant.fr/2021/09/23/covid-19-le-patron-de-moderna-veut-proposer-des-vaccins-avec-des-mises-a-jour-annuelles-comme-un-iphone-9808199.php

[7] ANSM, Agence nationale de la sécurité du médicament et des produits de santé. (03.12.2021). Point de situation sur la surveillance des vaccins contre la Covid-19 – Période du 12/11/2021 au 25/11/2021. https://ansm.sante.fr/actualites/point-de-situation-sur-la-surveillance-des-vaccins-contre-la-covid-19-periode-du-12-11-2021-au-25-11-2021

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  1. Isabelle
    On peut regretter que vous n'abordiez pas les aspects le plus importants : 1) La définition d'un patient "vacciné". Sauf erreur, un patient n'est officiellement considéré comme tel que 15 à 18 jours après injection (selon les pays). Autrement dit, les patients victimes de covid grave dans les 2 semaines suivant injection seraient répertoriés comme "non vaccinés". Et cela change tout ! 2) Autre problème : il faudrait préciser si les hospitalisés le sont réellement pour covid ou pour d'autres causes, incluant les effets indésirables (parfois graves) de l'injection. Sans quoi, toute cette bataille de chiffres est complètement biaisée… 3) … D'autant plus que le fait qu'on classe systématiquement comme une entrée "covid" tout patient avec PCR positif (de plus en plus nombreux, au fur et à mesure que les variants circulent et que la majeure partie de la population se trouve avoir été en contact avec eux) déforme encore davantage la réalité.
  2. Pierre
    Monsieur, ma mère a de multiples comorbidites : obésité, tension, apnée du sommeil. Étant une lectrice de votre newsletter elle refuse de se faire vacciner. Nous sommes très inquiets. Qu'en pensez vous ?
  3. Claude
    Bonjour Rodolphe, Juste un mot concernant votre invitation à LCI le 18/12. J'admire votre courage d'avoir accepté cette invitation, seul contre tous. Mais j'ai senti que c'était un véritable traquenard, ils ont manifestement bien choisi les personnes qui avait à cœur de discréditer la pétition sans bien sûr n'avoir aucun argument valable. Ils avaient même prévu de diffuser la vidéo où on voit le type faisant de la mauvaise propagande en suppliant les gens de se vacciner. Comme cette chaine est à grande écoute, je crains le pire, les gens sont beaucoup trop influençables. Gardons l'espoir. Bien cordialement Claude Chevallier (lecteur d'ABE)
  4. Freddy
    Tout d'abord félicitation pour ce que vous avez le courage d'expliquer, et qui résume entièrement toute ma pensée sur la gestion de cette Pandémie! Je suis un modeste retraité qui n'a qu'un CEP comme niveau d'études et qui était au déjà travail à 14 ans! La majorité des gens sont avides de chiffres, tout le monde sait qu'on peut faire dire ce qu'on veut à ces derniers, mais sans eux et avec un minimum de logique il faut être aveugle pour ne pas voir ce qui se passe et surtout le désastre des résultats obtenus après plus d'un an d'une gestion sensée nous protéger tous de ce Covid-19! Je ne suis pas un anti vaccin, j'ai eu tous ceux de l'enfance et en plus ceux pour l'Afrique du Nord car mes 20 ans c'était la guerre d'Algérie, et comme vous le dites très bien ceux-ci étaient bien plus performants que celui qu'on nous impose aujourd'hui, arrivé déjà à 3 doses nécessaires en 9 mois! Jusqu'où va-t-on aller dans ce délire..??? Pourquoi n'utilisent-on pas un vaccin à technique classique et éprouvée, qui existe déjà et de plus est Français (je parle du vaccin Valneva à virus désactivé)....??? A mon avis il aurait été bien plus prudent d'offrir plusieurs solutions différentes, plutôt que de tout miser (contre l'avis de nombreux scientifiques, d'ailleurs...!!!) sur un seul vaccin expérimental qui, de plus, n'a pas satisfait à tout ce qui était nécessaire pour sa validation et son utilisation à aussi grande échelle....!!!! J'ai bien peur que tout ceci, nous allons le payer très cher....!!!! En tous cas bravo pour le courage de toutes vos explications logiques, claires, et nettes! Persistez, car de plus en plus de personnes sont avec vous et commencent enfin à ouvrir les yeux sans se laisser influencer par ces fameux chiffres (principal sujet de bien trop de Médias...!!!)!
  5. Fred
    M. Baquet, vous commettez l'erreur de ne pas tenir compte des classes d'âge. Et il est très important d'en tenir compte ici. En effet, les jeunes sont à la fois peu vaccinés et peu victimes de la maladie, et ces deux faits se conjuguent pour vous faire sous-estimer l'efficacité du vaccin. Par exemple, faisons grossièrement 2 catégories : les majeurs et les mineurs. Les majeurs français sont vaccinés à plus de 90%, estimation basse (https://covidtracker.fr/vaccintracker/) et les hospitalisés ne sont pratiquement que des majeurs. Le fait qu'en soins critiques, il y ait 50% de vaccinés et 50% de non vaccinés, prouve qu'un majeur vacciné a 9 fois moins de chances d'aller en soins critiques qu'un majeur non vacciné. On peut affiner ces conclusions en regardant ce qui se passe sur des classes d'âge plus ciblées.
  6. François
    Bonjour Rodolphe, Concernant les effets secondaires, j'ai fait un tableau excel à partir des données d'eudravigilance, organisme qui compile tous les cas rapportés dans l'espace économique européen. Au 1er décembre, il y avait plus d'un million de cas pour les 4 vaccins contre le covid. J'ai voulu comparer avec les cas d'effets secondaires rapportés pour les vaccins contre la grippe. Pour la même période, il y avait un peu plus de 5000 cas pour les 3 types de vaccins contre la grippe, soit 200 fois moins que pour ceux contre le covid. Bien sûr, les vaccins anti-covid ont été administrés à énormément de personnes (à peu près 325 millions au 1er décembre 2021) contre environ 5 fois moins pour les vaccins contre la grippe (pour ces derniers mon estimation est "à la louche", je l'avoue). Il reste donc, à population vaccinée égale, 40 fois plus d'effets secondaires rapportés par eudravigilance pour les vaccins covid que pour ceux de la grippe. C'est une donnée qui me semble intéressante à creuser. Je peux vous envoyer le tableau si cela vous intéresse.
  7. Guy
    Un avis d'un spécialiste sur l'injection d'ARN messagers, qui ne sont pas des vaccins. Apparemment on ne ferait pas mieux pour créer de virus aux gènes recombinés. Très clair. https://rumble.com/vrad99-lsp-avec-le-dr-christian-vlot-variants-recombinaisons-les-risques-de-la-vac.html
  8. chlipouno
    soit vous ne maitrisez comme la majorite des francais les statistiques soit vous maitrisez et c est pire vous induisez ceux qui ne maitrisent pas en manipulant les chiffres . alors pour info dernier chiffre de rentree en rea taux (seul donnee valable car comparable) de 179 pour les non vaccines et 12 pour les vaccines . idem quand sur un autre sujet vous parlez des 2% d hospitalisation en disant que ce n est rien . vous n expliquez pas ce que recouvre les 100% d hospitalisation qui pour la tres grande majorite sont soit de la psychiatrie (car les sejours sont tres long voir permanent) soit les reeducations qui sont aussi tres longue soit encore les hospitalisations a domicile la aussi tres longues comparees aux hospitalisations en hopital qui ne representent qu un sejour en moyenne de 5 jours . l annee precedante les rea representait moins de 1% des hospitalisations donc 2% c est plus du double surtout en sachant qu en 2020 il n y en a pas eu debut d annee car debut avril pour rentree significative et idem gros calme en ete donc ces 2% annualises se sont concentres sur quelques mois ce qui correspond bien a une saturation des rea. pour etre regulierement en rea a cause de ma pathologie je peux vous dire que ca a ete critique plusieurs mois de l annee avec beaucoup d autre patients n ayant pas eu de place a cause de l occupation des covid (on verra le resultat sur la hausse de la mortalite des cancers dans les annees a venir a cause du retard pris dans les detections et les traitements)
    1. chlipouno
      et pour mettre les choses au point je ne suis pas du tout en accord avec ce gouvernement . pour moi la gestion politique de cette pandemie est un echec au niveau francais un echec au niveau europeen et un echec au niveau mondial . mais pas du tout pour toutes les raisons que vous donnez . cordialement
    2. Nemo
      Cher Monsieur, d'où sortent les chiffres que vous mentionnez et que veulent-ils dire car vous ne précisez ni la période couverte ni leur origine? de plus un point bien choisi peut faire dire ce que l'on veut contrairement aux graphiques de cet article. Je viens d'extraire et de regarder les chiffres de la DREES et vous êtes vraiment un statisticien très fort si vous arrivez à en sortir des chiffres cohérents après fin novembre. Tous les chiffres sont partiels. Merci de produire le résultat complet de votre analyse si vous voulez être crédible...
  9. Richard
    Salut Rodolphe, chez nous au Québec (Canada) c'est 10% de la population qui n'est pas vacciné, alors que ces non vaccinés représentent plus de 50% des patients au soins intensif. Pas besoin de graphique pour comprendre ça!! 8 millions X 10 % = 800,000 personnes, c'est assez pour contaminer le reste de la population avec ce virus et remplir nos hôpitaux. Ce qui occasionne du délestage pour ceux qui attendent des chirurgies depuis des mois. Voilà ! Joyeuses fêtes aux vaccinés
    1. Nemo
      Bonjour Richard, votre raisonnement ne tient pas la route car les vaccinés infectent les autres autant que les non-vaccinés. MM Veran et Castex l'ont reconnu dans leurs derniers discours... Il va falloir du temps pour reconnaître le peu d'efficacité du vaccin et ses effets pervers. Mais la médecine se juge sur le temps long. Je nous prédis de jolis procès comme pour le Mediator. Mais ce coup là ce seront les politiques, les médias et les "conseils scientifiques" qui seront sur la sellette. les laboratoires se sont bien protégés de toute poursuite (clause de non responsabilité dans leur contrat et diffusion de leurs rapports d'essai), du moins en apparence. Wait and see. et souvenez-vous que vous aurez été prévenus. Joyeuse fêtes aux résistants, citoyens de seconde zone, dits "les non-vaccinés".
  10. David
    Bonjour M. Bacquet, Vos 2 derniers graphiques "anneaux" seraient moins trompeurs si vous ajoutiez la part de vaccinés sans problèmes. Il est toujours facile d'utiliser des chiffres pour soutenir ces convictions en les triturants de manière à ce qu'ils corroborent nos dires. Etre objectif l'est moins. A titre d'exemple, vos 2 derniers graphiques "anneaux" seraient moins trompeurs si vous ajoutiez la part de vaccinés sans problèmes de santé. Autre point que proposez vous comme autre solution ? Cordialement,
  11. Johnson Dominique
    Une question qui me taraude : on dit que les services de réanimation sont "encombrés" par les non-vaccinés . Or, dans les non-vaccinés , il y a celles et ceux qui ont fait ce choix (éclairé!) et il y a celles et ceux qui ,n'ont pu recevoir les injections pour cause de comorbidités . Dans les statistiques , ces 2 cas de figures sont ils pris en compte ? Deuxieme question : que pensez-vous du vaccin Novavax ?
  12. Line
    Bonjour M. Rodolphe, je lis vos courriels depuis plusieurs années et je salue votre courage de dire, d'exprimer et de transmettre à nous lecteurs, votre savoir malgré les difficultés que vous rencontrez à pouvoir le faire. J'aimerais connaître votre opinion concernant le nouveau vaccin québécois Médicago en demande d'homologation actuellement. Je termine par cette citation que j'aime beaucoup ¨Ce n'est pas parce qu'ils sont nombreux à avoir tort qu'ils ont raison ! ¨? Au plaisir de vous lire, Line Théroux
  13. Beatrice
    Bonjour Le vaccin qui n'est pas un vaccin mais de l'arn messager, je me demande comment celui-ci peut etre efficace ?
  14. Patricia
    Bonjour, Les faits sont là et je ne comprends pas pourquoi nos dirigeants persistent à vouloir vacciner tout le monde à tous va, chacun surement y a ses intérêts ... Mais pourquoi toutes ces données ne sont pas accessibles au grand public par voix de média, presse... dans des documentaires qui pourraient passer sur les ondes aux heures de grande écoute ? Cela pourrait avoir un autre impact et peut-être inverser les opinions du peuple sur ce "fameux vaccin". Concernant l’Almanach de la santé naturelle 2022, je me pose la question de la nécessité de l'avoir, non pas qu'il ne soit pas intéressant en tout point, mais vu qu'on est à la Réunion, le calendrier des saisons n'est pas le même. Quand vous êtes en hiver nous sommes en été, d'où ma question? Merci de votre réponse.
  15. Loïc
    Bonsoir, tout d'abord merci pour les explications très claires de la lettre Alternatif Bien être du 10 décembre sur les proportions de vaccinés/non vaccinés à l'hôpital. Les explications sont imparables quand on s'en tient aux données brutes que présente cette lettre et sur lesquelles elle raisonne : en gros, un peu moins de la moitié des hospitalisations concerne des non vaccinés, qui représentent environ 20% de la population, soit en gros, une proportion de personnes hospitalisées qui représente le double de leur poids dans la population. Ces données se réfèrent à une situation appréciée à la semaine 45 (8/11). En revanche, je persiste à ne plus rien comprendre quand je me reporte aux éléments présentés dans la presse sur le même sujet au même moment. Par exemple, le numéro du Monde, de la même date du 10 décembre, publie un article sous le titre "Covid-19 : la cinquième vague est-elle vraiment différente des précédentes ?" et sous la signature d'un collectif de journalistes (Iris Derœux, Manon Romain, Romain Imbach, Raphaëlle Aubert et Jonathan Parienté). Dans cet article, où ces journalistes paraissent également raisonner sur des données à jour (données se rapportant à la semaine du 22 au 28 novembre), on trouve que les personnes non vaccinées sont 11 fois plus nombreuses en soins critiques que les personnes vaccinées (schéma vaccinal complet) et que cette proportion est 7 fois supérieure si on considère la totalité des hospitalisations. Si on reprend ce seul dernier chiffre, qui semble s'intéresser à la même question que la lettre Alternatif Bien être du 10 décembre, à savoir les proportions comparées d'hospitalisations parmi les vaccinés et les non vaccinés, les proportions fournies de part et d'autre sont évidemment inconciliables. On ne peut pas affirmer simultanément que les non vaccinés sont représentée dans les hospitalisations approximativement au double de leur poids dans la population totale, et que la proportion des personnes hospitalisées au sein de leur propre population est sept fois supérieure à celle constatée chez les vaccinés. C'est mathématiquement impossible. D'où mon impression que cet écart ne peut relever que de deux causes : soit les données utilisées ne sont pas du tout les mêmes (alors qu'on renvoie aux chiffres de la DREES publiés approximativement au même moment dans les deux cas), soit cette contradiction apparente cache une astuce de présentation qui permet de suggérer ce qu'on veut (avec les raisonnements sur des proportions, on peut avoir des surprises contre-intuitives). Ce qui est gênant dans cette affaire, c'est que l'affirmation que la proportion des non vaccinés est sept fois supérieure à celle des vaccinés dans les hôpitaux est ravageuse dans l'opinion, et rend impossible toute possibilité de soutenir utilement que c'est, en fait, la moitié des hospitalisations qui est le fait des non vaccinés, et d'enchaîner ensuite le reste du raisonnement. Enfin, et j'en termine là, comme je ne crois pas que des medias comme le Monde, pour servir les demi vérités et les demi mensonges par omission qu'ils souhaitent faire passer dans le cadre de leur ligne éditoriale manifeste sur ce sujet, puissent courir le risque de dire totalement n'importe quoi et de trafiquer les chiffres bruts qu'ils utilisent, comment peut-on décoder cette contradiction ? J'avoue que je sèche, et que cela m'embête bien, parce que je ne vois pas comment développer un discours crédible allant dans le sens de ce qu'explique la lettre Alternatif Bien être sans être en mesure de clarifier cet écart de présentation des chiffres, compte tenu de l'état dans lequel se trouve actuellement l'opinion (sauf à discuter avec des convaincus, ce qui ne peut pas avoir le même intérêt). Merci de m'avoir (éventuellement) lu jusqu'au bout, et merci par avance de toute réponse (éventuelle) à ce mystère arithmético-statistique très politiquement critique. Cordialement.
  16. Gérard
    Excellente analyse, du beau travail. Merci. Si vous faites quelque chose sur l'obligation vaccinale, je vous rappelle la déclaration de Mr Velot, généticien à Saclay . " Quand on arrive à l'obligation, c'est qu'on n'a pas su convaincre et si on n'a pas su convaincre, c'est qu'on manque d'arguments." Bonne journée. Dr Laumond
  17. Joël
    Superbe analyse accompagnée d'explications qui mériteraient de toucher le grand public. Merci
  18. franck
    BRAVO DOCTEUR, et pourtant vous êtes très mesuré dans vos explications !
  19. ISABELLE
    bonjour, je vous lis régulièrement et apprécie beaucoup vos explications. Aujourd'hui, je me pose plusieurs questions : mon ami vient de se faire vacciner (2eme injection) pour aller faire une irm de son oreille malade, si je suis à ses cotés est-il contagieux ? pour ma part je ne suis pas vaccinée, j'ai un gros problème de poumons, et pour moi, je pense que le vaccin suffirait à me tuer ! d'autre part ma deuxième question est : comment on évacue ce vaccin, est il possible que ce soit par la relation sexuelle ? par avance je vous remercie de vos réponses que j'attends avec impatience. merci pour tous vos écrits.
  20. Jacqueline
    Je suis de plus en plus d'accord avec ce que vous nous dites dans cet article. Encore plus confortée aujourd'hui par ce que je pense depuis le début de cette pandémie après avoir écouté en grande partie le DOCTOTHON proposé pendant 24h.
  21. janine
    je voudrai savoir si l'on a fait des études du suivi des malades du covid ,c'est à dire: sont ils sujets à une nouvelle infection, qu'elle est leur résistance à celle-ci ,leur atteinte d' une maladie cardiaque par rapport aux vaccinés ??etc.....
  22. Peg
    En vrai rzppel tout les trois mois alors ...
  23. toto
    le vaccin n'est pas efficace a 100% et donc ? je ne comprends pas votre billet. vous confirmez que le vaccin aide, donc quoi ? le nombre d'erreurs est impressionnante de votre part dans l'analyse de la situation (comme votre manque de connaissance sur l'efficacité du vaccin et pourquoi la baisse avec le temps... qui est aussi applicable aux malades qui 'ont plus d'anticorps eux aussi apres plusieurs mois... c'est strictement le meme résultat pour les 2 types de personnes). et je vois aussi que vous ne faites aucune évaluation des couts... mais vous concluez qu'il y a un cout négatif avec le vaccin. sur quoi basez vous cette conclusion ? votre article ne parlant pas du tout de cela et ne mettant a aucun moment de l'avant ces données. pouvez quantifier les couts avec vaccin ? et les couts de la solution que vous proposez ? car je ne comprends pas ce que vous voulez proposer comme alternative.
  24. Simone
    Bonsoir très intéressant mais pourriez vous me dire comment puis-je retrouver le tableau des hospitalisations que vous avez commenté car je suis allée sur le site et je ne l'ai pas trouvé Merci pour votre réponse
  25. bernadette
    Pourquoi ne vous voie t on pas intervenir au doctothon de 24 h du samedi 10 décembre 18 h au dimanche 11 décembre 18 h ? est ce à penser que tout ce que vous dites est opposé à votre action ? donc, je me demande si je vais continuer mes abonnements et à vous partager autour de moi
  26. Dpq
    Bonjour Mr Bacquet. Merci d'avoir considéré plus sérieusement les chiffres du Covid et d'expliciter votre point de vue, que je ne partage pas à différents égards, comme je l'explique ici. Je reprends quelques unes de vos phrases les plus emblématiques, celles qui me semblent refléter des aspects parmi les plus importants de votre analyse. **0. Votre déclaration : "...la science et l’épidémiologie nous disent que nous faisons une erreur historique avec la politique vaccinale en cours." ** Ma remarque : Pourtant, curieusement, vous vous inscrivez sans complexe en faux contre la plupart de ces scientifiques et épidémiologistes ! ** I. Votre déclaration (en substance) : "Autrement dit : si les vaccins à ARN messager avaient l’efficacité qu’ils prétendent avoir contre les formes graves, la proportion de vaccinés à l’hôpital devrait rester basse et minoritaire… et ne pas participer à la hausse en valeur absolue des hospitalisations." ** Mes remarques : 1/ Vous dites "efficacité qu’ils prétendent avoir". Répondez franchement : selon vous, y aurait-il mensonge collectif (ou imbécillité collective) de l'immense majorité des scientifiques / médecins / responsables politiques ? (N'auriez-vous pas une légère tendance à vous placer parmi les surhommes ?) 2/ Les vaccinés complets avec rappel de moins de 6 mois sont INDÉTECTABLES, donc probablement très inférieurs à 1 % sur vos trois graphes. 3/ Les vaccinés complets avec rappel de plus de 6 mois représentent 2.5 % du total sur votre graphe des hospitalisations et ne participent donc pratiquement pas à la hausse. Mais le fait que leur proportion devienne détectable confirme bien que, au-delà de 6 mois, il est bon d'effectuer un rappel. 4/ EN CONCLUSION : les complètement vaccinés avec rappel sont ABSENTS de l'hôpital, ou légèrement présents quand leur rappel est trop ancien (selon les critères énoncés par les responsables). Autrement dit : au premier abord, c-à-d en suivant simplement votre démarche (qui mériterait d'être affinée, voir ci-dessous), les vaccins à ARN messager ont bien l’efficacité qu’ils prétendent avoir (inférieure à 100 %, rappelons-le). VOTRE DÉCLARATION EST ERRONÉE. 5/ Remarque : il serait utile de reprendre l'analyse avec des proportions par catégorie plutôt que globalement et en distinguant les mineurs (hors vaccination) des majeurs et peut-être aussi les plus ou moins de 75 ans. ** II. Vos déclarations : - "Autrement dit : plus de la moitié des hospitalisés sont vaccinés." - "En valeur absolue, il y a plus de personnes vaccinées aujourd’hui à souffrir de formes graves du Covid, que de personnes non-vaccinées." - "la proportion de vaccinés à l’hôpital devrait rester basse et minoritaire… et ne pas participer à la hausse en valeur absolue des hospitalisations. ** Mes remarques : 1/ Certes mais, comme noté ci-dessus, sur ces 56 % que vous classez comme "vaccinés hospitalisés", les vaccinés complets avec rappel (de plus de 6 mois, les autres étant indétectables) sont 2.5 % et les vaccinés complets sans rappel de moins de 3 mois sont 8 %, soit un total de seulement 10 à 11 %. Autrement dit : les vaccinés "à jour" (selon les critères officiels) sont effectivement peu hospitalisés, conformément à votre souhait.. 2/ Il reste vrai cependant que les vaccinés complets 3-6 mois sans rappel comptent pour 25 % des hospitalisés, ce qui indiquerait que le délai de 6 mois pour le rappel est plutôt trop long (ce qui transparaît déjà dans les recommandations officielles, qui autorisent/préconisent le rappel au bout de 5 mois plutôt que 6). 3/ Une analyse plus pertinente pourrait tenir compte des populations absolues mises en jeu dans chaque catégorie. 4/ En particulier, on s'accorde sur le fait que les mineurs (0-17 ans) ont très peu de cas Covid graves et ils font virtuellement tous partie aujourd'hui par construction des "non-vaccinés". Il n'ont donc pas lieu d'entrer dans les statistiques. Les non-vaccinés à considérer devraient n'être QUE les majeurs, beaucoup moins nombreux que ceux inclus dans ces graphes (10 % de la population totale des adultes selon les sources habituelles, au lieu des 25 % que vous annoncez, voir ci-dessous). 5/ PREMIÈRE CONCLUSION : Il est vrai que seulement 50 % (en moyennant les deux derniers graphes -- 48 % et 52 % respectivement) des cas soit graves soit mortels sont non-vaccinés, mais ils ne représentent que 10 % de la population à considérer légitimement. Autrement dit : les non-vaccinés ont déjà 5 fois plus de chance de passer par la case "grave/mort" que les (complètement et incomplètement) vaccinés. 6/ DEUXIÈME CONCLUSION : Si on se restreint maintenant aux "complètement vaccinés" selon les critères officiels (c-à-d les moins de 6 mois sans rappel et les plus de 6 mois avec rappel), ils ne représentent plus que la moitié des "vaccinés graves/morts" sur les graphes. Il s'ensuit que les non-vaccinés ont 10 FOIS PLUS de chance que les "complètement vaccinés" de passer par la case "grave/mort". Trouveriez-vous que ce n'est rien ? Les "très bien vaccinés" (c-à-d tous les complètement vaccinés avec rappels et les complètement vaccinés sans rappel de moins de 3 mois) pourraient peut-être gagner encore un facteur 1.5 à 2 (ils ne sont que 6 à 7 % sur les graphes), mais il faudrait soigneusement tenir compte des populations relatives en présence avant de conclure. ** III. Vos déclarations : - "le pass sanitaire a probablement aggravé la situation" - "et d’autre part des personnes non-vaccinées dont on était sûr qu’elles n’étaient pas porteuses du virus puisqu’elles ont dû effectuer un test pour bénéficier du pass." ** Mes remarques : 1/ À partir d'ici, en vous éloignant des chiffres, vous vous lancez dans des spéculations hasardeuses. Mais je vous comprends : le public convaincu d'avance auquel vous vous adressez n'y verra que du feu. Il va adorer. 2/ ARCHI-FAUX : la fiabilité des tests antigéniques nasaux habituels n'est que d'environ 71 % selon la Haute Autorité de Santé, bien que la sensibilité visée soit 80 %. Les tests dépassent 80 % pour les patients symptomatiques, mais avoisinent 50 à 60% chez les personnes Asymptomatiques, ces dernières étant évidemment les seules à considérer dans le présent contexte, puisque, les pôvres, elles vont être bientôt contaminées par les vilains vaccinés... Ne parlons même pas des tests et des pass de complaisance... ** IV. Votre déclaration : Conclusion n°3 : l’immunité relative des vaccins se fait au prix d’une escalade insensée et jamais vue en termes de quantité et de régularité des injections. ** Ma remarque : ERREUR : Compte tenu des mutations, le vaccin anti-grippal doit également être reconditionné et administré chaque année et son efficacité dépasse rarement les 50 %. Comparée au Covid, la grippe, telle qu'on l'observe aujourd'hui, est moins contagieuse et beaucoup moins souvent létale. Mais la souche apparue à la fin de la première guerre mondiale (probablement dans une petite ville des États-Unis, puis disséminée via les soldats américains débarquant en Europe) a été responsable de 50 à 100 millions de morts, alors que la population de la Terre n'était que 23 % de ce qu'elle est aujourd'hui.. Il y a gros à parier que ces gens-là n'auraient pas fait la fine bouche s'ils avaient disposé du vaccin dont nous avons la chance de pouvoir profiter contre le Covid. Qui vivra verra ce qu'il adviendra du Covid. ** V. Vos déclarations : - "la précipitation de la création de ces vaccins et le manque de recul sur la technologie à ARN messager utilisée" - "le virus évolue plus vite que la recherche, et ses mutations sont elles-mêmes accélérées par cette pression vaccinale" ** Mes remarques : 1/ Les chercheurs spécialistes déclarent que cette technologie à ARN messager n'est pas nouvelle. Et après administration de milliards de doses, il est difficile d'invoquer encore le manque de recul. Encore faut-il accepter les conclusions quasi unanimes de scientifiques compétents, rigoureux, rationnels et objectifs concernant les propriétés de ces vaccins, imparfaits mais utiles. Les dangers d'une vaccination sont infimes, malgré ce que vous et d'autres serinent sur le net, à l’affût de gens désorientés, dont le scepticisme et la révolte sont les seuls remparts qu'ils trouvent pour essayer d'"exister", drapés dans ce qu'ils croient être "leur liberté", confrontés comme ils le sont à un monde technologique, où ils se sentent dépassés et écrasés. Ils ont besoin d'aide, mais pas d'être caressés dans le sens du poil. Et il faut dénoncer les arrières-pensées politiques. 2/ Que savez-vous de la "vitesse" du virus ou de la recherche ? 3/ Est-il prouvé que les mutations sont accélérées par la pression vaccinale ? Pourquoi, dans ce cas, le nouveau variant Omicron serait-il apparu dans un pays à faible taux de vaccination ? Une couverture vaccinale forte et rapidement réalisée pourrait favoriser, à côté de bien d'autres mesures malheureusement parfois négligées (excès de confiance des vaccinés...), le freinage de la pandémie et l'inhibition d'éventuels variants dangereux. ** VI. Vos déclarations : "ANSM : 115 000 cas recensés, dont un quart sont graves" "les cas de maladies cardiaques inflammatoires (myocardites et péricardites) ont bondi depuis moins d’un an, pour atteindre des niveaux inouïs." ** Mes remarques : 1/ ANSM : Oui, c-à-d 28 000 cas parmi 100 millions de doses, soit 1 cas sur 3600. Donc relativisons (et voyez 2/ ci-dessous). De plus, il faut s'entendre sur les "cas graves". Une cardiopathie par exemple n'est certes pas anodine mais, dans l'immense majorité des cas, tout rentre dans l'ordre en quelques semaines sans séquelle. Finalement, ne l'oublions pas, ces "cas graves" vraisemblablement attribuables à la vaccination sont plutôt peu nombreux (voir ci-dessous) et sont typiquement ceux que l'on retrouve AUSSI, mais avec une fréquence beaucoup plus élevée, en cas d'infection Covid. 2/ IMPORTANT "warning" : L'organisme VAERS (https://www.nebraskamed.com/COVID/does-vaers-list-deaths-caused-by-covid-19-vaccines) répertorie tous les événements POTENTIELLEMENT défavorables causés par les vaccins aux États-Unis, c-à-d tout ce qui arrive quelques temps après une vaccination, donc aussi des événements n'ayant rien à voir avec la vaccination, et ceci quelque soit l'opinion de celui qui fait le rapport. N'importe qui peut rapporter n'importe quoi. Beaucoup de rapports sont utiles, d'autres sont des non sens, parfois même inventés. Cette procédure d'enregistrement est malgré tout utile car elle rend possible la mise en évidence éventuelle d'événements inattendus après analyse scientifique rigoureuse. Elle ne peut EN AUCUN CAS être utilisée pour déduire directement une relation de cause à effet entre vaccins et effets adverses. Il en va essentiellement de même pour l'ANSM. On est prévenu. 3/ Maladies cardiaques : Selon la référence américaine VAERS (tableau sur https://www.fda.gov/media/153514/download), les myo/péricardites représentent quelques dizaines de cas par million de vaccinations, mais seulement après la 2e dose ET pour une tranche d'âge TRÈS LIMITÉE (les 16-17 ans, l'incidence étant quasi nulle au-delà de 30 ans), ET plus des 3/4 sont déjà guéris sans séquelle. Vos "niveaux INOUÏS" se ramènent donc pour l'instant à environ 10 À 20 cas (PEUT-ÊTRE préoccupants) par million de vaccinés ET SEULEMENT chez les 16-17 ans (peu concernés en France pour l'instant). Encore beaucoup moins chez les autres. Les lecteurs attentifs et objectifs vérifieront et concluront. 4/ En employant une méthodologie scientifiquement approuvée et vérifiée (https://jamanetwork.com/journals/jama/fullarticle/2784015 , revue scientifique JAMA, Sept. 2021), aucune association SIGNIFICATIVE entre vaccins et événements négatifs n'a pu être mise en évidence sur une population de 6 millions de vaccinés (12 millions de doses), suivie pendant deux fois 3 semaines après vaccination. Le nombre d'anaphylaxies (réactions allergiques sévères) serait d'environ 5 par million de doses administrées avec Pfizer ou Moderna. Ces anaphylaxies excessivement rares se manifestent généralement dans la 1/2 heure suivant la vaccination (C'est pourquoi chaque vacciné est invité à observer une pose avant de quitter le lieu de vaccination). Arrêtons le catastrophisme. Le vrai nombre de morts actuellement attribué aux vaccins Covid-19 dans les études scientifiques détaillées est très faible, en fait inconnu, parce que trop faible pour être statistiquement détecté de manière significative. ** VII. Votre déclaration : "ces chiffres sont vraisemblablement en-dessous de la vérité." ** Ma remarque : Un rapport du VAERS paru en 2010 estimait que moins de 1 % des événements indésirables liés aux vaccins seraient signalés. D'où cette idée allègrement colportée que le nombre d'effets secondaires des vaccins anti-Covid pourrait être 10 à 100 fois pire que celui déclaré par VAERS ou ANSM. Mais c'était en 2010, à une époque ou ces histoires d'effets secondaires n'intéressaient presque personne. L'explosion des déclarations d'effets indésirables et de décès après la mise en œuvre des vaccins Covid-19 est une conséquence prévisible de l’extrême vigilance, qu'a suscité cette pandémie mondiale sans précédent à l'époque moderne (sauf la "grippe espagnole" de 1919-1920) et la mise au point spectaculaire de vaccins, qui ont suscité méfiance, inquiétude et polémique, dans un monde hyper connecté, où peuvent prospérer, sur un mode parfois hystérique et non dépourvu d'arrières-pensées politiques, les rumeurs et les ragots les plus farfelus. Les signalements d'effets indésirables n'ont sans doute jamais été aussi complets, voire outrés, qu'avec le Covid. ** VIII. Votre déclaration : "Persister de façon obstinée dans cette vaccination de masse en pleine épidémie en vaut-il la chandelle ?" Je vous laisse me répondre. ** Ma réponse : 1/ Vous l'avez compris : OUI. En l'état actuel, ne vous déplaise, le rapport bénéfice/risque est bon. VOUS êtes l'un des vecteurs de risque. 2/ Question : Vous, l'être supérieur, quelle est votre solution pour sortir de l’épidémie ? Suffirait-il, comme le préconisent certains de vos semblables/concurrents, de prendre quelques vitamines et sels minéraux (qui voudrait s'en passer d'ailleurs ?), gober l'ivermectine de Raoult et, éventuellement, supprimer vaccinations, masques et pass sanitaire... sans oublier bien entendu votre ineffable Almanach crypto astrologique ! Merci de votre aimable attention. Dpq
  27. Pierre
    Merci de publier INTEGRALEMENT cet article à fin d'objectivité : Environ 400 000 personnes se pressent désormais chaque jour dans les centres de vaccination, pharmacies et cabinets médicaux pour recevoir une dose de rappel. Un démarrage tranquille, puis une accélération pied au plancher. Avec l'annonce par Emmanuel Macron de l'intégration prochaine de la dose de rappel du vaccin contre le Covid-19 dans le pass sanitaire, le nombre d'injections quotidiennes est reparti en forte hausse. En moyenne, 400 000 personnes se pressent chaque jour dans les centres de vaccination, pharmacies et cabinets médicaux pour se faire administrer une troisième dose (ou une seconde après avoir contracté la maladie). C'est quatre fois plus qu'il y a un mois. Que sait-on des effets de cette dose de rappel sur notre système immunitaire ? Pourquoi le gouvernement a-t-il choisi de la généraliser ? Avoir effectué son premier schéma vaccinal avec AstraZeneca ou Janssen apporte-t-il la même protection ? Franceinfo a interrogé des spécialistes. Quel est l'intérêt de la dose de rappel ? Elle vise à augmenter la quantité d'anticorps neutralisants contre le Covid-19, car leur nombre baisse quelques mois après la fin du premier schéma vaccinal. Cette chute devient "significative" entre cinq et huit mois après l'administration de la deuxième dose, explique Sandrine Sarrazin, chargée de recherche Inserm au centre d'immunologie de Marseille-Luminy. Cette situation pose problème en France, où le variant Delta, contre lequel l'efficacité vaccinale est moindre en matière de transmission, circule activement. "La première dose du vaccin permet de déclencher la réponse immunitaire, mais la production d'anticorps reste modérée. La deuxième dose permet de renforcer cette réaction et d'augmenter le taux d'anticorps", résume Sandrine Sarrazin. En présentant une nouvelle fois à notre système immunitaire un agent pathogène auquel il a déjà été confronté, la dose de rappel permet de faire bondir le taux d'anticorps à un niveau "dix à douze fois supérieur" à celui qui suit la deuxième injection, selon cette chercheuse. Avec des résultats spectaculaires : une étude réalisée en Israël (article en anglais), où l'administration de la troisième dose a été ouverte à tous les majeurs le 29 août, montre que le rappel est efficace à 93% contre l'hospitalisation, à 92% contre les formes sévères de la maladie, et à 81% contre la mort. Comment expliquer la forte augmentation du taux d'anticorps avec cette troisième dose ? "C'est vraiment un schéma classique", assure Sandrine Sarrazin, qui rappelle que les vaccins contre l'hépatite B, la coqueluche ou encore le tétanos s'administrent en trois doses espacées de quelques mois. Cette hausse importante s'explique par le fonctionnement de notre système immunitaire. La vaccination sollicite deux types de lymphocytes B, des globules blancs chargés de la production d'anticorps. "Les premiers vont immédiatement produire des anticorps. Les seconds, appelés lymphocytes B mémoire, vont garder en tête le plan de fabrication de ces anticorps et être stockés dans la moelle osseuse pour plus tard. Un peu comme des bocaux qu'on mettrait à la cave pour passer l'hiver tranquille", illustre-t-elle. Après avoir été sollicité à deux reprises par les premières injections (ou par une infection au Covid-19), notre organisme connaît bien l'antigène que lui présente la dose de rappel. "Il va directement solliciter ces cellules mémoires. Ces lymphocytes B, sensibilisés par les premières injections, vont se mobiliser très rapidement et produire des quantités très importantes d'anticorps", développe pour franceinfo le professeur Yves Buisson, épidémiologiste et président de la cellule Covid-19 de l'Académie nationale de médecine. L'immunité procurée par la dose de rappel est-elle efficace contre la transmission du virus ? C'est ce que montrent les premières enquêtes sur le sujet. Une étude israélienne publiée le 30 novembre (article en anglais) dans le Journal of the American Medical Association a comparé la fréquence des infections par le Covid-19 chez plus de 300 000 personnes de plus de 40 ans ayant reçu ou non une dose de rappel du vaccin Pfizer. Les résultats sont très encourageants : entre 28 et 65 jours après l'injection, la proportion des tests PCR positifs était réduite de 86% parmi les sujets ayant bénéficié du rappel. "Une personne vaccinée va moins souvent acquérir le virus, et lorsqu'elle sera infectée, sa charge virale sera moindre : statistiquement, elle sera moins transmetteuse", résume Olivier Schwartz, responsable de l'unité Virus et immunité à l'Institut Pasteur. "Avec la troisième dose, on va pouvoir à nouveau affirmer que les vaccins protègent contre la transmission du virus. Le variant Delta et la baisse progressive de l'immunité après la seconde dose nous avaient fait perdre cet avantage, mais on devrait le retrouver grâce au rappel", s'enthousiasme Sandrine Sarrazin. La dose de rappel est-elle la même que les précédentes ? Oui et non. Contrairement à la première étape de la campagne vaccinale, les produits d'AstraZeneca et de Janssen ne sont pas administrés pour les rappels, au contraire des vaccins à ARN messager de Pfizer-BioNTech et Moderna. Une question purement pragmatique, explique le professeur Yves Buisson. "Les vaccins à ARN messager ont prouvé qu'ils confèrent une immunité plus durable, et moins d'effets indésirables que les vaccins à adénovirus vecteur [comme ceux produits par AstraZeneca et Janssen]." Yves Buisson, président de la cellule Covid-19 de l’Académie nationale de médecine à franceinfo Le dosage du vaccin Moderna a également été un peu modifié pour le rappel. Contrairement aux précédentes injections, le rappel de Moderna ne contient que 50 microgrammes d'ARN messager, contre 100 microgrammes auparavant. Le dosage du vaccin de Pfizer, lui, reste inchangé à 30 microgrammes. L'administration du vaccin de Moderna a en outre été écartée pour les moins de 30 ans à cause d'un risque de légère inflammation cardiaque plus élevé dans cette classe d'âge. Pour le reste, les vaccins Moderna et Pfizer-BioNTech n'ont pour l'instant pas changé depuis la première campagne de vaccination : la formule utilisée est toujours celle créée pour contrer la souche originelle du Sars-CoV-2 identifiée à Wuhan. Avoir reçu un autre vaccin que celui de ma dose de rappel confère-t-il une moins bonne immunité ? "Non seulement il n'y a pas de problème, mais il n'est pas impossible que faire un vaccin à ARN messager après avoir fait un vaccin du type Janssen ou AstraZeneca puisse encore améliorer la réponse immunitaire", expliquait récemment à franceinfo Dominique Deplanque, président de la Société française de pharmacologie et de thérapeutique. "La réponse immunitaire va se faire en fonction de la 'substance étrangère' présentée au système immunitaire. Si cette 'substance étrangère' n'est que partiellement identique à celle de la première injection, cela élargit le répertoire de la réponse immunitaire." Dominique Deplanque, président de la Société française de pharmacologie et de thérapeutique à franceinfo Idem dans le cas où vous passeriez d'un vaccin Pfizer-BioNTech à Moderna, ou vice-versa. "Pfizer et Moderna reposent sur le même principe, leur niveau d'efficacité est comparable et le profil des effets indésirables est globalement le même, à part ce petit sur-risque de myocardite rare et non grave chez les jeunes hommes adultes", assure Dominique Deplanque. Serais-je moins bien protégé si, après avoir contracté le Covid-19, je n'ai reçu que deux doses de vaccin ? Ce cas de figure peut offrir une protection encore plus forte contre le virus qu'une simple vaccination. "Le système immunitaire d'une personne infectée par le Covid-19 va produire non seulement des anticorps contre la spicule [que ciblent les vaccins], mais aussi contre d'autres composants du virus", analyse Sandrine Sarrazin. Dans ce cas de figure, la vaccination peut jouer le rôle d'amplificateur de cette gamme plus vaste d'anticorps. Attention tout de même : attendre volontairement de contracter le Covid-19 avant de se faire vacciner pour obtenir une immunité plus complète serait un bien mauvais calcul. "Le paradoxe, c'est que la réponse immunitaire est meilleure quand la maladie est sévère", remarque Claude-Agnès Reynaud, directrice de recherche et immunologiste à l'Institut Necker-Enfants malades. Contracter le Covid-19 peut en outre laisser des séquelles persistantes (on parle alors de "Covid long"), conduire en service de réanimation, voire tuer. En moyenne, 112 décès liés au Covid-19 sont recensés chaque jour par les services hospitaliers français. Combien de temps va durer la protection générée par la dose de rappel ? Difficile à dire pour l'instant. "La protection immédiate générée par la dose de rappel est énorme, mais va décroître lentement. Il va maintenant falloir observer à quel niveau les anticorps vont se stabiliser. Si on suit les schémas de réponse immunitaire classiques, le niveau des anticorps pourrait atteindre un seuil suffisamment élevé pour offrir une bonne protection", analyse Claude-Agnès Reynaud. "Très logiquement, la dose de rappel devrait être capable de fournir une immunité bien plus durable que le schéma initial à deux doses." Claude-Agnès Reynaud, directrice de recherche et immunologiste à l'Institut Necker-Enfants malades à franceinfo "Dans mon laboratoire, nous suivons une cohorte qui a eu sa troisième dose il y a deux mois. Le taux d'anticorps a diminué mais reste très satisfaisant car il partait de plus haut grâce au rappel", ajoute Olivier Schwartz, responsable de l'unité Virus et immunité à l'Institut Pasteur. Aura-t-on besoin d'une quatrième dose ? Si la situation épidémique reste comparable à celle que traverse la France, pas forcément. Tout dépendra du niveau auquel les anticorps produits par notre corps après la dose de rappel se stabilisent. Cependant, si un variant échappant aux anticorps venait à supplanter le variant Delta dans la dynamique épidémique, un rappel adapté pourrait s'imposer. C'est la crainte que suscite le variant Omicron : ses nombreuses mutations au niveau de la protéine Spike le rendent en partie plus résistant aux vaccins actuels, qui ciblent la version de cette protéine issue du virus originel. Omicron n'est "probablement pas suffisamment neutralisé après deux doses", ont admis mercredi les groupes Pfizer et BioNTech, dont le vaccin contre le Covid-19 se délivre initialement en deux injections. Mais "le vaccin est toujours efficace contre le Covid-19 (...) s'il a été administré trois fois", ont-ils tempéré dans un communiqué commun, sur la base d'études encore non publiées. Les deux groupes ont précisé travailler au "développement d'un vaccin spécifique" au variant Omicron, qui pourrait être disponible dès "mars 2022".
    1. Dpq
      Bravo Pierre pour cette analyse documentée et objective. On se sent moins seul ! Il est bien que des gens comme vous s'investissent pour équilibrer ces sites toxiques et établir l'exactitude des faits, bien que leurs publics habituels soient peu réceptifs à une argumentation détaillée (voyez les caractères gras de Bacquet...), et encore moins si elle s'éloigne de ce qu'ils veulent entendre. On peut toujours espérer avoir une influence à la marge, ce qui n'est déjà pas mal. Pour ma part, j'ai risqué un commentaire légèrement plus polémique, je l'avoue, pour pointer des faiblesses de l'argumentation de Bacquet et certaines contre-vérités. J'ai également référencé quelques sites d'information. Merci. Dpq
    2. GDS
      Bravo à vous deux pour vos commentaires, vous m'avez évité tout ce travail d'analyse contradictoire, que j'envisageais avant de vous lire. Je note aussi que le nb de vaccinés hospitalisés est sans doute surestimé à cause des faux pass. Reste à savoir dans quelle proportion... Concernant l'influence à la marge que vous indiquez à propos du désir de bien informer, effectivement c'est parfois décourageant. Dans un contexte où l'on peut tous être "producteur" d'information, où les biais cognitifs, croyances et positions politiques sont si cloisonnantes et trompeuse sur un sujet si polémique qui en plus s'appuie sur des données scientifiques et quelques compétences de math, difficile d'atteindre large et de convaincre. D'autant plus chronophage. Mais chronophage aussi pour celui qui a la volonté de bien s'informer d'ailleurs...Tout le monde n'a pas le temps de comparer les sources contradictoires et d'en déduire les plus fiables.
  28. MAITENA
    Bonjour nous sommes domiciliés dans les Alpes-Maritimes je suis issue du milieu médical pour reprendre le doute que vous avez sur les chiffres annoncés des effets secondaires voici les propos d'une pharmacie : Des médecins généralistes de son secteur ont voulu déclarer sur le site qui leur est réservé des effets secondaires de leurs patients le site est inaccessible ? Voilà de quoi expliquer que les chiffres annoncés ne sont pas exacts ! Bien plus inquiétant plusieurs amis ont déclaré de très graves problèmes après avoir été vacciné : Les médecins consultés de ville ou hospitalier ont rejeté tout lien possible avec la vaccination sans même les questionner ? Malgré qu'un point commun se retrouve systématiquement dans les symptômes : Inflammation générale atteignant les organes vitaux résistants aux doses massives de corticoïdes ?
  29. Andre
    Salut Rodolphe, ici au Québec, j'ai lu que si quelqu'un est teste positif , qu'il soit symptomatique ou asymptomatique dans les quinze jours suivant une injection , il est compté comme non vacciné .Si cela se produit aussi chez vous , cela fausse donc les données , puisque cette personne peut être devenu positif a la suite de la dite injection. merci.
  30. Ninnochka
    Merci Rodolphe! Vos articles aident tant à tenir bon face aux injonctions de vaccination. Nous, les non-vaccinés, on se sent tellement stigmatisés, empêchés de vivre une vie normale. Heureusement, cela incite à relativiser, à se documenter, à se concentrer sur l'essentiel, à se responsabiliser, à profiter de la nature , à rechercher les contacts avec les personnes éclairées, à trouver les ressources en nous... Votre travail et le partage que vous en faites est si précieux. Gratitude+++

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