Chers amis,
A mesure que toutes les disciplines en « psy » – psychiatrie, psychologie, psychanalyse – ont gagné en popularité au cours du siècle dernier, beaucoup de termes « consacrés » sont passés dans le langage courant, via notamment ces caisses de résonance que sont la télévision, les magazines féminins et les rayons de développement personnel.
Ainsi, aujourd’hui, on n’est plus chroniquement déprimé : on est bipolaire.
On n’a plus de difficultés à se concentrer : on est TDAH (trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité)
On n’est plus bizarre : on est HPI (haut potentiel intellectuel)
Un enfant n’est plus pénible : il est hyperactif.
Etc., etc.
Ces étiquettes, qui peuvent recouvrir de vrais diagnostics médicaux, sont souvent employées à tort et à travers, et ont pour effet pervers de servir non seulement d’excuse et de justification (par exemple on ne parlera plus d’enfant tyrannique mais d’enfant avec un TDDE, « trouble disruptif avec dysrégulation émotionnelle » ![1]), mais de flatter l’orgueil de ceux qui les brandissent comme un joker.
Combien de glandeurs chroniques se réfugient derrière un de ces termes, dans un mélange de « tu vois, c’est pas ma faute » et de « mais au fond c’est parce que je suis plus intelligent que la moyenne » ?
D’autres de ces termes et de ces étiquettes servent en revanche de repoussoir commode à une personne passée brutalement du statut de proche à celui d’ennemi : combien d’ex, de parents ou de collègues sont des « pervers narcissiques », des « personnalités toxiques » ou de « dangereux manipulateurs » ?
Tout comme on disait autrefois « on est toujours le vieux de quelqu’un », ou peut dire aujourd’hui : « on est toujours le pervers narcissique de quelqu’un ».
La réalité est que la vie et les rapports humains nous placent tôt ou tard d’un côté ou l’autre de la barrière de ces diagnostics sauvages.
Cependant, certains de ces termes correspondent à une réalité psychiatrique (sans parler du pénal !) non seulement bien établie, mais précisément cartographiée aujourd’hui par l’imagerie médicale.
Il en va ainsi d’un terme qui peut paraître bateau, mais qui correspond à une « architecture cérébrale » bien documentée : c’est la psychopathie.
C’est ce que vient de démontrer une passionnante étude menée par des chercheurs espagnols.
Qu’est-ce qu’un psychopathe ?
La psychopathie possède une définition clinique précise.
Dans le champ de la psychiatrie, elle est liée à ce que l’on appelle le trouble de la personnalité antisociale.
La définition la plus utilisée aujourd’hui repose sur les travaux du psychologue canadien Robert Hare, qui a développé un outil d’évaluation appelé la PCL-R (Psychopathy Checklist – Revised), encore largement employé en milieu clinique et judiciaire[2].
Selon ses travaux, la psychopathie se caractérise par un ensemble de traits stables et mesurables, parmi lesquels :
- une absence marquée d’empathie ;
- une froideur émotionnelle ;
- une tendance à la manipulation ;
- un charme « superficiel » (j’ignore ce qu’est le charme « non-superficiel », je vous laisse vous faire votre opinion) ;
- un sentiment de supériorité ou de toute-puissance ;
- une irresponsabilité persistante ;
- et une incapacité à ressentir de la culpabilité ou des remords.
Je reviendrai plus en détail sur ces éléments.
Ce qui distingue véritablement la psychopathie d’autres troubles de la personnalité, ce n’est pas seulement la transgression des règles sociales, mais la manière dont elle est vécue intérieurement.
Là où une personne antisociale « classique » peut agir de façon impulsive, sous le coup de la colère ou de la frustration, le psychopathe, lui, agit souvent avec sang-froid.
Il comprend les règles, mais joue avec elles, ou s’en déjoue.
La « source » des violences conjugales
La personnalité psychopathique est identifiée comme un facteur de risque d’expressions persistantes de colère et de violence, notamment la violence conjugale[3] ; des traits tels que l’insensibilité, la manipulation, l’absence de regret, l’hypocrisie et un comportement antisocial persistant l’annoncent[4].
Selon la conceptualisation de la psychopathie proposée par Robert Hare, on distingue deux facteurs :
- Le facteur 1 (F1) inclut des traits affectifs (par exemple, l’absence de regret, une capacité émotionnelle diminuée ou inexistante et l’incapacité à nouer des liens affectifs avec autrui…) et des aspects interpersonnels (par exemple, le recours au mensonge, un sentiment de supériorité et de mégalomanie…).
- Le facteur 2 (F2) comprend le style de vie (par exemple, la tromperie, la manipulation…) et les facettes antisociales (par exemple, la délinquance juvénile, l’habileté criminelle, etc.)
Comme le résume brillamment Robert Hare lui-même :
« Les psychopathes savent ce qu’ils font, mais ne ressentent pas ce qu’ils font. »
Les recherches contemporaines en neurosciences viennent renforcer cette définition clinique. Elles montrent que ces traits ne sont pas seulement comportementaux, mais qu’ils s’ancrent dans des particularités neurobiologiques, notamment dans les circuits impliqués dans l’empathie et la prise de décision, comme je l’évoquais plus haut.
Autrement dit, la psychopathie n’est ni une insulte, ni une simple exagération de traits de caractère.
C’est une configuration psychique spécifique, documentée, et mesurée.
Plus la psychopathie est « élevée », plus certaines zones du cerveau sont atrophiées !
Jusqu’ici on expliquait essentiellement la psychopathie par des méthodes psy classiques, à savoir : une enfance exposée à de la violence, ou des lacunes et des déviances dans le cadre parental.
Si l’on quitte un instant ces « explications » psychanalytiques pour regarder ce que dit concrètement la neurobiologie, l’étude menée par des chercheurs d’un institut de recherche de Valence apporte un éclairage très précis, via la neuroimagerie, sur la réalité anatomique de la psychopathie.
L’objectif des chercheurs était simple : comprendre si certains traits psychopathiques sont associés à des différences mesurables dans la structure du cerveau ; et si ces différences se retrouvent chez des profils violents comme chez des individus « ordinaires ».
Les auteurs ont procédé en deux temps.
D’abord, une revue systématique de 29 études en neuroimagerie, afin d’identifier les zones du cerveau régulièrement associées à la psychopathie.
Ensuite, une étude empirique menée sur 125 hommes, dont une partie condamnée pour violences conjugales, les autres servant de groupe témoin.
Tous ont été évalués à l’aide de l’échelle de référence (PCL-R de Robert Hare), puis ont passé une IRM afin de mesurer l’épaisseur de différentes régions du cortex cérébral.
Le constat est net : plus les traits psychopathiques sont élevés, plus certaines zones du cerveau présentent une épaisseur réduite.
Autrement dit, il ne s’agit pas simplement d’un « style de personnalité », mais d’une différence structurelle observable.
6 régions clés du cerveau sont systématiquement impliquées :

- le cortex orbitofrontal (prise de décision, régulation des comportements) ;
- le cortex préfrontal dorsomédian (arbitrage entre émotion et cognition) ;
- le gyrus frontal supérieur (contrôle des impulsions) ;
- l’insula (perception des émotions, notamment celles d’autrui) ;
- le cortex cingulaire antérieur (évaluation morale, coût/bénéfice des actions) ;
- et certaines régions du lobe temporal (traitement des émotions, des visages, du langage émotionnel).
Différents « degrés » d’intensité de psychopathie
Dans toutes ces zones, les chercheurs observent globalement la même chose : une réduction de l’épaisseur corticale, corrélée au niveau de psychopathie.
Ces 6 régions ne sont pas anodines. Elles interviennent précisément dans ce qui, chez la plupart d’entre nous, freine les comportements nuisibles :
- ressentir ce que l’autre ressent (l’empathie) ;
- anticiper les conséquences de ses actes ;
- intégrer une norme morale ;
- apprendre de ses erreurs.
Lorsque ces circuits sont altérés, le comportement peut rester intellectuellement « correct »… mais émotionnellement vide.
C’est toute la différence entre comprendre une règle et la ressentir.
L’un des résultats les plus intéressants de l’étude est le suivant : la relation entre psychopathie et structure cérébrale est la même chez les hommes violents et chez les sujets « non violents ».
Autrement dit, ces particularités cérébrales ne sont pas réservées aux criminels.
Un psychopathe n’est pas forcément un tueur en série ou un auteur de violences conjugales : la personne peut être parfaitement intégrée socialement.
Ces variables existent sur un continuum dans la population.
Ce qui change, ce n’est pas la nature du fonctionnement… mais son intensité, et peut-être les circonstances dans lesquelles il s’exprime.
Alors, cette étude ne dit évidemment pas que « tout est biologique ».
Mais elle confirme une chose essentielle : face à certains profils, vous n’êtes pas simplement en présence d’une personne difficile, blessée ou maladroite.
Vous êtes face à un mode de fonctionnement différent, ancré dans la structure même du cerveau.
Comment reconnaître un psychopathe ?
Très bien, me direz-vous, tout cela est documenté, mesuré, objectivé…
Dont acte.
Mais dans la vraie vie réelle, comment reconnaître un psychopathe ?
Car évidemment, les psychopathes ne se promènent pas avec une étiquette sur le front. D’après Robert Hare, ces 6 traits de comportement peuvent vous aider à reconnaître une personne atteinte de psychopathie :
1. Le charme
Contrairement à l’image caricaturale du « monstre froid », beaucoup de profils psychopathiques sont, au premier abord, particulièrement séduisants.
Ils savent se présenter, capter l’attention, dire ce qu’il faut dire.
On parle souvent, je vous l’écrivais plus haut, de charme superficiel : une aisance relationnelle réelle, mais sans profondeur.
Vous avez l’impression d’être face à quelqu’un de brillant, sûr de lui, presque fascinant.
Mais avec le recul, quelque chose sonne creux, comme un discours parfaitement joué mais sans authentique émotion derrière.
2. Une empathie… « potemkine »
Le psychopathe comprend très bien les émotions des autres. Mais il ne la ressent pas.
Et c’est une différence capitale.
Cela lui permet d’imiter les réactions attendues : compatir, s’indigner, rassurer…
Mais cette empathie est cognitive, pas affective.
Avec le temps, cela se trahit souvent par un décalage : ses mots sont justes, mais le ton, le regard, le timing ne le sont pas tout à fait.
3. La manipulation sans scrupule
Chez la plupart d’entre nous, manipuler quelqu’un déclenche un inconfort.
Chez le psychopathe, non.
Mentir, retourner une situation, instrumentaliser une personne : ce sont des outils, rien de plus.
Et souvent, il le fait avec un calme, voire avec un naturel déconcertant.
On s’attend à voir quelqu’un hésiter, se troubler, culpabiliser ; mais non, il semble « droit dans ses bottes », sûr de son fait.
4. L’absence de culpabilité
C’est probablement le point le plus déroutant.
Même confronté à des faits évidents, le psychopathe ne manifeste ni regret, ni remise en question réelle.
C’est là que beaucoup de proches s’épuisent : ils attendent une prise de conscience, qui leur paraît inévitable, et comme frappée au coin du bon sens, mais qui ne vient pas.
5. Une logique à sens unique
Avec un psychopathe, les règles sont toujours variables : ce qui est inacceptable pour vous devient acceptable pour lui.
Ce qu’il vous reproche, il se l’autorise sans difficulté.
Et toute tentative de discussion finit souvent par être retournée : « tu es trop sensible », « tu exagères », « tu as mal compris »…
Petit à petit, le doute s’installe.
Et c’est précisément ce qui lui permet de garder l’ascendant.
6. Une répétition des schémas
Enfin, il y a un élément très simple, mais terriblement fiable : le psychopathe recommence !
Toujours.
Malgré ses promesses, malgré les crises, malgré ses « prises de conscience » affichées.
Pourquoi ?
Parce que, comme le suggèrent les données neuroscientifiques que vous venez de découvrir, les mécanismes internes qui freinent habituellement ces comportements sont affaiblis.
Ce n’est pas une question de leçon non apprise : c’est une question de structure, d’atrophie de certaines zones précises du cerveau.
C’est ce qui en fait une véritable pathologie.
Et cela, évidemment, change complètement la manière dont il faut réagir.
Comment réagir face à un psychopathe ?
Il y a deux réponses à cette question.
La première, dans le cas de violences physiques inacceptables ou de harcèlement moral : appelez la police, et portez plainte, tout simplement. Faites-vous aider, et accompagner.
La seconde, dans le cas de violences, on va dire, plus retorses, perverses et psychologiques… vient du Nouveau Testament, et plus particulièrement de l’Évangile selon Matthieu :
« Si quelqu’un te frappe sur la joue droite, présente-lui aussi l’autre[5]. »
Si vous avez fait votre catéchisme, vous avez reconnu ce conseil, surprenant au premier abord, donné par Jésus lors du sermon sur la montagne.
Une lecture superficielle pourrait laisser penser que Jésus vous invite à subir passivement une injustice ou une agression.
À l’époque, frapper quelqu’un sur la joue droite (souvent avec le revers de la main) était en effet un geste d’humiliation, pas seulement de violence.
« Tendre l’autre joue », c’est refuser de répondre par la violence, désamorcer l’escalade, et même défier l’agresseur sans violence (en refusant le rôle de victime humiliée).
C’est aussi une façon de « répondre » à une autre disposition issue, elle, de l’Ancien Testament, à savoir la loi du talion – vous savez : « œil pour œil, dent pour dent ».
En tendant l’autre joue, vous ne répondez pas au mal par le mal, vous coupez court au cercle vicieux de la vengeance.
L’un dans l’autre, « tendre l’autre joue » demande a contrario du courage (ne pas réagir impulsivement), une forme de maîtrise de soi, et parfois une volonté de pardonner.
Cela ne signifie pas que tout est acceptable, mais refuser que la violence et le sentiment de vengeance dictent la réponse.
Si vous avez déjà été confronté à ce genre de situation, vous savez que chercher une explication (une blessure, un passé, un mal-être caché) est totalement vain. Tout comme chercher à changer cette personne : vous n’êtes pas face à quelqu’un qui « ne veut pas » changer, mais face à quelqu’un qui ne fonctionne pas comme vous.
J’irai encore plus loin, mais j’ai conscience que c’est difficile, et que cela demande une hauteur de vue, voire une grandeur d’âme peu communes : éprouvez de la compassion.
Cette violence, physique ou morale, cette agression et cette humiliation qu’un psychopathe vous inflige, elles lui appartiennent.
Elles sont dirigées contre vous, mais elles émanent d’un cerveau malade et d’une âme en peine, qui se construit petit à petit son propre enfer.
Vous pouvez m’apporter votre témoignage de votre expérience face à de telles personnes et situations en commentaire, je vous lirai avec intérêt.
Bon dimanche, et portez-vous bien,
Rodolphe
[1] https://france-assos-sante.org/2023/08/25/vivre-avec-un-enfant-a-comportement-tyrannique/ – « Vivre avec un enfant à comportement tyrannique », in. France Assos Santé, 25 août 2023
[2] https://archive.org/details/withoutconscienc0000hare_q5a0 – Rober D. Hare, Without conscience: the disturbing world oft he psychopaths among us, Guilford Press (New York), 1999
[3] 10.1016/j.jcrimjus.2020.101672 – David S. Losson et al., « Get mad : Chronic anger expression and psychopathic traits in three independent samples », in Journal of Criminal Justice, vol.67, mars-avril 2020
[4] https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1359178926000091?via%3Dihub#bb0120 – Angel Romero-Martinez et al., « Reduco cortical thickness in fronto-temporo-parietal regions associated with high psychopathhic traits: Conclusions of a review and an empirical study with intimate partner violence perpetrators », in. Aggression and Violent Behavior, vol.97, mars-avril 2026
[5] Matthieu 5 :39
26 commentaires
Bonjour, je vous remercie pour cet article qui est très intéressant.
Peut-on parler de psychopathe quand votre conjoint ne s’intéresse pas à vous, ne s’occupe pas de vous quand vous êtes malade ? Ex. Il ne s’est pas inquiété de savoir pourquoi j’étais toujours couchée à midi, pourquoi quand j’ai réussi à me lever, je restais couchée sur le canapé sans arriver à préparer le repas, que je suis allée me recoucher à 17h30. J’ai perdu 1,5 kg en 24h.
– qu’il ne me demande pas si les gens à qui je rends visite vont bien? Par ex. lors de l’opération du coeur de maman 79 ans?
– lorsque j’allais à mes différents rendez vous: psychiatre, psychologue, médecine du travail, etc.. suite à mon burn out, un jour il m’a dit que j’étais contente que quand j’avais des rendez vous et que j’aimais bien courir…
Un jour, je lui ai dit qu’il devait me détester: il a fait un sourire jusqu’aux oreilles comme jamais je ne l’avais vu.
Il s’emporte si je le contrarie.
Merci pour votre retour.
Cdt
Lettre d’une clarté implacable, qui m’a ramené 10 ans en arrière, lorsque notre fils était mariée à une personne PN, nous parents on a mis qq années à comprendre qu’il y avait un problème, et puis pour ne pas être happé par cette folle qui avait bien commencé à nous faire voir son jeu, notre fils « prix au piège » en qq sorte qui se pliait en 4 pour tout faire bien, arrondir les angles, se sentait coupable de tout (à cette époque il vivait à la Réunion, marié avec une personne de cette île). Lors de nos visites on voyait bien que qq chose n’allait pas, mais jamais il nous en a parlé, et de notre côté on ne voulait pas s’immiscer dans leur vie de couple, surtout que par la suite il y a eu 2 jumeaux.
Un jour elle a décider de tout plaquer sur son île car elle s’était brouillée avec tout le monde, elle changeait de boulot régulièrement car rien n’allait ne la satisfaisait, car son but était que son avis soit accepté par tous…et j »en passe pour ne pas faire un roman., ils sont donc revenus en métropole ….Et puis un jour elle a pris l’idée qu’il fallait que ses beaux parents lui fasse une lettre d’excuse…..sinon elle ne nous parlait plus. La goutte d’eau qui a fait déborder le vase, que pour faire court on a coupé les ponts pendant 3 ans, et on a dit à notre fils que si un jour il avait besoin d’aide on serait là pour lui, mais que dans le cas actuel il fallait qu’ils vivent leur vie.
Durant cette période elle s’en est pris à notre fils un peu plus, jusqu’au jour ou elle l’a foutu dehors, parce que notre fils était arrivé à un point ou il ne réagissait plus du tout. C’est à ce moment là qu’il a repris contact avec nous, et nous avons été là pour lui… Maintenant ses enfants ont 17 ans, elle leur a bien pourri la vie, traumatiser, insultés, dénigrés et elle continue encore. Elle a réussit par divers stratagèmes à ce que sa fille habite avec elle (maintenant la pauvre fille regrette),le but est de détruire leur père , tribunal, pension alimentaire, insulte ….un roman que l’on pourrait écrire, et elle est toujours aussi toxique, n’a pas refait sa vie contrairement à notre fils , et ça un pervers ne supporte pas que les autres soient heureux. J’arrête là car il me faudra des pages et des pages.
Bonjour je ne sais pas si c’est un pervers narcissique où un psychopathe mais avec mon mari je subie depuis plusieurs années un harcèlement moral et depuis novembre 2024 cela devient de plus en plus difficile pour moi car il s’en prend toujours à moi je ne peux rien faire tout lui déplaît il m’accuse de tout, tout se qu’il fait c’est à cause de moi et retourne toujours tout se qu’il dit oui fait sûr moi,ce sont des insultes grossière aucun respect aucune considération , aucune tolérance, aucune empathie etc.et c’est très compliqué pour moi à vivre
Courage Anne Marie.
Un seul conseil :
Face à ces monstres : FUIR. Et ne pas culpabiliser !
La lumière est au bout du tunnel !
Bonjour ! Merci pour votre article, si vrai, tellement clair et explicite.
J’ai été mariée à un homme tel que vous décrivez. J’ai mis très longtemps avant de mettre les bons mots sur ce que je vivais car j’ai été engloutie dans la spirale destructrice de cet homme toxique. Des années plus tard, j’ai compris qu’il avait bien caché sa vraie nature, qui s’est révélée lorsque nous avons eu notre fille, au bout de 9 ans de relation et 5 de mariage. La descente en enfer s’est accélérée. Le divorce a duré 8 ans, une guerre sans foi ni loi. Ce sont des fous véritablement, il faut vraiment l’intégrer. C’est comme si on parlait à un être d’une tout autre planète, ils auront toujours un coup d’avance, que personne n’aurait pu imaginer. Ce sont des monstres car ils puisent de l’énergie en détruisant les autres. Le dialogue est impossible, l’échange n’existe pas.
Ils sont capables de faire à leurs propres enfants ce qu’ils font aux autres, à leur femme. Ils sont incapables d’éprouver de vrais sentiments, tout n’est qu’apparence, jeu pour parvenir à leur fin.
J’ai coupé tout contact avec cet homme depuis 16 ans, mais lui n’arrive pas à lâcher. Il m’a assignée au tribunal encore en 2023. Il a été débouté mais ne lâche toujours pas. Je l’ai bloqué partout parce que dernièrement il a cherché à me joindre, pour avoir des nouvelles de sa fille, qui a elle aussi rompu toute relation, car il était toxique avec elle aussi.
Ce genre de personnage n’arrête jamais, il leur faut une proie. C’est là qu’ils trouvent leur énergie.
Au long du temps, et de ma reconstruction, j’ai compris que cet homme avait vécu des maltraitances dans son enfance. Il en a été traumatisé profondément et n’a pas eu les ressources pour affronter ses propres problèmes. Le psychisme est capable d’élaborer des comportements pervers et tortueux, pour nous éloigner de notre propre vérité. Néanmoins rien n’est excusable. Je ne pardonne rien, je me pardonne à moi de n’avoir rien vu venir et donc de n’avoir pas pu me protéger plus tôt. Mais comment se protéger d’un fou ! J’ai trouvé la paix avec tout ça, la paix est dans ma vie. Cet homme me laisse complètement indifférente, je le vois comme un pauvre type, qui est passé à côté de son mariage, son épouse, son rôle de père car il ne s’est jamais occupé de sa seule enfant. Heureusement, elle va bien, elle, et j’ai réussi à la protéger de mon mieux.
Bonjour Nadine,
je me retrouve completement dans votre témoignage !!!
L’essentiel est aujourd’hui que nos filles aillent bien!
Et avoir pu nous, nous reconstruire.
Face à ces monstres : fuir. Et ne pas culpabiliser !
Amicalement,
Aurel
Bonsoir Rodolphe
Mon fils adulte de 34 ans… correspond parfaitement hélas à ce portrait. N’en fait qu’à sa tête, y compris au détriment d’autrui si cela peut l’avantager, ment régulièrement pour dissimuler ses turpitudes, trahit la confiance de ceux qui l’entourent, se pense systématiquement au-dessus des autres, dont c’est toujours la faute en cas de problème – lui bien sûr est inattaquable… et en effet, il recommence, et ne culpabilise jamais, tout lui est dû (ou devrait l’être, que diable!) et sa parfaite politesse est bien trop perlée pour être vraiment sincère…
Bonjour Cynthia, c’est triste effectivement pour votre fils.. Je suppose que son papa était aussi un « psychopathe » ou pervers narcissique? en tout cas une personnalité toxique. J’ai remarqué que ce genre de personne a presque toujours un parent qui l’est également. En tout cas ce n’est pas de votre faute, ne culpabilisez pas si c’est le cas. Je pense personnellement que c’est quelque chose de l’ordre du spirituel.
Je me pose des question sur cette différence de structure du fonctionnement des zones du cerveaux. est ce que cette structuration est le fruit du hasard. Quels sont les facteurs qui permettent sa mise en place ?
Est ce qu’il s’agit d’une perte au cours du temps de la capacité à s’émouvoir due à des facteurs externes. Comme par exemple des substances toxiques, des médicaments, le paracétamol…. Les drogues ? Est ce que le laïcisme à outrance ne nous éloigne t’il pas de notre vraie nature ? Le fait que nous soyons des créatures créées par un être d’une intelligence supérieure ? Dieu ?
Je ne peux aussi m’empêcher de penser à l’écrivain René Girard et sa fameuse théorie du désir mimétique. Qu’est ce qu’il y a de vrai encore dans ce monde de miroirs, d’images, de modèles dont nous sommes inondés, abreuvés gavés; je pense qu’il ne s’agit ainsi de ne pas faire de ces psychopathes des boucs émissaires. Mais au moins d’en tirer des réflexions ontologiques, existentielles.
J’ai essayé vos conseils avec Macron masi ça ne marche pas !!
Bonjour Rodolphe,
Je vis seul depuis 20 ans,après le décès de mes parents.
Je suis resté 4 ans avec une femme issue d’un milieu social très aise(son père était ancien directeur de la dresser bank ).Nous nous voyioions tous les week ends et elle avaient de nombreux et nombreuses ami(e)s à Versailles,et moi ,tout seul,ds la maison de mes parents.Notre relation n’a pas tenu et l’on m’a fait passé pour le border Line de service.Le rectorat de Versailles m’a fait perdre mon travail sur abus médical. Je ne me vis pas comme psychopathe mais comme devenu asocial,presque,ayant du prendre un avocat,pour des faits de harcèlement graves que j’ai subi aux abords de mon domicile.
Ma famille,très catholique et chrétienne me prend avec des pincettes et je ne suis en fait pas accueilli.
Les deux seules personnes de ma famille qui me considèrent comme un des leurs sont une tante qui vit en Sicile et un de ses fils.Ils sont adorables avec moi et je ne veux même pas penser au jour où je perdrai ma tante,ce qui sera pour moi un crevé coeur!j’essaie de me faire de nouveaux amis.
Je suis devenu artiste peintre.
Ce que je crois et qui dérange la psychologie est que le problème se généralise du fait que beaucoup de monde ont été empoisonné par le fluor présent dans le dentifrice, les aliments , et l eau parfois . Le fluor est un neuro toxique cumulatif , au fil des années la glande pinéale est calcifié. La glande pinéale à beaucoup de fonction c est électroniquement un émetteur , récepteur , des micro cristaux sont présent , quand cette glande est calcifié, elle ne permet plus l empathie, on perd également l intuition , on devient un robot biologique docile. La solution est pour la plus pars des gents qui en sont atteint est le jus de citron régulièrement et d autre solution consultable sur le net … je doute que vous laissiez ce commentaire , il est pourtant essentiel pour se libérer de ces psychopathes de diffuser ces informations …
Si je vous comprends bien aucun psychopathe ne devrait vivre en liberté puisqu’il est atteint d’une pathologie sans solution dont il n’est en rien responsable mais qui constitue un danger permanent pour autrui ?
Bravo pour votre texte : une fois de plus vous tapez dans le mille car ce shéma est très présent en ce moment notamment du fait de la psychopathie évidente de Macron et le principe qu’un psychopathe a le pouvoir de fédérer autour de lui d’autres psychopathes .
Je vous recommande un livre très instructif : « La Ponérologie Politique » qui correspond tout à fait à votre texte.
Dans ma famille j’ai un fils qui a ces caractéristiques et après bien des souffrances nous avons trouvé des compromis viables notamment par la distance de plusieurs milliers de kms mais la stratégie d’acceptation est effectivement la bonne et elle coute beaucoup moins cher que l’affrontement.
Il en sera de même avec Macron qui ne ressentira jamais ce qu’il a fait mais indique clairement qu’un examen psychiatrique devrait être exigé pour certaines responsabilités.
Cordialement et au plaisir de lire vos rubriques très souvent pertinentes parce que documentées et sincères.
Je n’ai jamais été été confronté à ce genre de relation, mais face à toute personne qui lèverait la main sur moi ou aurait un comportement pervers, bi polaire ou autre ma réaction serait plutôt d ni la joue tendue ni la compassion mais LA FUITE et on sait qu’il faut beaucoup de courage pour fuir dans ces conditions . Mais c’est la meilleure solution de sauvegarde psychique et physique et parfois de survie.
Bonjour et merci pour cet exposé, très intéressant. Pouvez-vous SVP nous dire s’il existe un traitement ou des médecines alternatives qui parviennent à aider ces malades à se « normaliser », bien que le problème soit visiblement d origine structurelle ?
Merci d’avance pour votre réponse.
Faut-il tendre la joue gauche à Trump net éprouver de la compassion pour lui ?
En fait, vous discréditez et mélangez les vrais personnes, malheureusement victimes de vrais pathologies (parce que souvent victimes de personnes sadiques) ,de ces trompeurs professionnels qui touchent des allocations par vrais fainéantises ou procréent ces dégoûtants, juste par cupidité.
Quand à votre verset inventé et trafiqué par l’homme diabolique « de tendre l’autre joue » n’existe pas. C’est le diable qui fait croire ça. De plus en plus de personnes savent que la bible est trafiqué.
En fait, vous faites partie de ce cercle infernal donc inférieur au même titre que les psychopathes, escrocs, gourous, terroristes, v. oleurs, dictateurs, inquisition(crimes au nom des religions) , exploiteurs, escrocs manipulateurs, injustice /inéquités, cruautés envers les animaux, lâches qui tourmentent les plus faibles, extorsionnistes, gourous, incestueux, pédoph.les, zooph.lie, c’est à dire le bas niveau :tout ça part à la poubelle de la condamnation.
Vous vous foutez des vraies victimes avec votre compassion envers ces tarés.
C’est parce que vous êtes concerné vous même et faites du profit avec ça.
C’est juste une question de temps.
Mais alors qu’on parle de plus en plus de pervers narcissique, quel est la différence entre ce dernier et un psychopathe ?